Octave Tassaert

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Nicolas François Octave Tassaert, né le 26 juillet 1800 à Paris, mort dans la même ville le 24 avril 1874, est un peintre et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Octave Tassaert[réf. nécessaire]

Né dans une famille d'origine flamande et de plusieurs générations d'artistes[1], Octave Tassaert fut d'abord instruit par son père, Jean-Joseph-François Tassaert (ca. 1765 - 1835) puis par son frère ainé, Paul (mort en 1855), marchand de tableaux. En 1816, Octave apprend la gravure avec Alexis-François Girard (1787-1870) puis il étudie à l'École des beaux-arts de Paris de 1817 à 1825, sous la direction de Guillaume Guillon-Lethière (1760-1832). Tassaert n'eut jamais accès au Prix de Rome.

À la fin des années 1820 et au début des années 1830, l'artiste peint des scènes historiques et quelques portraits, mais pour subvenir à ses besoins, il travaille pour des éditeurs comme graveur et lithographe. Son premier succès vient quand le duc d'Orléans achète une œuvre La Mort du Correggio au Salon de 1834, (musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg).

Bien que sa participation à l'Exposition universelle de 1855 ait été bien reçue par les critiques, Tassaert se retire progressivement du monde de l'art qu'il a méprisé et il n'a plus exposé après le Salon de 1857. Hormis à quelques collectionneurs comme Alfred Bruyas et Alexandre Dumas fils, l'artiste cède l'ensemble son atelier au négociant Pierre–Firmin Martin, dit Le Père Martin, le marchand de tableaux de la rue Saint Georges, en 1863. Devenu alcoolique, il cesse de peindre et sa santé se détériore. En 1865, il suit un traitement médical à Montpellier où réside son ami Bruyas, mais sa santé reste précaire après son retour à Paris. Bien que l'on dise qu'il ait commencé à écrire de la poésie, presque toute sa production littéraire a disparu. Désespéré, Tassaert meurt en 1874 à Paris, dans son logement du n° 12 de la rue du Géorama (actuelle rue Maurice-Ripoche) d'une asphyxie au dioxyde de carbone, geste très probablement volontaire[2].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Tassaert pratique la scène de genre souvent mélodramatique dénonçant les injustices sociales, comme Le pauvre homme Prud'hon, ou Le Grenier Correggio. Bien que ses œuvres ne rencontrent pas toujours l'approbation de la critique, il connaît cependant quelques succès populaires durant les années 1850 avec des œuvres représentant les vies des pauvres gens, des familles malheureuses, des mères mourantes, des enfants malades ou abandonnés. Paul Gauguin et Vincent van Gogh le reconnurent comme un de leurs maîtres.

Charles Baudelaire dans son livre Curiosités esthétiques Salon de 1845 dit : « L'année passée nous avions déjà remarqué M. Tassaert. Il y a là une bonne couleur, modérément gaie, unie à beaucoup de goût »[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir la généalogie Tassaert.
  2. Jean-Louis Robert:Plaisance près Montrparnasse. Quartier parisien 1840-1985, p. 55, Paris, 2012, Publications de la Sorbonne, ISBN 978-2-85944-716-8
  3. Salon de 1845 p. 46 Wikisource