Nicolas Cop

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Nicolas Cop est un humaniste du XVIe siècle, fils de Guillaume Cop, médecin de François Ier, originaire de Bâle[1]. Nicolas et son frère Michel se lient d'amitié avec Jean Calvin lors de leurs études au Collège de Montaigu.

Proche d'Érasme et de Budé, il est favorable aux thèses réformatrices dès les premiers temps de leur diffusion en France. Aux alentours de 1533, après le retour de Jean Calvin à Paris, les tensions s'accroissent entre les partisans de la Réforme du Collège Royal (qui devient par la suite le Collège de France) et les membres conservateurs de la Faculté. Cop, élu recteur de l'université, consacre son discours inaugural, le 1er novembre 1533, à la nécessité d'une réforme et du renouveau de l'Église catholique. Calvin l'a certainement influencé, mais n'est pas l'auteur du discours, qui défend le principe de la Sola fide. Ce discours provoque l'émoi de la Faculté, qui le dénonce comme hérétique. Cop doit comparaître devant le Parlement de Paris et, comme il n'a le soutien ni du Roi ni de l'université, il est obligé de s'enfuir à Bâle. Calvin, qui a été impliqué dans l'affaire, doit se cacher durant un an. En janvier 1535, il le rejoint à Bâle, alors sous l'influence du réformateur Œcolampade.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Calvin ; B. Cottret ; Lattès ; 1995 ; p. 85

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Cottret : Calvin : Biographie, Jean-Claude Lattès, Paris, 1995.
  • Alexandre Ganoczy : "Calvin's life", in McKim, Donald K., The Cambridge Companion to John Calvin, Cambridge University Press, Cambridge, 2004 (ISBN 978-0-521-81642-2[à vérifier : ISBN invalide])
  • Alister E. McGrath : A Life of John Calvin, Basil Blackwell, Oxford, 1990 (ISBN 0-631-16398-0).
  • Parker, T. H. L. : John Calvin : A Biography, Lion Hudson plc, Oxford, 2006 (ISBN 978-0-7459-5228-4).