Nicolas (société)

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Nicolas (société)

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Logo de l'entreprise

Création 1822
Dates clés 1988 : rachat par le groupe Castel
Siège social Drapeau de France Thiais, Val-de-Marne (France)
Activité vins
Société mère Groupe Castel
Site web nicolas.com
Chiffre d’affaires 300 millions d'euros (2011)
Résultat net 13,6 millions d'euros (2011)

Nicolas est une enseigne (commerciale) française de magasins spécialisés dans la vente de vin. Créée en 1822, son siège social est installé à Thiais dans le département du Val-de-Marne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'enseigne a été créée à Paris en 1822 par Louis Nicolas, qui se lance dans la vente puis dans la livraison de vin en bouteilles aux particuliers[1]. Son commerce est prospère, il multiplie les ouvertures de boutiques pour atteindre 45 en 1900 et 138 en 1919. Rachetée en 1984 par le groupe Rémy Martin, la marque passe ensuite entre les mains du Groupe Castel en 1988[1][2]. Celui-ci développe alors fortement le réseau, jusqu'içi surtout présent en Île-de-France, en ouvrant 300 boutiques entre 1988 et 2012[3]. En 1995 est lancée la gamme de vins de pays "Les Petites Récoltes", proposée à des prix inférieurs aux autres vins vendus par l'enseigne[1].

Chiffres clés[modifier | modifier le code]

Une boutique Nicolas à Paris

Nicolas possède début 2014 488 magasins, dont 466 en France, implantés dans 5 pays : Belgique, France, Russie, Maroc et Royaume-Uni[4].

Les magasins Nicolas vendent obligatoirement les 300 références de vin considérées comme incontournables par l'entreprise et imposées au cavistes. Pour le reste, le responsable de magasin choisit parmi un catalogue de 1200 bouteilles sélectionnées par le groupe[3].

Produits[modifier | modifier le code]

L'enseigne vend principalement du vin et du champagne, mais également des spiritueux, des gâteaux apéritif et des accessoires, comme des verres et des tire-bouchons.

Elle possède trois gammes de vins vendus sous marque propre : Les Petites ­Récoltes, des vins de pays ­vendus entre 2 et 4 euros, les Grai­ns de cépage (vins mono-cépage) et les P’tit Fût.

Les Petites Récoltes sont asssemblés dans les centres de vinification du Groupe Castel, maison-mère de l'enseigne, à partir de différentes cuvées produites par ces même centres (au nombre de 22 en France)[3]. Le vin ainsi formé est ensuite embouteillé à Béziers.

Mises en cause et controverses[modifier | modifier le code]

L'enseigne est critiquée pour faire de la concurrence aux cavistes en se présentant sous des airs de cave à vins alors qu'il ne s'agit que d'une magasins de grande distribution spécialisés[5] : les vendeurs sont rarement des professionnels du vin, et sont formés en seulement un mois. De plus, l'enseigne ne laisse pas de place aux vignerons indépendants, en ne travaillants qu'avec des vignerons capables de fournir minimum 30000 bouteilles (hors animations ponctuelles : minimum 3000)[3].

Catalogues Nicolas[modifier | modifier le code]

Les publications de la société ont été particulièrement recherchées, car les catalogues Nicolas étaient illustrés par des artistes réputés comme Cassandre de l'agence Wallace & Draeger ou van Dongen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Nicolas, caviste depuis Louis XVIII, sur LSA Conso, 16 février 2012
  2. Historique du groupe Castel sur le site officiel
  3. a, b, c et d Comment le petit Nicolas est devenu un géant du vin, Capital, 16 novembre 2012
  4. Les boutiques du groupe sur le site officiel
  5. Vin : cinq bonnes raisons de ne (plus) jamais aller chez Nicolas, Rue89, 04 avril 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuelle Andreani, « Comment le petit Nicolas est devenu un géant du vin », Capital, no 253,‎ octobre 2012, p. 44-48.