Nicolas-Henri Jardin

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Nicolas-Henri Jardin
Présentation
Naissance 22 mars 1720
Saint-Germain-des-Noyers (Seine-et-Marne)
Décès 31 août 1799 (à 79 ans)
Paris
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Mouvement(s) architecture néoclassique
Activité(s) architecte du Roi
Formation élève d'Armand-Claude Mollet
Ses élèves Caspar Frederik Harsdorff
Christian Frederik Hansen
Œuvre
Réalisations Église royale d'Amalienborg, Danemark
Palais de Bernstorff, Gentofte
Palais jaune, Copenhague
Distinctions Prix de Rome (1741)
Académie royale d'architecture (1771)

Nicolas-Henri Jardin, né à Saint-Germain-des-Noyers (actuel département de Seine-et-Marne) le 22 mars 1720 et mort à Paris le 31 août 1799, est un architecte et paysagiste néoclassique français qui accomplit la majeure partie de sa carrière au Danemark.

Biographie[modifier | modifier le code]

Inscrit comme élève d'Armand-Claude Mollet à l'Académie royale d'architecture de Paris, Jardin remporta le grand prix en 1741 (sujet : « un chœur de quarante-deux pieds de largeur pour une église cathédrale »). Il séjourna au Palais Mancini à Rome de 1744 à 1748. Il y subit l'influence de Piranèse et se mit à graver dans sa manière : il publia en 1748 le décor des fêtes ordonnées à Naples par le décorateur Vincenzo Ré pour la naissance du prince de Calabre, Philippe-Antoine de Bourbon.

De retour en France, il fut employé dans les Bâtiments du Roi sous les ordres de Michel Tannevot. En 1754, recommandé au roi de Danemark Frédéric V, il sollicita son congé pour se rendre à Copenhague auprès de l'Académie royale des beaux-arts du Danemark. Il y demeura pendant seize ans, à l'exception de deux voyages : l'un à Paris en 1762-1763 et l'autre en Angleterre, Flandre et Hollande en 1768-1769, en compagnie de son ami Pierre Patte.

Au Danemark, Jardin répandit un style néoclassique épuré. Son élève le plus célèbre fut Caspar Frederik Harsdorff. « Quand le déclin de la prépondérance française en Europe obligea Jardin et le sculpteur Saly à quitter Copenhague, Bernstorff [ministre de Frédéric V] regretta leur départ. »[1]

Rentré en France, Jardin fut admis en 1771 à l'Académie royale d'architecture.

Réalisations et principaux projets[modifier | modifier le code]

Au Danemark[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 275
  2. archives de la cour de Danemark, Copenhague
  3. M. Gallet, Op. cit., p. 275
  4. ibid.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle : Dictionnaire biographique et critique, Paris, Éditions Mengès,‎ 1995, 494 p. (ISBN 2-8562-0370-1)

Bibliographie[modifier | modifier le code]