Nicolaas Johannes Diederichs

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Nicolaas Diederichs
Nicolaas Diederichs vers 1953
Nicolaas Diederichs vers 1953
Fonctions
3e président d'État
de la République d'Afrique du Sud
19 avril 197521 août 1978
Prédécesseur Jacobus Johannes Fouché
Successeur Marais Viljoen (intérim)
John Vorster
Ministre des Finances
1967 – 1975
Premier ministre John Vorster
Prédécesseur Theophilus Donges
Successeur Owen Horwood
Ministre des Mines
19611964
Premier ministre Hendrik Frensch Verwoerd
Prédécesseur Jan de Klerk
Successeur Jan Haak
Ministre des affaires économiques
19581967
Premier ministre Hendrik Frensch Verwoerd
John Vorster
Prédécesseur Albertus Johannes Roux van Rhijn
Successeur Jan Haak
Membre du Parlement pour Overvaal
19741975
Membre du Parlement pour Losberg
19581974
Membre du Parlement pour Randfontein
19481958
Biographie
Date de naissance 17 novembre 1903
Lieu de naissance Ladybrand,
Colonie de la rivière Orange
Date de décès 21 août 1978 (à 74 ans)
Lieu de décès Le Cap,
province du Cap
(Afrique du Sud)
Nationalité sud-africaine
Parti politique Parti national
Diplômé de Collège universitaire Grey
Université de Munich
Université de Cologne
Université de Leyde
Profession Économiste

Nicolaas Johannes Diederichs
Présidents d'État
de la République d'Afrique du Sud

Nicolaas Johannes Diederichs (1903-1978) est un homme politique sud-africain et afrikaner. Il fut membre du Parti national, membre du parlement (1948-1975), ministre et président d'État de la République d'Afrique du Sud de 1975 à 1978.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 17 novembre 1903 dans l'État libre d'Orange alors colonie britannique de l'Orange, Nicolaas Diederichs étudie l'économie et les sciences politiques d'abord à l'université de Stellenbosch puis en Europe où il obtient un doctorat à l'université de Leyde aux Pays-Bas.

De retour en Afrique du Sud, il devient professeur de science politique à l'université de l'État libre d'Orange. Il est également élu président de la Afrikanse Nasionale Studentebond (ligue nationale des étudiants afrikaners).

De ses années passées en Allemagne, il reste imprégné d'idées nationales socialistes et garde une admiration pour le troisième Reich. En Afrique du Sud, dans les années 1930 et 1940, il fait l'apologie dans les cercles nationalistes afrikaners d'une version radicale de national-christianisme afrikaner imprégné de théologies calvinistes.

De 1938 à 1942, il préside le Broederbond et aux cérémonies du Oxwagon Trek de 1938 (festivités organisées en Afrique du Sud à l'occasion du centenaire du grand Trek). En 1939, il est élu à la présidence de la Reddingsdaadbond, une organisation orientée vers la promotion du bien-être économique des Afrikaners et, en 1940, adhère au Parti national.

En 1948, Diederichs commence officiellement une carrière politique en étant élu député de Randfontein (Transvaal) sous les couleurs du Parti national lequel remporte les élections et introduit l'apartheid en Afrique du Sud.

Ministre de l'économie (1958-1967) et des mines (1961-1964) dans le gouvernement Verwoerd puis des finances (1967-1975) dans le gouvernement Vorster, il reçoit en 1974 le titre de "business-statesman of the year" par la Harvard Business School Club of South Africa pour les résultats de sa politique économique concrétisée alors par une forte croissance [1].

Nico Diederichs est alors principalement connu dans les pays d'Afrique de l'Est pour avoir accordé une entrevue à un journaliste kenyan dans laquelle il avait déclaré que l'Afrique du Sud était et resterait le pays de l'homme blanc (« white man's country »), que l'Afrique du Sud ne représentait que 5 % du continent, que ces 5 % pouvaient être laissés aux Blancs lesquels employaient des millions de Noirs et que le « nouveau libéralisme », selon lequel toutes les nations et tous les peuples sont égaux, était une sérieuse menace pour l'Afrique du Sud[1].

Le 19 avril 1975, Diederichs est élu président d'État par le Parlement et succède à Jacobus Johannes Fouché (intérim du 10 au 19 avril assuré par Johannes de Klerk, père de Frederik de Klerk).

Il exerce cette fonction honorifique jusqu'à sa mort au Cap d'une crise cardiaque le 21 août 1978.

C'est Marais Viljoen qui lui succède par intérim alors à la tête de l'état.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marga Diederichs, l'épouse de Nico Diederichs, fut l'une des anciennes premières dames d'Afrique du Sud reçues par Nelson Mandela à la résidence présidentielle en 1995. Elle est morte à Pretoria en 1998, âgée de 91 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]