Nicky Larson (série télévisée d'animation)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour le manga d'origine, voir City Hunter.
Page d'aide sur les redirections Pour le personnage de Nicky Larson, voir Ryô Saeba.

Nicky Larson

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Logo original de l'anime

シティーハンター CITY HUNTER
(Shitī Hantā - City Hunter)
Genre Action, aventure[1], comédie[1], ecchi, romance
Anime japonais : City Hunter
Réalisateur
Studio d’animation Sunrise
Chaîne Drapeau du Japon Animax
1re diffusion 6 avril 198728 mars 1988
Épisodes 51
Anime japonais : City Hunter 2
Réalisateur
Studio d’animation Sunrise
Chaîne Drapeau du Japon Animax
1re diffusion 2 avril 198814 juillet 1989
Épisodes 63
Anime japonais : City Hunter 3
Réalisateur
Studio d’animation Sunrise
Chaîne Drapeau du Japon Animax
1re diffusion 15 octobre 198921 janvier 1990
Épisodes 13
Anime japonais : City Hunter '91
Réalisateur
Studio d’animation Sunrise
Chaîne Drapeau du Japon Animax
1re diffusion 28 avril 199110 octobre 1991
Épisodes 13

Autre

Nicky Larson (シティーハンター CITY HUNTER, Shitī Hantā - City Hunter?)[2] est l'adaptation, en anime, du manga City Hunter de Tsukasa Hōjō publié dans le Weekly Shonen Jump, en 140 épisodes (manga découpé en quatre anime de 51, 63, 13 et 13 épisodes) de 25 minutes (version française : 20 à 22 minutes), créée en 1987 par le studio d'animation japonais Sunrise[1].

En France, la série a été diffusée à partir du 21 novembre 1990[3] sur TF1 dans l'émission du Club Dorothée[4]. Actuellement, elle est diffusée sur les chaînes Mangas[1] et NT1 du AB Groupe, détenteur des droits de la série. Durant l'hiver 2007-2008 et pour la première fois en France, les deux dernières saisons ont été diffusées au format original (version japonaise non censurée et sous-titrée) sur la chaîne Nolife.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tony Marconi est policier. Lors de ses affaires un peu délicates, il préfère faire appel à l'un de ses amis qui est également détective privé et garde du corps hors norme, Nicky Larson. Lors d'une affaire qui tournera mal, Tony trouvera la mort. Afin de le venger, sa sœur, Laura Marconi, deviendra l'assistante de Nicky. Ils finiront par tomber amoureux l'un de l'autre sans jamais vraiment se l'avouer ouvertement.

Les aventures de Nicky et Laura sont suivies au rythme moyen d'une enquête par épisode. Nicky est un insatiable coureur de jupons, ce qui rend Laura folle de jalousie. Nicky sera aidé dans certaines de ses enquêtes par Mammouth, un ancien adversaire lors de leur passé commun de guérillero, devenu son ami par la suite, spécialiste des pièges et de la grosse artillerie. Mammouth est atteint d'ailurophobie, et son physique imposant - très grand et très large - le rend impossible à ne pas remarquer. Hélène Lamberti, une officier de police influente et superbe femme, sert régulièrement de contact entre Nicky et les services de police. Elle est une ancienne amie de Tony Marconi et demande très souvent à Nicky de lui rendre service d'un point de vue professionnel en échange d'un paiement « en nature », qu'elle ne lui donne jamais.

Au fil des épisodes, quelques éléments supplémentaires sur les héros et leurs passés respectifs peuvent être aperçus.

Bien qu'il maitrise toutes sortes d'armes (couteaux, revolvers, fusils, armes automatiques, semi-automatiques ou armes explosives), Nicky Larson se sert habituellement d'un Colt Python noir avec une crosse en bois de calibre 357 Magnum.

Production[modifier | modifier le code]

Différence avec le manga éponyme[modifier | modifier le code]

L'adaptation du manga, sous le nom original de City Hunter, respecte le caractère des personnages principaux, mais prend un certain nombre de libertés par rapport au manga d'origine. Ainsi, le premier épisode est issu du chapitre 3, Le Démon à la BMW, alors qu'il faut attendre le troisième épisode pour retrouver le chapitre pilote de la série. D'une manière générale, la série d'animation ne suivra pas forcément l'ordre des événements du manga. En outre, certainement par souci de ne pas montrer des images trop rudes ou trop crues dans une série télévisée, certains éléments sont modifiés. Ainsi, la mort de Hideyuki / Tony en VF est, par exemple, du fait d'un gang de Yakuza et perpétré de la main d'un tueur, tandis que l'histoire originelle met en scène un homme drogué à l'Angel Dust par le cartel de la drogue Union Teope. Ce dernier ne sera d'ailleurs jamais mentionné dans la série.

Par ailleurs, l'entrejambe de Ryô / Nicky ne sera quasiment jamais montrée dans son mode mokkori (c’est-à-dire manifestant une érection), bien que le héros prononce très régulièrement ce terme dans la version originale, et ce malgré le fait que l'humour du manga ait été souvent basé sur cet aspect du personnage. L'épisode 22, Une mariée tombée du ciel, en est un exemple à part entière : alors que l'antidote administré à Ryô par Kazue Natori le rend impuissant dans le manga, il l'effémine dans l'anime.

Des personnages récurrents sont également absents dans la version télévisée, soit parce qu'ils n'apparaissent pas du tout, comme le Professeur ou Mick Angel, soit parce qu'ils ne font d'une apparition unique, comme justement Kazue Natori. Enfin, à l'instar la plupart des adaptations d'anime, City Hunter / Nicky Larson comporte de nombreux épisodes originaux, qui n'ont pas été issus de chapitres du manga.

Dans le passage du papier à la télévision, la série ainsi créée a été dotée d'une bande originale de qualité, en anglais et en japonais, très typique des années 1980. Des titres récurrents dans la série (comme Want Your Love ou Footsteps) accompagnent les moments clés des intrigues de chaque épisode. Des titres plus rares (comme Forever in My Heart) accompagnent ponctuellement les passages émouvants de l'intrigue générale et de la vie du héros, qui se dessinent au fil de la série.

Version française[modifier | modifier le code]

Afin d'adapter la série à un jeune public, la version française propose des dialogues plutôt édulcorés par rapport à la version originale. Ainsi, Ryô Saeba alias Nicky Larson n'invite pas les jeunes filles qu'il croise dans des love hotels, mais dans des « restaurants végétariens ». Les méchants, souvent affublés de prénoms désuets ou de surnoms ridicules (Monsieur Gérard, Maurice, Adieu Mon p'tit Momo, Gros Lulu, etc.), ne cherchent pas à le tuer mais à lui « faire bobo », et n'utilisent pas des balles, mais des « boulettes ». Cette adaptation des voix et du vocabulaire donne une tonalité humoristique particulière à la série : les voix des méchants et leur intonation stéréotypée mettent l'accent sur leur bêtise flagrante et la peur qu'ils ont de Nicky Larson, sans parler du fait qu'ils avouent souvent eux-mêmes être « très méchants » au cours de banales conversations. L'effet comique engendré a largement contribué au succès de la version française de ce manga en France.

De même, les scènes violentes ou de nudité ont été censurées, la version française ayant été considérée comme destinée prioritairement à un jeune public. De même, les nombreux gags où Kaori passe pour un homme ou un travesti sont complètement masqués. À l'inverse, la version originale reste assez crue, et même sans les images de « mokkori », Ryô apparaît bien comme l'obsédé sexuel présenté dans le manga. Cette censure rend parfois bancales certaines scènes dont la traduction ou l'explication en français sont peu crédibles. Un public adulte et plus attentif peut d'ailleurs facilement relever des exemples de traductions approximatives, justifiées par cette censure.

Il est aussi possible de constater que de nombreux dialogues ont été modifiés dans la version française, alors même que le texte original ne semblait pas justifier une censure. Cela a pour effet de modifier sensiblement certains sens de l'histoire. Comme par exemple l'épisode 19, Un beau souvenir, où Ryô en version japonaise explique à Etsuko avoir avoué au réalisateur Yoichi Shibata qu'elle était sa fille, tandis que Nicky en version française se contente de la convaincre de le rejoindre en lui disant qu'à la place de son père, il aurait aussi voulu qu'elle lui fasse cet aveu.

Anime[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Logo japonais de l'anime

Liste des épisodes[modifier | modifier le code]

Musiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musiques de City Hunter.

L'une des chansons les plus connues de la série est Get Wild par TM Network, premier générique de fin original.

Contrairement à une idée répandue lors de sa diffusion au Club Dorothée, le générique français (Nicky Larson ne craint personne) ainsi que sa reprise n'étaient pas chantés par Bernard Minet mais par Jean-Paul Césari. Lors de sa rediffusion dans l'émission DKTV sur France 2, le générique français a été remplacé par un autre, plus humoristique, chanté par Diese.

OAV[modifier | modifier le code]

  1. City Hunter : Bay City Wars (シティーハンター ベイシティウォーズ, City Hunter OVA 1?) : OAV sortie en DVD en 1990 au Japon et le 28 septembre 2005 en France.
  2. City Hunter : Complot pour un million de dollars (シティーハンター 百万ドルの陰謀, City Hunter - Hyakuman doru no imbô?) : OAV sortie en DVD en 1990 au Japon et le 28 septembre 2005 en France.

Film[modifier | modifier le code]

  1. City Hunter : Amour, Destin et un Magnum 357 (シティーハンター 愛と宿命のマグナム, City Hunter - Ai to Shukumei no Magnum?) : film sorti au cinéma en 1989 au Japon et sorti direct-to-dvd le 28 septembre 2005 en France.

Téléfilms[modifier | modifier le code]

  1. City Hunter : Services Secrets (シティーハンタースペシャル ザ・シークレット・サービス, City Hunter - The Secret Service?) : téléfilm sorti en 1995 au Japon et direct-to-dvd le 4 mai 2000 en France.
  2. City Hunter : Goodbye My Sweetheart (シティーハンタースペシャル グッドバイ・マイ・スイート・ハート, City Hunter - Goodbye My Sweetheart?) : téléfilm sorti en 1997 au Japon et direct-to-dvd le 14 septembre 2005 en France.
  3. City Hunter : La Mort de City Hunter (シティーハンタースペシャル 緊急生中継!?凶悪犯冴羽リョウの最期, City Hunter - Kinkyû chûkei!? Kyôaku han Saeba Ryô no saigo?) : téléfilm sorti en 1999 au Japon et direct-to-dvd 14 mars 2005 en France.

Doublage[modifier | modifier le code]

Personnages Drapeau du Japon Voix japonaises Drapeau de la France Voix françaises
Nicky Larson Akira Kamiya Vincent Ropion
Laura Marconi Kazue Ikura Danièle Douet (voix principale - épisodes 1 à 12, 42 à 44, 76 à 97, 100 à 140)
Anne Rondeleux (voix de remplacement - épisodes 13 à 41, 45 à 75, 98 et 99)
Hélène Lamberti Yōko Asagami Agnès Gribe
Falcon/Mammouth Tesshō Genda Michel Barbey
Rachel Lamberti Yoshino Takamori Anne Jolivet
Mirna Mami Koyama Marie Christine Darah
Annabelle Roux
Emmanuelle Pailly
Agnès Gribe
Tony Marconi Hideyuki Tanaka Régis Lang
Maurice Sarfati (épisode 103 et 139)
Antagonistes Maurice Sarfati
Personnages divers Emmanuelle Pailly

Chronologie[modifier | modifier le code]

Année Drapeau du Japon Titre original Drapeau de la France Titre français Type Nombre Disponibilité
1987/1988 City Hunter (シティーハンター) Nicky Larson Série TV 51 Beez
1988/1989 City Hunter 2 (シティーハンター2) Nicky Larson Série TV 63
1989 City Hunter Ai to shukumei no magnum
(シティーハンター 愛と宿命のマグナム)
City Hunter : Amour, Destin et un Magnum 357 Film 1 Dybex
1989/1990 City Hunter 3 (シティーハンター3) Nicky Larson Série TV 13 Beez
1990 City Hunter Bay City Wars (シティーハンター ベイシティウォーズ) City Hunter : Bay City Wars OAV 1 Dybex
1990 City Hunter Hyakuman doru no imbô (シティーハンター 百万ドルの陰謀) City Hunter : Complot pour un million de dollars OAV 1
1991 City Hunter '91 (シティーハンター'91) Nicky Larson Série TV 13 Beez
1996 City Hunter The Secret Service (シティーハンター ザ・シークレット・サービス) City Hunter : Services Secrets Téléfilm 1 Dybex
1997 City Hunter Goodbye My Sweetheart
(シティーハンター グッド・バイ・マイ・スイート・ハート)
City Hunter : Goodbye My Sweetheart Téléfilm 1 Dybex
1999 City Hunter Kinkyû chûkei!? Kyôaku han Saeba Ryô no saigo
(シティーハンタースペシャル 緊急生中継!?凶悪犯冴羽リョウの最期)
City Hunter : La Mort de City Hunter Téléfilm 1 Dybex

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Au vu du succès de la série, le groupe Beez Entertainment a décidé de rééditer la série en remastérisant son et image, réintégration des scènes coupées avec montage sonore ou passage VOSTFr lorsque cela a été nécessaire afin de produire une édition DVD collectors en VO / VF non-censurée dans son intégralité.

Beez a commencé à sortir ces DVD collectors, en tenant compte des saisons existantes :

  • Dix volumes à l'unité VO / VF non censurés saison 1 avec cinq épisodes pour les neuf premiers et six pour le dernier. Puis, deux coffrets collectors VO / VF non censurés regroupant la saison 1 (cinquante-et-un épisodes) dont un de vingt-six et un de vingt-cinq épisodes : sortie le 4 novembre 2008 ;
  • Trois coffrets collectors VO / VF non censurés de vingt-et-un épisodes chacun pour la saison 2 (soixante-trois épisodes) : sortie respectivement le 11 mars 2008, le 6 mai 2008 et le 1er juillet 2008 ;
  • Coffret collector VO / VF non censuré de treize épisodes pour la saison 3 : sortie le 16 septembre 2008 ;
  • Coffret collector VO / VF non censuré de treize épisodes pour la saison 4 : sortie le 1er octobre 2008.

Film / OAV / Téléfilms[modifier | modifier le code]

Après la sortie intégrale de la série en coffrets collectors, un autre éditeur, Dybex, a décidé de rééditer en un coffret VO / VF regroupant le film, les 3 OAV et les 2 téléfilms de la série[6] :

  • Coffret digipack des 6 films / OAV / téléfilms : sortie le 30 juin 2010[8],[9].

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Sorti en 1990 sur la console PC-Engine de Nec, il s'agit d'un jeu d'action où Ryô Saeba doit chercher des indices afin de parvenir jusqu'au boss de fin de niveau ; il devra, en cours de route, se débarrasser de nombreux criminels.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « FICHE TECHNIQUE », sur Mangas (consulté le 24 novembre 2011)
  2. « Nicky Larson », sur Animeka (consulté le 24 novembre 2011)
  3. « Nicky Larson - L'Encyclopédie des dessins animés », sur Toutelatele.com (consulté le 2 novembre 2012)
  4. « NICKY LARSON », sur Génération Dorothée (consulté le 24 novembre 2011)
  5. a, b, c, d, e, f et g (fr+en) « Fiche de l'anime »
  6. a et b « La série fait un retour chez Dybex », sur http://www.manga-news.com/,‎ 13 avril 2010 (consulté le 26 avril 2010)
  7. Olivier Fallaix, « CITY HUNTER en DVD chez Kazé », sur Animeland,‎ 21 février 2013 (consulté le 10 octobre 2014)
  8. « City Hunter Specials Digipak Edition Limitée », sur http://www.dybex.com/, Dybex (consulté le 17 août 2011)
  9. « Date de sortie du coffret », sur http://www.manga-news.com/ (consulté le 3 mai 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]