Nick Bostrom

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Nick Bostrom lors d'un sommet en 2006 à l'Université Stanford

Nick Bostrom (né le 10 mars 1973) est un philosophe suédois connu pour son approche du principe anthropique.

En 1998 il fonde avec David Pearce la World Transhumanist Association (devenue depuis Humanity+) ainsi que l'Institut d'éthique pour les technologies émergentes en 2004 (avec James Hughes). Il intervient régulièrement sur des sujets relatifs au transhumanisme tel que le clonage, l'intelligence artificielle, le téléchargement de l'esprit, la cryonie, les nanotechnologies, la réalité simulée et le principe d'indépendance du support.

Il a été nommé directeur du nouvel institut pour le futur de l'humanité de l'université d'Oxford en 2005.

Entre autres réflexions, Bostrom est célèbre pour ses recherches relatives aux simulations informatiques.

L'argument de la simulation[modifier | modifier le code]

Dans un article célèbre[1], Bostrom démontre que, si c'est possible de simuler des planètes habitées entières ou des univers même entiers sur un calcul, il est très probable que nous vivions dans une simulation informatique. Son raisonnement est le suivant : il est probable que dans le futur, notre civilisation atteindra un niveau de technologie telle qu'elle pourra créer des simulations informatiques extrêmement sophistiquées des esprits humains et des mondes où habiter. Un simple ordinateur portable pourrait être l'habitation de milliers d'esprits simulés. Aussi, selon toute probabilité, les esprits simulés seront rapidement plus nombreux que les esprits biologiques. Les expériences des esprits biologiques et des esprits simulés seront impossibles à distinguer et tous ces esprits penseront évidemment qu'ils ne sont pas simulés, mais les derniers seront en fait trompés. Or qu'est-ce qui peut nous prouver que nous n'appartenons pas déjà à un de ces mondes simulés ? Rien et selon Bostrom il est donc très probable que nous soyons dans cette situation. Le raisonnement de Bostrom présente néanmoins certaines failles. D'après Fabien Besnard[2], si nous sommes dans un univers infini, le nombre de civilisations simulées et de civilisations simulatrices n'est pas calculable et donc la probabilité d'appartenir à un monde simulé ne l'est pas non plus. De manière plus fondamentale, si des mondes simulés existent il est impossible de connaître les propriétés d'un monde physique (i.e non simulé) et donc de déterminer son caractère infini ou non.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nick Bostrom, « Are you living in a computer simulation? », Philosophical Quarterly, vol 53, N° 211, 2003
  2. Refutations of the Simulation Argument (version française)

Publications[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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