Nicholas Spykman

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Nicholas John Spykman

Naissance 1893
Décès 1943
Nationalité Flag of the United States.svg Américain
Profession

Nicholas J. Spykman est né en 1893 et mort en 1943. Journaliste américain, universitaire, il est considéré comme l'un des pères de la géopolitique aux États-Unis. Il a écrit deux livres de politique étrangère. Le premier de ces livres, American Strategy in World Politics, a été publié en 1942 après que les États-Unis n'entrent dans la deuxième guerre mondiale. L'auteur analyse dans ce livre les différentes politiques d'un point de vue géopolitique et met en garde les États-Unis contre la conquête allemande de l'Europe et l’expansion Japonaise. Le second livre de Nicholas Spykman, The Geography of the Peace a été publié en 1944, soit une année après sa mort. Il illustre dans cet ouvrage sa vision géostratégique en axant son analyse sur la sécurité américaine qui selon lui passe par un certain équilibre du pouvoir sur le continent eurasiatique.

Approche géopolitique[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

La publication des travaux de Nicholas Spykman se produit dans un contexte particulier : celui de l’intérêt récent d’universitaires américains pour la géopolitique, suite à l’attaque de Pearl Harbor. Alors que les géographes français critiquent une conception de la géopolitique présentée comme une justification des conquêtes de l’Allemagne nazie, et refusent de la développer[1], la publication de la Geopolitik de Karl Haushofer et de Halford John Mackinder vont mener des universitaires américains tels que Weigert, Owen Lattimore (en), Derwent Whittlesey et Spykman à développer leur propre approche de la géopolitique, centrée sur les États-Unis[2].

Nicholas Spykman est le disciple critique d'Alfred Mahan et de Halford John Mackinder. Son idée maîtresse est de garantir la sécurité géopolitique d'une Nation, en assurant sa suprématie géographie[3]. En cela, Spykman reprend la théorie du Heartland de Mackinder : la Terre est composée d'un cœur - ou heartland et d'un anneau de terre qui l'entoure - le rimland ; selon lui, et contrairement à Mackinder, le pays qui possède le rimland peut contrôler le heartland, et donc le monde[2].

Pensée générale[modifier | modifier le code]

Nicholas Spykman ne croit pas à une paix durable à l’échelle du monde[4]. En effet, la multitude de codes de valeurs selon les différents pays rend l'idée de stabilité illusoire, et empêchant de réduire cette stabilité autour d’un code commun pour tous[4]. Bien qu’une telle idée permettrait de résoudre les problèmes liés à la sécurité de chaque pays, Spykman estime qu’il est impossible de créer une communauté mondiale réunit autour d’un même code de valeurs[4] : c’est pourquoi il affirme que la paix ne peut s’obtenir qu’à travers l’application par un pays d'une politique étrangère suffisamment efficace d’un point de vue sécuritaire pour minimiser les risques d'agression par d'autres pays[5].

Dans ses œuvres et articles, Nicholas Spykman analyse les différentes stratégies géopolitiques et les points importants à prendre en considération pour saisir les rapports de pouvoir entre les divers pays du monde. Dans le contexte de la deuxième guerre mondiale, son approche est très souvent basé sur les aspects sécuritaire des pays qui doivent se prémunir contre d'éventuels envahisseurs[6]. Il consacre une grande partie de ses analyses au cas des États-Unis, qui, selon lui, dépendent fortement du contrôle de ce qu'il appelle le "Rimland" de l'Europe et de l'Asie[7]. En effet, la sécurité d'un État s'étend au-delà de ses frontières et dépend du lieu géographique et des ressources rattachées à ce même lieu : "la sécurité doit, ainsi, être comprise en termes d'intégrité de la gestion de l'espace. De plus, les caractéristiques physiques du territoire influenceront directement la manière dont la sécurité est maintenue, puisque le pouvoir est déterminé en grande partie par la géographie et les ressources naturelles"[8]. La sécurité étant avant tout basée sur la force défensive du pays, celui-ci doit maintenir ses forces armées durant les périodes de paix s’il veut pouvoir être militairement efficace durant les périodes de guerre[4].

Spykman illustre ceci en prenant l’exemple de la topographie qui affecte, selon lui, la force, l’unité et la cohérence interne d’un État[5]. En outre, le climat est un facteur qui influence directement les transports de marchandises, limite les productions agricoles et donc la structure économique, et influence indirectement les politiques étrangères[5]. C’est pourquoi il considère le problème sécuritaire et l'établissement d'une politique étrangère efficace du pays selon des critères géographiques[5]. Il nuance cependant ses propos en affirmant que, bien que les contraintes géographiques d’un lieu ne change pas, le pouvoir central peut insuffler une certaine dynamique de manière à diminuer ces contraintes, par exemple grâce à l’innovation technologique[9].

Une géopolitique pour un État puissant[modifier | modifier le code]

Dans sa géopolitique, Nicholas Spykman accorde une importance particulière aux politiques étrangères. Elles sont le résultat de l’analyse de plusieurs facteurs géographiques qui aideront à l’établissement de programmes devant répondre aux besoins de l'État[10]. Ainsi, l'État doit prendre en compte certains critères essentiels pour pouvoir s’affirmer sur la scène internationale, ou au moins se prémunir contre des ennemis potentiels, si elle souhaite jouer un rôle dans "la balance des pouvoirs"[11].

Taille du pays et pouvoir central[modifier | modifier le code]

Tout d’abord, la taille d’un État peut être considérée soit comme une faiblesse soit comme une force. Il explique que cette force peut devenir une faiblesse et va dépendre d'un "développement technique, social, moral et idéologique, de la dynamique des forces au sein de l'État, sur la constellation politique du passé, et sur la personnalité d'individus"[12].

Les politiques de planification régionale influencent et procèdent également d’une campagne militaire ou d’une invasion ennemie[10]. Ainsi, un État fort se doit de posséder un contrôle centralisé et efficace capable de contrôler sa périphérie[13], ce contrôle dépendant des systèmes de communications mis en place - ceux-ci influencant les relations entre le centre et la périphérie[14]. Si ces critères sont remplis, alors cet État pourrait projeter sa puissance au-delà de ses frontières[14].

Importance de la localisation[modifier | modifier le code]

Un élément plus important encore selon Spykman, et qui va considérablement influencer la politique étrangère, est la localisation de l'État. Celui-ci va être mis en relation avec un système de référence géographique puis historique[15]. Spykman définit également trois différents types de pays et de localisation, ainsi que les conséquences qui découlent de ceux-ci d’un point de vue sécuritaire[15] : - les pays enclavés, qui sont donc exclusivement délimités par des frontières terrestres. Ces types d’États doivent principalement faire face à leurs voisins directs[15]. - les Îles-États, ou island states, aux frontières exclusivement côtières et dont les tensions se produisent par rapport aux autres puissances maritimes[15]. - les États munis de frontières terrestres et maritimes, qui sont dans l’obligation de veiller à étendre leurs frontières sur la mer ainsi que sur la terre mais tout en se méfiant du potentiel pouvoir de leurs voisins directs ou proche[15].

"Heartland" et "Rimland"[modifier | modifier le code]

Une géopolitique basée sur la théorie du "heartland"[modifier | modifier le code]

Nicholas Spykman reprend la théorie du Heartland de Mackinder, selon lequel le monde peut être partagé en trois espaces :

  • le « Heartland », une zone qui comprend l'Europe de l'Est et la Russie, considérée comme le centre du monde ;
  • le « Rimland » (ou "croissant intérieur"), région composée de l'Europe de l'Ouest, du Proche- et Moyen-Orient, et de l'Extrême-Orient ;
  • « The Off-Shore Continents » (le "croissant extérieur") ou reste du monde, composé de la Grande-Bretagne, Japon, Australie, Amériques du Sud et du Nord, Afrique.

Le "heartland" de Spykman[modifier | modifier le code]

Bien que Nicholas Spykman ait repris la théorie du Heartland de Mackinder, l’auteur de Geography of The Peace estime que son prédécesseur a surestimé l'importance de celui-ci et a omis de prendre en considération les facteurs du pouvoir central sur la mobilité et de la force économique agricole : le heartland ne bénéficierait pas de ces critères pour devenir un centre de communication, de mobilité et de pouvoir potentiel[16] :

  • Sans révolution technologique majeure dans l’agriculture, le climat contraindrait le centre de production agricole davantage vers l’ouest du pays et non pas au cœur du continent. Dès lors, le potentiel de développement de la Russie resterait limité[16] : "Nous devons éviter l'erreur d'identifier toutes les Russies, ou le heartland, comme une région à fort potentiel de développement agricole"[17].
  • Le développement des routes, du rail et de l’aviation a certainement permis une meilleure capacité de déplacement de la périphérie vers le centre, mais les obstacles climatiques, la glace et les températures négatives, ainsi que des frontières physiques, les montagnes et les cols, sont un frein incontestable dans le mouvement des flux, et donc de l'application du pouvoir central sur sa périphérie[16].

Spykman illustre son approche modifiant la célèbre citation de Mackinder. Alors que celui-ci déclarait dans Democratic Ideals and Reality: A Study in the Politics of Reconstruction (1919) : « Who controls eastern Europe rules the Heartland ; who rules the Heartland rules the World Island ; and who rules the World Island rules the World »[18], Spykman écrit : « Who controls the Rimland rules Eurasia ; who rules Eurasia controls the destinies of the world »[19]. La balance du pouvoir et l’équilibre du monde se joue sur ce bandeau de terre entourant le cœur du continent eurasiatique et ne doit en aucun être dominé par une seule et unique puissance[20].

Le "heartland" est donc moins important que le "rimland" dès lors que ce dernier est contrôlé. Dans le contexte de la seconde guerre mondiale, c’est en coopération avec la Grande-Bretagne et la Russie le contrôle du littoral européen par les États-Unis est souhaitable, apportant ainsi une certaine stabilité dans le monde[20],[21].

L'importance du "rimland"[modifier | modifier le code]

Le « rimland » de Nicholas Spykman correspond à l'« Inner Crescent » de Mackinder. Cette région est découpée en trois sections : les côtes européennes, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Extrême-Orient. Selon Spykman, cette région joue un rôle déterminant, par sa localisation entre le « heartland » et les mers marginales du « croissant extérieur » : parce qu'il est considéré comme une zone tampon entourant le « heartland », la maîtrise du « rimland » permettrait de contrôler le « heartland » et donc le monde[22]. L'idée maîtresse de Spykman est que si les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine républicaine garantissaient le contrôle du « rimland », ces trois États pourraient faire face à l’avancée des puissances nazie et japonaise dans l'encerclement du « heartland » tenue par l'URSS, alors alliée des États-Unis[23]. L'intérêt de contrôler le « rimland » réside également dans le potentiel industriel et démographique, que Spykman considère plus important que celui du « heartland », en plus du potentiel de pouvoir qu'offre la localisation à la fois terrestre et maritime de la région[24].

Critiques et postérité[modifier | modifier le code]

Critiques liées à la géopolitique en général[modifier | modifier le code]

La géopolitique, dans le monde académique, est fréquemment attaquée après la deuxième guerre mondiale, et va connaître un déclin qui subsistera jusque dans les années 1970. Certains adversaires de la discipline estiment en effet que la géopolitique est un héritage politique ayant mené aux deux guerres mondiales, à l'exemple du géographe américain Richard Hartshorne (en) : celui-ci qualifie en 1954 la géopolitique de "pseudo-science", de poison intellectuel dans la géographie, estimant que la géopolitique est synonyme d’expansionnisme nazi[25]. On notera également que ce rejet est partagé par des chercheurs de nombreux pays, à l'exemple de la France ou de l'Union Soviétique[26].

Critiques spécifiques aux théories de Spykman[modifier | modifier le code]

Plusieurs géopoliticiens vont, après la deuxième guerre mondiale, reprendre les travaux de Spykman dans une approche critique. Ainsi, Donald W. Meinig (en) comme Saul B. Cohen (en) vont critiquer la typologie des régions proposées par Mackinder et Spykman, et en inventer chacun une nouvelle - remettant en cause l'existence même d'un "heartland" homogène situé en Eurasie pour Meinig[27], et en étendant le "rimland" à l'Afrique pour Cohen[28]. Donald W. Meinig ajoute dans son article Heartland and Rimland in Eurasia History (1956) que les publications de Spykman présentent plusieurs risques ou biais:

  • Les analyses géopolitiques sont basées sur un contexte historique particulier (celui de l'entre-deux guerres), qui tend à rigidifier les concepts proposés. La conséquence serait alors de transformer les théories du "rimland" de moins en moins applicables au monde contemporain, à mesure que le temps passe.
  • À l'époque de la rédaction de l'article, la popularité des termes "heartland" et "rimland" au sein des mondes journalistiques et académiques, risque de vider ces termes de leur sens.
  • Meinig cite enfin le risque que les termes "heartland" et "rimland" puisse être reprise et détournée par des propagandistes, à l'instar de la géopolitique allemande[29].

D'autres géographes critiquent le travail même de Spykman. Ainsi, Jean Gottmann estime que la géopolitique de Skypman est un recentrage des théories de Karl Haushofer sur les États-Unis, et donc inspirée par la même vision d'expansionnisme qui anime Mein Kampf ; on lui reproche en particulier l'absence de morale, celle-ci n'étant utile que si elle ne gêne pas la volonté de puissance de l'État[30].

Influence sur la diplomatie américaine durant la deuxième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le président américain F.D. Roosevelt semble proche des idées de Spykman, en particulier comme promoteur de la Géographie de la Paix. Une des manifestations du partage des idées de Spykman par le président d'alors est la présence de la République de Chine lors de la Conférence du Caire de 1943 : sa présence s'explique parce qu'elle est perçue comme une future puissance du Rimland d'après-guerre[31].

Influence sur la diplomatie américaine après la deuxième guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un précurseur de la politique de l’endiguement?[modifier | modifier le code]

Certains chercheurs considèrent Nicholas Spykman comme une des sources principales de la politique de l’endiguement. Si celle-ci a été formulée par le diplomate George F. Kennan dans son article signé sous X The Sources of Soviet Conduct, la politique de l’endiguement s'inspire de l'importance que porte Mackinder à la puissance du Heartland, alors incarnée par l'Union Soviétique, et des recommandations de Spykman sur les enjeux du contrôle du Rimland[31],[32],[33].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1942, America's strategy in world politics, the United States and the balance of power
  • 1944, The geography of the peace

Articles[modifier | modifier le code]

  • 1938, "Geography and Foreign Policy, I", dans The American Political Science Review, Vol. 32, No. 1, p. 28-50
  • 1938, "Geography and Foreign Policy, I", dans The American Political Science Review, Vol. 32, No. 2, p. 213-236
  • 1939, (avec Abbie A. Rollins) "Geographic Objectives in Foreign Policy, I", dans The American Political Science Review, Vol. 33, No. 3, p. 391-410
  • 1939, (avec Abbie A. Rollins) "Geographic Objectives in Foreign Policy, II", dans The American Political Science Review, Vol. 33, No. 4, p. 591-614
  • 1942, "Frontiers, Security, and International Organization", dans Geographical Review, Vol. 32, No. 3, p. 436-447

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexandre Defay, La géopolitique, Paris, PUF, coll. "Que sais-je", 2005, p. 28.
  2. a et b Oyvind Osterud, "The uses and abuses of geopolitics", dans Journal of Peace Review, no 2, 1988, p. 196
  3. Donald W. Meinig, "Heartland and Rimland in Eurasia History", dans The Western Political Quarterly, no 9, 1956, p. 554
  4. a, b, c et d Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 4
  5. a, b, c et d Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 5
  6. Nicholas Spykman, American Strategy in World Politics, The United States and The Balance of Power, New Brunschwick, Transaction Publishers, 2007 (1942)p.X
  7. Nicholas Spykman, American Strategy in World Politics, The United States and The Balance of Power, New Brunschwick, Transaction Publishers, 2007 (1942), p.X
  8. "Security must, therefore, be understood in terms of the integrity of control over the land. Furthermore, the physical characteristics of the territory will influence directly the manner in which that security is maintained because power is determined to a great extend by geography and natural resources": dans Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 4
  9. Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 7
  10. a et b Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 6
  11. Nicholas Spykman, American Strategy in World Politics, The United States and The Balance of Power, New Brunschwick, Transaction Publishers, 2007 (1942), p. XI
  12. « [...] Technical, social, moral and ideological development, on the dynamic forces within a state, on the political constellation of the past, and on the personality of individuals », dans Nicholas Spykman, American Strategy in World Politics, The United States and The Balance of Power, New Brunschwick, Transaction Publishers, 2007 (1942), p.XIII
  13. " [...] effective centralized control", dans Nicholas Spykman, American Strategy in World Politics, The United States and The Balance of Power, New Brunschwick, Transaction Publishers, 2007 (1942), p. XIII
  14. a et b Nicholas Spykman, American Strategy in World Politics, The United States and The Balance of Power, New Brunschwick, Transaction Publishers, 2007 (1942), p.XIII
  15. a, b, c, d et e Nicholas Spykman, American Strategy in World Politics, The United States and The Balance of Power, New Brunschwick, Transaction Publishers, 2007 (1942), p.XIV
  16. a, b et c Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 39
  17. "We must avoid the mistake of identifying all of Russia, or the heartland, as a region of great potential agarian productivity" dans Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969, p. 39
  18. Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 43
  19. Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969, p. 43
  20. a et b Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 44
  21. Charles A. Fischer, Containing China? II. Concepts and Applications of Containment, 1971, p. 295-6
  22. Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p. 41
  23. Charles A. Fisher, "Containing China? II. Concepts and Applications of Containment", dans The Geographical Journal, vol. 137, no 3, 1971, p. 295-6
  24. Nicholas Spykman, Geography of The Peace, 1969 (1944), p.40
  25. Klaus Dodds, "Cold War Geopolitics", dans John Agnew, Katharyne Mitchell et Gerard Toal, A Companion to Political Geography, Oxford, Blackwell Publishing, 2003, p. 210-211
  26. Klaus Dodds, "Cold War Geopolitics", dans John Agnew, Katharyne Mitchell et Gerard Toal, A Companion to Political Geography, Oxford, Blackwell Publishing, 2003, p. 211
  27. Donald W. Meinig, "Hearthland and Rimland in Eurasian History" dans The Western Political Quarterly, no 3, 1956, p. 566-567
  28. Klaus Dodds, "Cold War Geopolitics", dans John Agnew, Katharyne Mitchell et Gerard Toal, A Companion to Political Geography, Oxford, Blackwell Publishing, 2003, p. 211-212
  29. Donald W. Meinig, "Hearthland and Rimland in Eurasian History" dans The Western Political Quarterly, no 3, 1956, p. 555
  30. Alexandre Defay, La géopolitique, Paris, PUF, coll. "Que sais-je", 2005, p. 30-31
  31. a et b Charles A. Fisher, "Containing China? II. Concepts and Applications of Containment", dans The Geographical Journal, vol. 137, No. 3 (1971), p. 297
  32. Klaus Dodds, "Cold War Geopolitics", dans John Agnew, Katharyne Mitchell et Gerard Toal, A Companion to Political Geography, Oxford, Blackwell Publishing, 2003, p. 208-209
  33. Pascal Gauchon & Huissoud Jean-Marc, Les 100 mots de la géopolitique, Paris, PUF, 2008, p. 16