Nicholas Ridley

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Nicholas Ridley, 1555

Nicholas Ridley (né au début du XVIe siècle, mort le 16 octobre 1555) est un théologien anglais et l'une des figures du martyrologe protestant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille importante de la région de Tynedale, il nait à Willymondswyke[1], dans le Northumberland. Grâce à la générosité de son oncle, Robert Ridley[1], il fait ses études au collège de Pembroke à Cambridge où il passe sa maîtrise en 1525. Peu après il entre dans les ordres et se rend à Paris pour parfaire ses études à la Sorbonne, puis fait un séjour à Louvain[1].

À son retour en Angleterre, il s'installe à Cambridge où il étudie les textes bibliques. Il est bientôt nommé procurateur de l'université de Cambridge, où il participe au débat sur la suprématie du pape. Spécialiste des écritures, Ridley persuade l'université d'adopter la résolution suivante : That the Bishop of Rome had no more authority and jurisdiction derived to him from God, in this kingdom of England, than any other foreign bishop. (L'évêque de Rome n'a pas plus d'autorité ni de juridiction sur le royaume d'Angleterre qu'un quelconque évêque étranger). Ses qualités attirent l'attention de Thomas Cranmer, archevêque de Cantorbéry, qui en fait son chapelain et le nomme responsable d'une cure à Herne, dans le Kent, où il prêche contre l'acte des six articles[1].

En 1540, il devient l'un des chapelains du roi et reçoit une prébende qui lui permet d'avoir sa place dans la cathédrale de Cantorbéry. Il est également nommé maître du collège de Pembroke à Cambridge.

En 1549-50, il succède à l'évêque de Rochester et fait rapidement remplacer les autels de son diocèse par de simples tables pour commémorer la cène. En 1550, il devient évêque de Londres.

Exécution de Latimer et Ridley, Actes and Monuments, John Foxe (1563)

Controverse[modifier | modifier le code]

Ridley, s’était fait connaître lors de la controverse des vêtements déclenchée par John Hooper en 1550 : celui-ci refusa son ordination avec les vêtements sacerdotaux, et refusa de déclarer sa foi dans tous les saints. Ridley, pourtant lui-même engagé dans la Réforme, n’acceptait pas cette indépendance vis-à-vis de l’institution de l’Église. Le Roi et son Conseil déclarèrent l’affaire « indifférente ». La controverse s’envenime cependant, Ridley retourne le Conseil en sa faveur, Hooper est arrêté en 1551 et se soumet : il est ordonné évêque de Gloucester et prêche devant le roi avec les vêtements sacerdotaux.

Mais ce sont les Catholiques qui menèrent Ridley au bûcher. À la mort d’Édouard VI, Ridley défendit le testament du roi défunt et la succession de Lady Jane Grey. Quand Marie la Catholique fut proclamée reine, il fut arrêté avec les partisans de Jane Grey et le procès pour hérésie servit de prétexte à leur élimination. Le 16 octobre 1555, il meurt sur le bûcher à Oxford en compagnie de Hugh Latimer. Les témoins rapportent que son agonie fut longue et douloureuse[2].

Mémoire[modifier | modifier le code]

  • Une croix de métal indique le lieu du supplice également commémoré par le monument aux martyrs non loin de là.
  • Sa mort est évoquée dans le roman  "Fahrenheit 451" de Ray Bradbury.
  • Ridley College, Une école préparatoire privée, près de Sainte-Catherine dans l'Ontario, fut fondée à la mémoire de Ridley en 1889.
  • Il existe aussi un Collège Ridley à Melbourne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Thomas Smith "Select Memoirs" Glasgow (1838).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Vie de Nicholas Ridley
  2. Jean-Claude Moreau, L'Anglicanisme : ses origines, ses conflits, L'Harmattan 2006, p.112
  • Cet article contient des références tirées d'un texte tombé dans le domaine public (1890 Pronouncing Edition of the Holy Bible (Biographical Sketches of the Translators and Reformers and other eminent biblical scholars).