Gabber (musique)
Gabber
| Origines stylistiques | Early hardcore, musique industrielle |
|---|---|
| Origines culturelles | Début des années 2000 Pays-Bas (Rotterdam)[1] |
| Instruments typiques | Boîte à rythmes, clavier, sampler, séquenceur, synthétiseur |
| Popularité | Faible à modérée Principalement concentrée aux Pays-Bas |
| Scènes régionales | |
| Voir aussi | Hardcore, dubcore, happy hardcore |
Sous-genres
Speedcore, terrorcore, frenchcore
Genres dérivés
J-core, UK gabber
Le gabber (également et actuellement nommé mainstream hardcore) est un style de musique électronique appartenant au mouvement hardcore. Il est actuellement caractérisé par des instruments électroniques et paroles parfois distordus et reprend notamment et généralement les thèmes de la violence, des drogues et autres types de profanations, perceptibles à travers des instruments électroniques et paroles parfois distordus. Le mainstream hardcore est implanté dans de nombreux pays à travers le monde ; ces localisations clés incluent les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie.
Les origines du mot gabber (prononcé /ˈɡæbər/ en anglais, [ˈxɑbər] en néerlandais) sont dérivées du mot yiddish (voir chaver) qui signifie « ami », « pote » ou « frère » aux Pays-Bas ; ce terme est utilisé pour la première fois par DJ Paul Elstak au début des années 1990. Le mot gabber désigne également les amateurs de ce style.
Sommaire |
Historique [modifier]
Origines [modifier]
Du style chez certains DJ's ; cette tendance est nommée « hard house ». Petit-à-petit, la césure se fait, et la « house » et « hardcore house » se distinguent clairement à cette époque. Le style trouve son origine à la toute fin des années 1980 aux Pays-Bas, plus précisément au Parkzicht, club situé à Rotterdam. Rob Fabrie (DJ Waxweazle), y mixe alors régulièrement des compositions house, accélérées et aux basses alourdies. Toutefois, certains disent que le style était alors encore trop dilué de sonorités « happy », pas assez « hardcore », bref encore trop commercial et destiné à un jeune public. Vers 1991-1992 se crée une inflexion franche du style hardcore house, et l'identité hardcore se structure. Le mot « gabber » pour désigner un style musical vient d'un article dans lequel DJ KC The Funkaholic est interviewé sur son sentiment à l'égard de la scène hard house de Rotterdam. Il répond au sujet des amateurs de ce sous-genre de house qu'« Ils ne sont qu'une bande de gabbers qui prennent du plaisir »[2], « gabber » étant synonyme de « pote, copain » en néerlandais. Paul Elstak, de Rotterdam, lit cet article et sur sa première composition Euromasters (commercialisé sur Rotterdam Records), il grave le vinyle intitulé Gabber zijn is geen schande! (en français : « Y'a pas de mal à être gabber ! »). Le mot gagne par la suite en popularité au sein de la scène hard house de Rotterdam et les fans se surnomment dès lors « gabbers »[3].
Par la suite, le gabber est popularisé au travers de raves parties d'une taille impressionnante. ID&T, entreprise événementielle néerlandaise, promeut fortement le genre musical et contribue à son implantation au sein de la culture musicale néerlandaise, grâce à l'organisation des événements Thunderdome et aux compilations homonymes qui en découlent. Un merchandising offensif, de nombreux produits dérivés et des campagnes publicitaires soutenues permettent au style de prendre son essor[4]. Une branche plus commerciale, dénommée « happy hardcore », se développe en parallèle. Le gabber devient un phénomène de société, véritable culture gabber. En 1995, le style gabber assoit son ampleur grâce aux milliers de fans qui affluent régulièrement aux divers événements (Thunderdome, mais également Earthquake, A Nightmare In Rotterdam, Hellraiser) qui revendiquent le stylehardcore. Une presse spécifique s'organise, avec des magazines néerlandais tels Strobe ou Thundermagazine. Toutefois, le style périclite bientôt ; moribond à la fin des années 1990[5], laissant une place plus importante au hardstyle jusqu'à sa nouvelle émergence dès l'année 2001.
Mainstream hardcore [modifier]
Le style connaît un regain de popularité en 2001 aux Pays-Bas, toutefois avec un tempo plus lent, oscillant entre 160 et 175 BPM, et une sonorité plus « dark » et industrialisée[6]. Ces changements sont à l'origine de la césure sémantique entre ce qui va être qualifié de « oldschool hardcore » et la nouvelle génération du « mainstream hardcore »[1]. D'abord désigné sous le nom de « new style hardcore » ou « nu-style hardcore », l'ancien son se trouve lui rebaptisé, par rétronymie, « early hardcore ». Cependant, cette nouvelle rythmique ne fait pas l'unanimité auprès des fans et certains d'entre eux en éprouvait un profond dégoût car, à leurs yeux, le newstyle n'était rien de plus que du oldschool hardcore composé sous un autre angle, avec le même tempo lent et le même son, qu'ils considèrent comme la « musique pop du hardcore »[6]. Selon ce même groupe, le newstyle est une « trahison » car le hardcore est censé être agressif et rapide[6]. Mais paradoxalement, c'est grâce à ce style que des sous-genres nouveaux comme le terror et le speedcore se populariseront dans la scène[6]. Les styles coexistent dès lors, et trouvent des publics parfois différents. Durant les soirées en boîte de nuit, les DJ sont parfois hués par un groupe et applaudis par un autre, selon le tempo et le style de musique diffusé. Ces comportements sont similaires à ceux qui avaient précédemment animée la rivalité et la haine mutuelle que se vouaient les amateurs de hardcore et de happy hardcore au milieu des années 1990[7].
Finalement, les deux styles se mêlent tranquillement, et le mainstream hardcore actuel oscille entre 165 et 185 BPM. Ce style est typiquement plus lent que le style Rotterdam des années 1990[7]. Cette deuxième vague de la culture gabber semble à son tour sur le point de s'essouffler, avec l'arrêt de certains événements, comme Thunderdome en 2012[8],[9]. Le style (quelque part limité par le goût des fans) évolue pendant des années en un genre créatif, dans lequel des mélanges de rythmiques complexes et de mélodies sont de en plus répandus[7]. Le gabber évolue en un style musical sérieux dans lequel les compositeurs sont engagés à créer de nouvelles sonorité, suite aux caractéristiques limitées du hardcore, forçant ainsi les artistes à faire une approche plus créative[7].
Mouvement [modifier]
D'après l'ouvrage Modulations : Une histoire de la musique électronique, dans le gabber, « l'interface entre drogue et technologie n'est plus ni l'ecstasy ni les amphétamines, mais n'importe quel cocktail pourvu qu'il soit aussi puissant que possible[10]. » Cette association entre drogues et gabber est très tenace, et se retrouve dans les travaux de recherche des universitaire ; selon Moelants, l'usage de drogue est « nécessaire » pour parvenir à suivre le rythme, prenant comme contre exemple le boogie-woogie qui, s'il a un rythme comparable, n'est pas dansé aussi rapidement[11].
Événements [modifier]
Les premiers événements gabber remontent au début des années 1990 aux Pays-Bas avec les soirées organisées au Parkzicht. Par la suite, après la création du style musical, initialement nommé « hardcore house » et actuellement nommé « early hardcore », certains événements prendront place comme le tout premier Thunderdome organisé en 1992 par trois jeunes étudiants hollandais — Irfan van Ewijk, Duncan Stutterheim et Theo Lelie — qui populariseront massivement la scène musicale gabber et fonderont ensuite leur propre label discographique ID&T et commercialiseront une série de compilations à succès avec plus de 3 millions d'exemplaires vendus[12].
D'autres événements notables incluent : A Nightmare in Rotterdam, Danger Hardcore Team, Decibel Outdoor[13] (hardstyle et hardcore), Defqon.1 (hardstyle et hardcore), Dominator, Hellraiser, Masters of Hardcore, Megarave, Mystery Land (depuis 2006, l'événement est uniquement classé hardcore), Qlimax (hardstyle et hardcore), Rotterdam Terror Corps et Sensation Black.
Scènes initiales [modifier]
Le style musical possède une influence néo-fasciste à travers la scène locale en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Suisse et dans le Middle West américain[Note 1]. Cependant, un bon nombre de fans ne participent pas à ce mouvement, et certains producteurs décident même de combattre ce mouvement raciste[Note 2]. Dans le domaine du gabber, les groupes de DJ et compositeurs ne sont pas uniquement composés de blancs ; parmi eux : DJ The Viper, Nexes, Bass-D, Loftgroover, DJ Gizmo, The Darkraver, Bass Technician et HMS[14].
Au début des années 2000 apparaît une sorte de danse, originaire des Pays-Bas, issue de la scène gabber. Cette danse, nommée « hakken » (ou hakkûh), est constituée de petits pas se succédant rapidement les uns aux autres au rythme du tempo (notamment du kick)[11]. La partie inférieure du corps (en dessous de la ceinture) est la partie la plus importante de cette danse, bien que les mouvements des bras et du torse ne sont pas inhabituels. Un bon nombre d'auditeurs considéraient que cette danse était une marche raciste voire nazie[15], mais les danseurs clamaient haut et fort qu'il ne s'agissait que d'une danse inoffensive à l'image du style musical.
Scènes locales [modifier]
En France, le gabber se forge un public au milieu des années 1990, principalement à Paris, notamment grâce à Gangstar Toons Industry (DJ Kirin), Guiz-Ohm, Manu le Malin, Psychiatrick Sound System, DJ Olive et Mazen "Boss" qui ramènent, fin 1992, les premiers labels néerlandais tels Mokum Records, Rotterdam Records, Terror Traxx, etc. À l'époque, les compilations Thunderdome se vendent bien à plus de 10 000 exemplaires[réf. nécessaire]; mais les lois françaises ne permettaient pas d'organiser des raves à la hauteur des raves néerlandaises[16]. Lors de l'effondrement du gabber durant la fin des années 1990, un style musical alternatif, nommé frenchcore, prend petit-à-petit place et engage une plus grande popularité que le gabber en France. Le gabber est souvent joué en soirée « underground » et « free party ». Depuis les années 2000 et 2010, un grand nombre de producteurs et DJ français reprennent le thème et la maîtrise similaire du gabber néerlandais ; notamment, des artistes et groupes tels que DJ Ektoplasm & DJ Disorder (Total Hardcore Records), Tieum et les artistes du label Paris Hardcore Mafia (PHM).
Production [modifier]
La majorité des artistes et compositeurs utilisent un logiciel informatique de production musicale. Ces logiciels incluent Cubase, FL Studio, Ableton Live, Logic, Nuendo et Reason. Les instruments utilisés dans la composition du mainstream hardcore sont assez divers et variés (Roland TR-909, notamment et majoritairement utilisé) avec un synthétiseur, Roland JP-8000, formant un son similaire à celui de la trance distordu.
Le gabber serait le schisme entre jungle et hardcore, qui peut être caractérisé à l'aide la distinction entre caisse claire et breakbeat[10]. La basse et la grosse caisse (kick) sont réglées au même niveau sonore et fusionnent dans un mouvement appelé « marteau-piqueur »[10]. Les kicks, généralement en ligne, sont souvent distordue ou profond selon les variantes sonores. Aux dépens du style de mainstream hardcore que certains artistes se préparent à composer, le kick peut être caractérisé par une basse profonde, distordue et plus ou moins long. Le tempo, généralement caractérisé par le kick, oscille entre 155 et 185 BPM. Entre les kicks peut être généré un autre kick permettant de varier la ligne pour éviter toute répétition. La plupart des artistes distordent un ou plusieurs kicks à la fin de l'une des lignes exposées dans leur composition. Le kick peut être filtré le laissant progressivement apparaître ou disparaître pour laisser place à un autre rythme. Les kicks sont majoritairement produits par le biais de VST de percussions (par exemple Hydra et MicroTonic) et de VSTi (notamment Ohmicide et D16 Devastor)[17].
Artistes [modifier]
Au début des années 1990, le early hardcore se popularise grâce à des artistes notables tels que Peter Paul Pigmans, Dov Elkabas ou encore Sebastian Hoff, et notamment grâce aux série des compilations Thunderdome. Cependant, depuis l'émergence du mainstream hardcore au début des années 2000, de nouveaux et anciens artistes ou groupes musicaux font leur apparition et marquent la nouvelle ère de la scène gabber. Paul Elstak contribue au mainstream hardcore grâce au label Offensive Records sous son nom de scène DJ Paul[18]. Depuis son passage dans les compilations Thunderdome et la création de son label The Third Movement, Sebastian Hoff (Promo) adopte un mélange de mainstream hardcore et industrial hardcore. Idem pour Erwin van Kan (Nosferatu) qui adopte le genre mainstream depuis ses apparitions dans les albums Thunderdome sous le nom de Myztic et la contribution du genre « artcore » avec Ruffneck au label Gangsta Audiovisuals. Angerfist, de son côté, contribuera également au genre, initialement sous le nom de scène Menace II Society avec son premier maxi Son Of A Bitch E.P. en 2002 sous le label Masters of Hardcore.
Initialement, les artistes étaient majoritairement originaires des Pays-Bas, mais la scène mainstream hardcore grandit en dehors des frontières hollandaises. Par voie de conséquence, de nombreux artistes européens, américains, voir même asiatiques aident à la popularisation du genre. Omar Santana, originaire de New York, popularise le mainstream à l'aide de son label H2OH Recordings[19],[20]. Des artistes et groupes italiens tels que Art of Fighters, DJ Mad Dog et Tommyknocker aideront à la popularisation du genre à l'aide du label Traxtorm Records fondé par The Stunned Guys. Plus récemment, des artistes et groupes japonais comme Sharpnel et RoughSketch ont contribué au genre.
Labels [modifier]
De nombreux labels se créent indépendamment et progressivement durant la fin des années 1990 dont certains d'entre eux ont été créés dans le but de donner un nouveau départ à la scène gabber[21], à l'époque déjà controversée et très critiquée par le public[6]. Au fil des années, ils se popularisent et donnent un style de musique influent au niveau national et international.
Rotterdam Records est le tout premier label hardcore/gabber hollandais fondé en 1992 par Paul Elstak[22] et qui connaitra l'émergence du mainstream hardcore au début des années 2000. Jeroen Streunding (DJ Neophyte), de son côté, fonde son propre label en 1999, Neophyte Records, dans le but de donner une nouvelle chance à la scène gabber et de lancer la carrière d'artistes tels que Chaosphere et Evil Activities[23],[21] et sera l'un des premiers labels mainstream hardcore. Masters of Hardcore, est formé en 1995 ; il sera également un point culminant pour la scène mainstream et accueillera de nouveaux artistes comme Danny Masseling. Le groupe musical italien The Stunned Guys, composé à cette époque de Massimiliano Monopoli et de Gianluca Rossi, fonde son propre label, Traxtorm Records, en 1995[24] et connaitra la scène émergente du mainstream hardcore à partir des années 2000.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- (en) Silcott, Mireille. Rave America: New School Dance Scapes. (Toronto: ECW Press, 1999), 114-117.
- United Hardcore Against Racism & Hate - Time to Make a Stand (HUR 001, Hardcore United Records, 2005.), DJ Chosen Few - Chosen Anthem (Against Racism) (MOK 8, Mokum Records 1993.), Party Animals feat. MC Rob Gee - Die Nazi Scum (MOK 54, Mokum Records 1996.) et Hellcore - Fuck the Nazism (BDR-CD-02, Braindestruction Recordz, 2003.) sont les musiques par lesquelles la lutte contre le racisme et le fascisme s'est prononcée chez les DJ engagés.
Références [modifier]
- (en) Gabber, sur Corehistory. Consulté le 14 juillet 2011
- (en) Biographie de DJ K.C. the Funkaholic. Consulté le 4 avril 2011
- Bogdanov, Vladimir, , 4((ème |année=2001 |éditeur=Backbeat Books |isbn= 978-0879306281 |pages=x|langue=en}}
- (en) Site officiel d'ID&T, sur Id&t. Consulté le 3 septembre 2010
- (en) Robbert Tilli, « Holland Becomes Source Of R&B. Dutch Industry, Audience Begin To Embrace Local Acts », Billboard, vol. 110, no 31, 1er août 1998, p. 21 [texte intégral (page consultée le 9 janvier 2013)]
- (en) 28.11.1998: THUNDERDOME ‘98 FEC Expo Leeuwarden, sur Thunderdome. Consulté le 28 décembre 2012
- (en) Nu style gabber aka Mainstream Hardcore, sur Core History, 2009. Consulté le 18 janvier 2013
- (en) Thunderdome, « Be a part of history, be a part of the final Thunderdome », sur www.thunderdome.com, ID&T. Mis en ligne le 31 octobre 2012, consulté le 1er décembre 2012.
- (en) Thunderdome, « Thunderdome - The Final Exam », sur www.thunderdome.com, ID&T. Mis en ligne le 21 juillet 2012, consulté le 1er décembre 2012.
- Modulations: Une histoire de la musique électronique (titre original: Modulations - A History of Electronic Music: Throbin Words of Sounds, Paris, France, Allia, 2004, 355 p., p. 204
- (en) Dirk Moelants, « Dance Music, Movement and Tempo Preferences », 13 septembre 2003, p. 3. Consulté le 8 mai 2013
- (en) 01.04.2000: Thunderdome 2000 (cancelled), sur Thunderdome. Consulté le 2 janvier 2013
- (en) Decibel Outdoor. Consulté le 9 février 2011
- Qui sont les Gabbers ? (Attention, certaines idéologies de ce site ne sont basées que sur le point de vue de l'auteur et ne sont pas toutes véridiques!), sur Echo62. Consulté le 14 juillet 2010
- Débat sur la danse hakken, sur Forum M6. Consulté le 3 septembre 2010
- Arrêtés préfectoraux d'interdiction. Consulté le 4 avril 2011
- (en) The Hardcore Tutorial: Part 2 – Create, sur Traxtorm Records, 25 février 2011. Consulté le 12 mars 2011
- OverdoZe, « Dj Paul Elstak », sur Jumpstyle4ever, 13 août 2010. Consulté le 17 janvier 2013
- Disk Jockeys - Omar Santana, sur Rave.ca. Consulté le 17 janvier 2013
- (en) Biography, Omar Santana, sur The DJ List. Consulté le 17 janvier 2013
- (en) DJ NEOPHYTE, sur Neophyte Records. Consulté le 13 janvier 2013
- (en) DJ Paul Elstak Biography, sur BBC. Consulté le 17 janvier 2013
- OverdoZe, « Neophyte », sur Jumpstyle4ever, 11 août 2010. Consulté le 17 janvier 2013
- (en) The Stunned Guys Bio. Consulté le 17 janvier 2013
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (en) Stijn Verhagen, Frits Van Wel Ph.D., Tom Ter Bogt Ph.D. et Belinda Hibbel, Fast on 200 Beats Per Minute: The Youth Culture of Gabbers in the Netherlands, vol. 32, Kathryn G. Herr, décembre 2000 [lire en ligne]

- Nicolas Dambre, Les Musiques électroniques, Éditions Alternatives, 2001 (ISBN 2862272698)
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- [vidéo] Dominator 2011 | Official Anthem | Art of Fighters - Nirvana of Noise sur YouTube
- [vidéo] NOW'S THE FUCKING TIME - DAYMAR - DOMINATOR 2005 sur YouTube
- (fr) Site officiel du label Paris Hardcore Mafia - Site français
- (nl) Rige.net - Site officiel Rige Shop, merchandising hollandais
- (nl) Thunderdome.com - Festivals Thunderdome