Nenju

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Vénerable Guanyin au panier de poissons - attribué au peintre Zhao Mengfu dynastie Yuan - dynastie Ming (1368- 1644à

Le nenju (念珠?) ou juzu (数珠/誦数?, ou o-juzu avec une marque de respect)[1],[2] est un chapelet ou rosaire bouddhiste destiné à la méditation et symbolisant le nombre de karmas. Il sert à compter les mantras ou les sutras récités par des bouddhistes, et est associé au chant litanique du nom du bouddha Amitābha[3].

Description[modifier | modifier le code]

Introduit de Chine au Japon vers le VIIe siècle, il est composé de 108 petits grains (koshu) et de deux gros grains (boshu), symboles de passions (bonno, afflictions) et de désirs. Il existe différentes formes de nenju, comme le nenju bracelet, selon les écoles : Nichiren, Jodo, Shingon, Tendai, Zen, Jodo Shin. Le nenju peut être fait de perles minérales, ou en bois, et aussi cristal, corail etc. Si la symbolique bouddhiste du juzu est compliquée, il est le plus souvent symbole de chance et de bonheur, considéré comme une amulette de façon populaire, et souvent offert à l'occasion des mariages.

Composition[modifier | modifier le code]

Juzu
6 entrées (cinq sens + le mental)
x 3 phases (présent, passé, futur) = 18 perles
x 2 caractéristiques du cœur (pur ou impur) = 36 perles
x 3 sensations (agréable, désagréable, neutre) = 108 perles

Ces 108 perles symbolisent notre karma. Les quatre perles plus petites symbolisent les quatre grands bodhisattvas surgis de Terre. Les deux grandes boules de la boucle représentent les bouddhas Shakyamuni et Taho (ou bien Myo et Ho). Cinq branches partent de ces grandes boules : trois d'un côté, deux de l'autre. Avec la grande boucle on obtient ainsi la forme d'un corps : tête et bras d'un côté, jambes de l'autre. Les perles sur ces cordons résument la théorie des 3 000 mondes en un instant de vie (ichinen sanzen).

Il y a plusieurs façons de tenir le juzu[4] :

  • lors de la récitation de daimoku : placer la grande boucle avec les deux cordons sur le doigt majeur de la main droite, tordre le juzu d’un demi-tour sur lui-même et placer la grande boucle avec les trois cordons sur le majeur de la main gauche; ensuite joindre les paumes. Dans l'école Nichiren on place la grande boucle avec les trois cordons sur le majeur de la main droite.
  • quand on tient à la main le livret de pratique (kyobon) faire un double tour avec la grande boucle et la placer entre le pouce et l’index de la main gauche.
  • quand on écoute un gosho ou un commentaire : faire un double tour et mettre le juzu autour du poignet gauche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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