Nelson Algren

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Nelson Algren

Nelson Algren est un écrivain nord-américain juif et communiste né le à Détroit, Michigan, et mort à Sag Harbor dans l'État de New York le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Algren a fait ses études à l'Université de l'Illinois et a exercé divers petits métiers, tout en pratiquant la boxe. Considéré comme un romancier typique de Chicago ses œuvres sont le reflet réaliste de la vie américaine. Passionné par le jeu et l'alcool, il s'est battu contre l'hostilité des maisons d'édition. Il est mort dans la misère et l'indifférence totale au point que personne n'a réclamé son cadavre[réf. souhaitée].

Son intérêt pour la face sombre de la société américaine lui aurait valu de la part du FBI un dossier de 500 pages bien qu'aucun élément précis attestant du caractère subversif de ses écrits ne lui ait valu de véritables problèmes.

En France, il est introduit dans le milieu existentialiste par Simone de Beauvoir qu'il a rencontrée vers 1947. Avec elle, il a pendant plus de 15 ans une relation passionnée relatée relativement précisément par elle dans Les Mandarins en 1954. De cette union, naît une importante correspondance. Les lettres de Simone de Beauvoir (plus de 300) ont été publiées par Sylvie Le Bon de Beauvoir mais elle n'a pas eu l'autorisation de traduire et de publier celles de Nelson Algren. Simone de Beauvoir est enterrée avec l'anneau de Nelson Algren à son doigt.

Son œuvre a été adaptée au cinéma par deux fois : L'Homme au bras d'or (Otto Preminger, 1955), et La Rue chaude (Edward Dmytryk, 1962). L'une de ses nouvelles, He swung and he missed (Du miel pour Rocco, 1942) a également inspiré le film de Robert Wise, Nous avons gagné ce soir [1]

Œuvre[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.republique-des-lettres.fr/algren-9782824900865.php