Neima Akef

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Neima Akef

alt=Description de l'image Naima Akef.jpeg.
Naissance 22 février 1919 (95 ans)
Ismaïlia,
Drapeau de l'Égypte Égypte
Décès 20 septembre 1953
Le Caire,
Drapeau de l'Égypte Égypte
Profession
danseuse orientale et actrice

Neima Akef (ou Naima Akeef ; نعيمة عاكف en arabe) est une actrice, danseuse et chanteuse égyptienne. Elle est l'une des stars du cinéma égyptien des années 1950, souvent qualifié d'Âge d'or. Son nom apparaît souvent à côté de ceux de Samia Gamal et Tahia Carioca, comme les grandes danseuses orientales égyptiennes de cette époque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Neima Akeef commence très jeune sa carrière artistique. Ses parents étant acrobates au sein du cirque Akeef, créé par son grand-père, Neima rejoint la troupe dès l'âge de quatre ans. Elle devient vite l'attraction principale du public à cette époque. Sa famille était installée dans le quartier de Bab el Khalq district au Caire, mais ils voyageaient beaucoup pour le spectacle[1].

Le monde de la danse[modifier | modifier le code]

Lorsque Neima a 14 ans, la troupe se sépare. Son grand-père fait jouer ses relations pour que Neima continue à présenter des numéros d'acrobatie et de cirque dans des clubs du Caire. Neima rejoint ensuite l'une des premières compagnies de danses et musiques folkloriques dans le pays, la compagnie Layl ya Ayn ce titre faisant référence à la célèbre complainte vocalisée propre aux chansons arabes[2].

De club en club, Neima Akef passe par le célèbre cabaret de Badia Masabni au Caire, mais n'y restera que très peu de temps contrairement à ses consoeurs de la même époque. Elle en devient vite l'une des vedettes et une des seules artistes à chanter et danser sur scène. Mais sa complicité avec Badia Masabni fait des jalouses au sein du club et entraînera même des bagarres et Neima quitte le lieu.

Débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

Au Kit Kat club, un autre lieu célèbre du Caire, Neima est présenté au metteur en scène Abbas Kemal. Le frère de celui-ci, Hussein Fawzy, également réalisateur, est immédiatement séduit par Neima et insiste pour qu'elle joue dans un de ses films.. C'est grâce à lui que sa carrière va réellement décoller. Il réalise pour elle pas moins d'une quinzaine de films et ils se marient. Leur première collaboration est pour le film Al-Eïch wal malh (pain et sel). Neima joue aux côté de Saad Abdel Wahab, neveu du légendaire chanteur et compositeur Mohammed Abdel Wahab. Le film est présenté le 17 janvier 1949 et c'est un succès immédiat[3].

Consécration[modifier | modifier le code]

En 1950, elle est la première danseuse que les Egyptiens découvrent en couleur dans "Baba Areess", toujours de Hussein Fawzy[4].

Son plus grand succès fut sans conteste le film Tamr Henna (fruit ou fleur de l'arbre à henné, symbole de beauté, de fraîcheur et de séduction) où elle interprète le rôle d'une ghawazy[5]. Tamr Henna est un film très connu encore aujourd'hui pour la chanson éponyme sur laquelle elle a accompli une performance qui la sacre parmi les plus grandes de la danse orientale.

Finalement, en 1964 Neima Akeef quitte le cinéma pour se consacrer définitivement à l'éducation et aux soins de son fils issu d'un second mariage avec Salah Abdel Aleem. Neima Akef est atteinte précocement d'un cancer et elle s'éteint à l'âge de 34 ans[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Aish Wal Malh (1949) Lahalibo (1949) Baladi Wa Khafa (1949) Furigat (1950) Baba Areess (1950) Fataat Al Sirk (1951) Ya Halawaat Al Hubb (1952) Arbah Banat Wa Zabit (1954) Aziza (1955) Tamr Henna (1957) Amir El Dahaa (1964)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Naima Akef Biography », Hossam Ramzy,‎ 2004 (lire en ligne)
  2. « Neima Akef Biography »,‎ 2014
  3. « IMDB »,‎ 2014
  4. Nidam Abdi, « Neima Akef », Libération,‎ 2009
  5. Gitane d'Égypte : au Moyen Âge les ghawazy étaient les rares femmes à oser danser dans les rues à l'époque : la danse en public était réservée aux esclaves et aux courtisanes, les ghawazy étaient les seules femmes la pratiquant librement à leur compte comme gagne-pain essentiellement
  6. « Lorsque la malédiction s'acharne sur les stars », Leaders,‎ 2013 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Neima Akef sur l’Internet Movie Database