Nationalisme révolutionnaire

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Le nationalisme révolutionnaire (NR) est une idéologie et une doctrine politique qui se différencie du nationalisme traditionnel. Ce courant est classé à l'extrême droite par la plupart des observateurs politiques, notamment en raison de son nationalisme, positionnement que réfutent les militants qui s'en réclament.

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[modifier] Description

Le nationalisme révolutionnaire serait selon ses partisans un mouvement qui associe une vision nationaliste du monde et une vision socialisante de la société, avec des références et des thématiques attribuées traditionnellement à la gauche. Son aile gauche est le national-bolchévisme. Sa parenté idéologique avec le national-syndicalisme est évidente.

Refusant à la fois le capitalisme libéralisme et le communisme égalitariste, d'où le terme de « Troisième voie » ou tercérisme, les NR prônent, dans un même temps, nationalisme et socialisme. Il s'agirait d'un socialisme à l'échelle continentale qui permettrait l'émergence d'un empire européen respectant les différences culturelles et ethniques, débarrassé d'un capitalisme destructeur des identités. Les NR rejettent aussi le racisme traditionnel suprémaciste, au profit d’une conception différentialiste de la société, un différentialisme garant de la préservation des différentes identités culturelles et ethniques propres à chaque peuple. Les nationalistes révolutionnaires rejettent donc le libéralisme et ce qu'ils considèrent comme sa tendance à abattre les frontières, à mélanger les peuples et uniformiser les cultures, faisant disparaître leur unicité. Ils développent néanmoins une rhétorique violemment anti-immigrés. "La « troisième voie » NR, politique, économique, géopolitique, serait en fait l’équivalent européen des régimes populistes du Tiers-monde (en particulier le péronisme, le nasserisme, le baasisme et la Jamahiriya libyenne). Les NR mettent en avant une continuité entre les notions d’ethnie, de peuple, de nation, de construction européenne, de socialisme et d’Etat. Leur antisémitisme n’est pas d’ordre biologique ou religieux mais conspirationniste et politique. Le juif est conçu tel l’agent du cosmopolitisme, qui empêche l’édification du socialisme national, et du sionisme, qui vise à régenter le monde avec l’appui des USA via le processus de mondialisation."[1]

Les combats des NR se situeraient en marge de ceux menés par l'extrême droite classique. Les NR ne nieraient pas l'existence des classes sociales, et soutiendraient les mouvements ouvriers de lutte. Les NR s'impliqueraient aussi dans le combat écologiste. Les organisations tercéristes soutiennent les mouvements nationalistes arabes et rejettent violemment le sionisme. Les NR militent pour la création d’un front anti-système, regroupant les ennemis radicaux du système, jonction entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite.

La prose NR n'est pas dénuée d'antisémitisme. Sous couvert de dénonciation du sionisme, les NR prennent la défense de négationnistes tel que Roger Garaudy et développent une rhétorique conspirationniste.

Les NR revendiquent une filiation avec Auguste Blanqui, Corneliu Zelea Codreanu, Joseph Proudhon, Georges Sorel, Edouard Berth , Georges Vacher de Lapouge, Manuel Hedilla, Ramiro Ledesma Ramos, Juan Peron, Ernst Jünger, Ernst Niekish, les frères Gregor Strasser et Otto Strasser, Jean Thiriart, Friedrich Hielscher.

Parmi les dirigeants politiques mondiaux actuels, Hugo Chávez, Vladimir Poutine, Jean-Marie Le Pen, Fidel Castro et Mahmoud Ahmadinejad inspirent du respect aux NR pour leur discours anti-impérialiste américain et sont souvent cités dans leurs publications.

Parmi les symboles utilisés par le nationalisme révolutionnaire on retrouve les couleurs rouge et noire et le trident.

Le nationalisme révolutionnaire est aujourd'hui représenté en France par le groupe Les Nôtres et fut par le passé représenté par des organisations telles que le Réseau radical, Nouvelle résistance, Unité radicale, GUD, Troisième voie ou encore Jeune Europe fondée par Jean Thiriart.

Au niveau international, les NR ont été structurés dans le Front européen de libération, puis dans le Réseau géopolitique européen.

Ce courant se réclame également du mouvement eurasiste dans l'ex-URSS, du péronisme ou du bolivarisme en Amérique latine ou du Baas dans les pays arabes[réf. nécessaire]. Ainsi, le GUD aurait reçu un soutien financier du régime syrien dans les 90[2]

[modifier] Citations

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Travaux universitaires

  • Jean-Yves Camus, « Une avant-garde populiste : "peuple" et "nation" dans le discours de Nouvelle résistance », Mots, n°55, juin 1998, p. 128-138 (analyse approfondie de la doxa nationaliste révolutionnaire).
  • Alexandre Faria, Unité radicale : histoire d’un mouvement nationaliste-révolutionnaire, Mémoire de maîtrise en histoire, Université Toulouse 2.
  • Nicolas Lebourg, Les Nationalismes-révolutionnaires en mouvements : idéologies, propagandes et influences (France : 1962-2002), Thèse de doctorat en histoire, Université de Perpignan.

[modifier] Liens externes

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