Natanz

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33° 31′ N 51° 54′ E / 33.52, 51.9

Natanz
(fa) نطنز
Defaut.svg
Administration
Pays Drapeau d'Iran Iran
Province Ispahan
Indicatif téléphonique international +(98)
Géographie
Coordonnées 33° 31′ Nord
       51° 54′ Est
/ 33.52, 51.9
Altitude 1 710 m
Démographie
Population 11 138 hab. (2007)
Localisation
Iran location map.svg
City locator 14.svg
Natanz
Sources
World Gazetteer
Index Mundi

Natanz (en persan : نطنز) est une ville de la province d'Isfahan en Iran. Depuis 2002, elle abriterait un site de recherche nucléaire à des fins militaires[1], alors que le gouvernement iranien reconnaît qu'il y a un site de traitement de matériel nucléaire, mais « qu'aucun matériel nucléaire n'a été introduit sur le site[trad 1] ».

La population du district en 1999 était de 39 964 habitants[2].

Tombe de Abdol-samad, construite en 1304.

Sommaire

[modifier] Situation

Natanz est située à 75 km au sud-ouest de Kashan.

[modifier] Site nucléaire

En 2002, Alireza Jafarzadeh a révélé l'existence d'une installation nucléaire secrète où des centrifugeuses enrichissent de l'uranium provenant de la province de Yazd[3]. « L'Iran est en train d'installer 3 000 centrifugeuses à Natanz et possède actuellement 1 600 centrifugeuses en activité », a déclaré Abdolreza Rahmani Fazli, adjoint du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, chargé du dossier nucléaire iranien[4].

En 2009, l'existence d'un second site construit près de la ville de Qom (secrètement, sur une base militaire) a été porté à la connaissance du grand public lors du « sommet de Pittsburg » du G20[5]. Selon Gholam Reza Aghazadeh, l'un des responsables du programme nucléaire, 7 000 centrifugeuses auraient été installées à Natanz, permettant au pays d'entrer dans une « nouvelle phase d'acquisition de technologies d'enrichissement de l'uranium ». Un rapport du 19 février 2009 de l'AIEA, pour l'ONU estimait que 3 964 centrifugeuses étaient en activité à Natanz, que 1 476 autres faisaient l'objet d'essais à vide ou à sec (sans matières nucléaires) et que 125 autres centrifugeuses avaient été installés sans avoir été utilisées[6]. Vers juin 2009, les centrifugeuses, pilotées par un SCADA de Siemens, sont infectées par le virus informatique Stuxnet, ce qui provoque une importante dégradation dans la qualité du produit fini[7]. En juillet 2011, l'Iran a informé l'AIEA de l'installation « de nouvelles centrifugeuses plus rapides pour enrichir l'uranium »[8]. Les anciennes centrifugeuses ne seront plus utilisées car Stuxnet ne peut en être retiré[7].

[modifier] Notes et références

Références
  1. (en) Personnel de rédaction, « Accusing Iran », dans The Economist, 25 septembre 2009 [texte intégral (page consultée le 28 septembre 2009)] 
  2. www.isfahanportal.ir
  3. (en) « How to Keep the Bomb From Iran », dans Foreign Affairs, septembre 2006 [texte intégral (page consultée le 28 septembre 2009)] 
  4. Dépêche de l'AFP 17 mai 2007
  5. Article, Libération 25 septembre 2009
  6. Iran claims to install 7,000 centrifuges, AFP, 9 avril 2009, intitulée
  7. a et b (en) Paul Roberts, « Report: Iran Resorts to Rip And Replace To Kill Off Stuxnet », dans treatpost, Kaspersky Lab, 22 juillet 2011 [texte intégral (page consultée le 26 juillet 2011)] 
  8. « Nucléaire - L'Iran installe de nouvelles centrifugeuses plus rapides », dans Le Devoir, 20 juillet 2011 [texte intégral (page consultée le 24 juillet 2011)] 
Traductions de
  1. (en) « no nuclear material has been introduced into the facility »

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

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