Natalia Narotchnitskaïa

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Natalia Narotchnitskaïa

Natalia Alekseïevna Narotchnitskaïa (en russe : Наталия Алексеевна Нарочницкая) est une universitaire, historienne et femme politique russe, née le 23 décembre 1948.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'Alexeï Leontievitch Narotchnitskii, historien spécialiste de l'histoire de la Russie au XIXe siècle, Natalia Narotchnitskaïa est titulaire d'un doctorat en histoire, diplômée de l'Institut d'État des relations internationales de Moscou (МGIMO) ; elle a travaillé de 1982 à 1989 au Secrétariat de l'ONU, à New York, et est actuellement chargée de recherche à l'Académie des sciences de Russie (РАН), spécialisée dans l'étude des relations internationale. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la politique de l'Europe occidentale. L'un de ceux-ci (Que reste-t-il de notre victoire ? Russie-Occident : le malentendu) a été traduit et publié en France en 2008 (Éditions des Syrtes).

Fervente nationaliste, antimarxiste, orthodoxe et slavophile, elle professe des positions anti-atlantistes marquées, ayant par exemple soutenu la politique serbe pendant la guerre de Yougoslavie, ou plus récemment le pouvoir russe dans le conflit tchétchène. Ancienne membre du parti patriotique Rodina, elle a été depuis élue à la Douma, siégeant dans le groupe de Russie juste et nommée vice-présidente de l'assemblée chargée des affaires internationales. Non réélue en 2008, elle s'est consacrée à la formation en France de l’Institut de la démocratie et de la coopération basé à Paris, dans le but de répondre aux accusations de pratiques dictatoriales contre le gouvernement de Vladimir Poutine, et contredire l'écriture américaine de l'histoire des relations Russie-Occident.

Extraits[modifier | modifier le code]

  • Que reste-t-il de notre victoire ? : « En Occident, la presse contemporaine fait preuve de partis-pris antirusses jamais vus, même pendant la guerre froide. Avec une étonnante continuité, réapparaissent la théorie hégélienne des peuples historiques et non historiques, et l'impatience furieuse d'Engels qui se réjouissait par avance de la disparition des Slaves, privés du droit à une existence historique, et du peuple russe, réactionnaire par nature. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Que reste-t-il de notre victoire ? : Russie-Occident, le malentendu (traduit du russe par Jacques Imbert, avec une préface de François-Xavier Coquin et une postface de Jacques Sapir), Éditions des Syrtes, Paris, 2008, 203 p., (ISBN 978-2-84545-132-2). – Publication originale : За что и с кем мы воевали, минувшее, 2005, 80 p., (ISBN 5-902073-37-5).

Liens externes[modifier | modifier le code]