Narmadâ

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22° 05′ N 74° 54′ E / 22.08, 74.9

Narmadâ
Chutes de la Narmadâ à Marble Rocks
Chutes de la Narmadâ à Marble Rocks
Bassin de la Narmadâ
Bassin de la Narmadâ
Caractéristiques
Longueur 1 289 km
Bassin 90 000 km2
Bassin collecteur Narmadâ
Débit moyen ?
Cours
Embouchure golfe de Cambay
dans la mer d'Arabie
Géographie
Pays traversés Drapeau d'Inde Inde

La Narmadā est un fleuve (appelé aussi Narbadā) qui coule d'est en ouest dans le centre de l'Inde. Elle fait partie des sept rivières sacrées de l'Inde.

Un grand barrage sur son cours est l'objet de très vives controverses, notamment suite à un rapport de la Banque mondiale.

Sommaire

Géographie [modifier]

Le fleuve Narmadâ forme la limite traditionnelle entre le Deccan et la plaine indo-gangétique. Il prend sa source dans les monts Maikal dans l'État du Madhya Pradesh. L'essentiel de son cours se trouve dans cet État. Il traverse sur quelques dizaines de kilomètres l'État du Maharashtra puis se jette dans l'océan Indien dans le golfe de Cambay au Gujarat (mer d'Arabie).

En décembre 1982, Arun Soniaka découvre un crâne humain sur la rive droite de la Narmada, près du village de Hatnora (Madhya Pradesh), à environ 40 km à l'Est de la ville de Hoshangâbâd. Ce crâne est actuellement le plus ancien fossile humain découvert en Inde. Il a été classé dans le groupe des Homo erectus évolué. On lui attribue une existence au Paléolithique moyen (-100000 à -35000), et une industrie lithique comprenant des bifaces, des hachereaux et des racloirs[1].

Principales villes [modifier]

Affluents [modifier]

Hydrologie [modifier]

Le barrage Sardar Sarovar [modifier]

Sardar Sarovar est un barrage sur le fleuve Narmadā. C'est la pièce maîtresse d'un projet devant irriguer 18 000 kilomètres carré avec 75 000 kilomètres de canaux dans ce qui serait le plus grand au monde. Ce projet doit aussi apporter de l'eau potable à 40 millions de personnes, et produire de l'électricité.

Mais au moins 100 000 personnes devraient être déplacées à cause du barrage, et 140 000 personnes supplémentaires à cause des canaux. En 1985, la Banque mondiale a donné son accord pour un prêt de 450 millions de dollars US pour ce projet.

En juin 1991, la Banque mondiale a nommé Bradford Morse, ex-secrétaire général adjoint des Nations unies et pendant dix ans (1976-1986), chef du Programme de Développement des Nations unies, pour organiser une étude indépendante sur les mesures prises pour compenser les effets humains et environnementaux du projet Sardar Sarovar. Thomas R. Berger, qui a dirigé l'étude sur le pipeline de la vallée du Mackenzie (1974-1977) et la commission d'étude sur l'Alaska (1983-1985) a accepté d'être directeur-adjoint de cette étude.

L'écrivaine Arundhati Roy s'est ralliée à la cause des opposants aux travaux, menés par Medha Patkar et qui ont formé le Narmada Bachao Andolan (le mouvement Sauvez la Narmada). Cependant, la cour suprême indienne a déclaré en 1999 que le projet devait être terminé et a débouté le Narmada Bachao Andolan.

Voir aussi [modifier]

Sources [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Jacques Dupuis, Histoire de l'Inde, Éditions Kailash, ISBN 2-84268-122-3, p 19