Napoléon Antoine Belcourt

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L'hon. Napoléon Belcourt en mai 1910

L'honorable Napoléon Antoine Belcourt, C.P. (né le 15 septembre 1860, décédé le 7 août 1932) était un député franco-ontarien au Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Belcourt naît à Toronto (Canada-Ouest) au sein d'une famille canadienne-française et est élevé à Trois-Rivières (Québec). Il étudie le droit à l'Université Laval et pratique à Montréal à partir de 1882 avant de s'installer à Ottawa en 1884. Il intègre la faculté de droit de l'Université d'Ottawa en 1891 et devient le propriétaire du journal Le Temps, qui appuie le Parti libéral de Wilfrid Laurier.

Il est candidat à la Chambre des communes du Canada pour la première fois lors de l'élection fédérale de 1891, mais il est défait. Il est de nouveau candidat et réussit à se faire élire lors de l'élection de 1896 ; il utilise sa position de député afin de lutter en faveur de la communauté franco-ontarienne.

En 1904, il devient Président de la Chambre des communes du Canada, mais il ne demeure à ce poste que jusqu'à la fin du mandat de la législature. Il démissionne suite à l'élection de 1904, mais il demeure député.

En 1907, il est nommé au Sénat du Canada par Laurier.

Belcourt devient un des dirigeants du mouvement pour les écoles séparées de langue française en Ontario. Il préside au premier Congrès des Franco-Ontariens en 1910, convoqué pour s'opposer aux tentatives du gouvernement ontarien d'éliminer l'usage de la langue française dans les écoles. Il est également une des figures de proue de la lutte contre le Règlement 17, mis en place par le gouvernement provincial en juin 1912 pour restreindre l'usage du français comme langue d'enseignement autant dans le réseau scolaire public que dans le réseau séparé. L'opposition au règlement atteint son apogée lors de manifestations réunissant plusieurs milliers de personnes à Ottawa ; Belcourt parle au nom des manifestants.

Il conteste le Règlement 17 devant la Cour suprême de l'Ontario en 1914, sans succès. Il fait appel jusqu'au Comité judiciaire du Conseil privé au Royaume-Uni, où il affirme que le Règlement viole le droit des contribuables francophones de voir leur argent utilisé conformément à leurs désirs, et qu'il privait les citoyens du droit d'utiliser leur propre langue et de décider de la langue d'enseignement de leurs enfants. Belcourt est débouté par la cour, mais le mouvement de contestation qu'il dirige empêche la mise en œuvre complète du Règlement.

En 1924, Belcourt est nommé ministre plénipotentiaire à la Conférence interalliés à Londres ; l'année suivante, il préside la réuni de l'Union interparlementaire à Ottawa.

Source[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]