Nanocristal

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Un nanocristal est un monocristal dont au moins une des dimensions est inférieure à 100 nm.

Pour les nanocristaux de semi-conducteurs, pour des dimensions inférieures à 10 nm on parle souvent aussi de point/boite quantique (ou quantum dot, ou encore qdot).

Effet induit par l'échelle nanométrique[modifier | modifier le code]

À cause de sa petite taille, il se comporte comme un puits de potentiel qui confine les électrons dans trois dimensions, dans une région d'une taille de l'ordre de la longueur d'onde des électrons selon (de Broglie), soit quelques nanomètres dans un semi-conducteur.

Ils sont à comparer aux fils quantiques (en 2 dimensions) et aux puits quantiques en 1 dimension.

À cause du confinement, les électrons du nanocristal ont des niveaux d'énergie discrets et quantifiés, de façon similaire à un atome. Pour cette raison les nanocristaux sont parfois appelés « atomes artificiels ». Les niveaux d'énergie peuvent être contrôlés par le changement de la taille et de la forme du nanocristal, ainsi que par la profondeur du potentiel.

Nanocristal de semi-conducteur[modifier | modifier le code]

Un tel cristal présente des propriétés de fluorescence qui le rendrait intéressant pour de nouvelles formes d'imagerie moléculaire, mais en raison de sa taille, il pose cependant probablement des problèmes de toxicité (nanotoxicité) telle qu'il semble pour l'instant difficile à utiliser en imagerie médicale (sauf sur culture cellulaire, hors du corps).

Un nanocristal entouré d'un ligand judicieusement choisi peut cibler certaines molécules d'intérêt. Quand il absorbera un photon, ce photon fera passer un électron dans la bande de conduction en faisant un trou dans la bande de valence, créant une paire électron-trou dite exciton. Cet exciton se recombinera ensuite en libérant un photon de fluorescence que l'on observera avec un filtre approprié à sa longueur d'onde, et un matériel d'amplification lumineuse. Les nanocistaux de semi-conducteurs ont quelques caractéristiques les rendant intéressants pour l'imagerie moléculaire [1],[2]:

  • leur coefficient d'absorption est plus élevé que ceux des colorants organiques aujourd'hui utilisés ;
  • ils sont plus stables (éclairés, ils peuvent continuer à émettre une lumière fluorescente durant plusieurs minutes, voire pour certains plusieurs heures) que les colorants organiques (qui photoblanchissent (i.e. perdent leur capacité de fluorescence) dans les quelques secondes suivant leur éclairement ;
  • ils ont de bons rendement de fluorescence (jusqu'à 80 % de la lumière absorbée est rendue sous forme de fluorescence) ;
  • les plus petits émettent dans le bleu et les plus "gros" dans le rouge ;
  • on sait de mieux en mieux les solubiliser dans l'eau et les conjuguer à des molécules-cibles via des ligands organiques qu'on leur a préalablement associés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Medintz Il et al. ; Nat Mater 4,435-46  ; 2005
  2. Michalet X et al. ; Science 307, 538-44 ; 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]