Nangui Abrogoua

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Nangui Abrogoua était le chef des Tchamans (Ebries) peuple Bidjans resident a l'actuelle ville d'Abidjan, capitale ivoirienne. Ce peuple autochtone vit au bord de la lagune qui porte son nom (Ebrie). Né vers 1848 et mort vers 1938 à Abidjan, Nangui Abrogoua etait un chef terrien vivant sur l'île Boulay dans le plan d'eau lagunaire d'Abidjan, mais originaire du village d'Abidjan Adjamé[1]. Il a joué un rôle important dans les négociations avec les colons français pour les droits terriens du peuple Djemian

Les Djemian (aussi appelé Agbou Djemian, Koutoukou djemian) sont un peuple valeureux, travailleur, guerrier. Adjamé dont l'un des chefs était Nangui Abrogoua est le lieu de reunions ou de rassemblement des Bidjans d'ou Adjame tire son Adjemin. Bidjan est composé de Sept villages plus un allie Djepo: Ce sont: Bidjan Cocoly (actuel Cocody, Lokodjro, Adjamé, Agban, Attécoubé ou bidjan té, , Anoumanbo (actuellement dans la commune de Marcory), , Bidjan Santè. La signification Bidjan tire son origine du fait que ce peuple installé dans une zone verdoyante pratiquait la cueillette des plantes qu'on appelle "m'bi". Les djemien se sont déplacés successivement de l'actuel Zoo d'Abidjan, aux rives de l'actuelle commune du Plateau (les villages Goblo Kaka et Dougbeyoh )enfin pour s'établir définitivement au cœur de l'actuelle commune d'Adjamé jusqu'à ce jour. Cocody a fait le deplacement a partir de l'emplacement actuel du Stade Félix Houphouët-Boigny.

Nangui Abrogoua était chef de famille, père d'une vingtaine d'enfants et membre de la génération Dougbo. Aujourd'hui encore l'un de ses petits-enfants assure la fonction de chef de la communauté Djemian.

Son nom a été donné à un des grands boulevards d'Abidjan et, en août 2012, l'université d'Abobo-Adjamé a été renommée en son nom[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Contamin et Harris Memel-Fotê,, Le modèle ivoirien en questions : crises, ajustements, recompositions, Éditions Karthala, coll. « Hommes et sociétés »,‎ 1997, 802 p. (lire en ligne), p. 535
  2. Agence ivoirienne de presse, « Les universités de Côte d’Ivoire changent de dénominations », sur http://news.abidjan.net,‎ 9 août 2012 (consulté le 24 janvier 2013)