Namaquas

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Namaquas

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Femme namaqua dans le désert du Kalahari, en Namibie

Populations significatives par région
Drapeau de la Namibie Namibie 246 000
Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 76 000
Drapeau du Botswana Botswana 1 600
Population totale 324 000
Autres
Langues

nama

Ethnies liées

Khoïkhoï

Les Namaquas (qui signifie « les gens de Nama ») forment un peuple de pasteurs d'Afrique australe qui vivent principalement en Namibie, également en Afrique du Sud et à un moindre degré au Botswana ; c'est une des principales branches Khoïkhoï.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on observe de multiples variantes : Nama, Naman, Namaqa, Namaqua, Namas, Nawakwa, Rooi Nasie[1].

Langues[modifier | modifier le code]

Leur langue traditionnelle est le nama, une langue khoïsan[2], mais la plupart parlent maintenant l'afrikaans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Nama - Chef Hendrik Witbooi (au centre) et ses compagnons

Pendant des milliers d'années, ils ont conservé une vie pastorale, gardant des troupeaux de chèvres et de moutons, rassemblant du bois pour le feu et récoltant du miel.

Suite à la découverte de diamants à l'embouchure du fleuve Orange dans les années 1920, des prospecteurs se sont installés dans la région, construisant des villes comme : Alexander Bay et Port Nolloth, processus qui s'est accéléré avec l'appropriation des terres traditionnelles qui avait commencé dès le début de l'ère coloniale. Sous le régime d'apartheid, les derniers pasteurs furent encouragés à se fixer dans des villages.

Population[modifier | modifier le code]

Famille Nama (1906)

Les Namaquas sont considérés par certains, comme les vrais descendants des Khoïkhoïs, ils ont beaucoup en commun avec les Bochimans (San), partageant les mêmes racines et caractéristiques linguistiques. C'est pour cela qu'on les regroupe sous le nom de Khoisan.

Les Namaquas vivaient sur le fleuve Orange au Sud de la Namibie et au Nord de l'Afrique du Sud. Les premiers colons les appelaient les Hottentots.

Économie et culture[modifier | modifier le code]

Tentes Nama en Afrique du Sud

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]
  2. (en) Fiche langue, dans la base de données linguistique Ethnologue

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Andreas Heinrich Bühler, Der Namaaufstand gegen die deutsche Kolonialherrschaft in Namibia von 1904-1913, IKO-Verlag für Interkulturelle Kommunikation, Francfort, Londres, 2003, 435 p. (ISBN 3-88939-676-3)
  • (de) Sabine Klocke-Daffa, « Wenn du hast, musst du geben » : soziale Sicherung im Ritus und im Alltag bei den Nama von Berseba/Namibia, Lit, Münster, 2001, 410 p. (ISBN 3-8258-5260-1) (version remaniée d’une thèse soutenue à l’Université de Münster en 1998)
  • (de) Sigrid Schmidt, Als die Tiere noch Menschen waren : Urzeit- und Trickstergeschichten der Damara und Nama in Namibia, Rüdiger Köppe Verlag, Cologne,1995, 256 p. (ISBN 3-927620-88-2)
  • (de) Sigrid Schmidt, Sagen und Schwänke in Afrika : Erzählungen der Damara und Nama, R. Köppe, Cologne, 1997, 245 p. (ISBN 3-927620-69-6)
  • (en) James Edward Alexander (Sir), An expedition of discovery into the interior of Africa : through the hitherto undescribed countries of the Great Namaquas, Boschmans, and Hill Damaras, H. Colburn, Londres, 1838, 2 vol.
  • (en) John Campbell (Rev.), The life of Africaner, a Namacqua chief of South Africa, American Sunday School Union, Philadelphia, 1831, 35 p.
  • (en) P. Carstens, « The Socio-Economic Context of Initiation Ceremonies Among Two Southern African Peoples », in Canadian Journal of African Studies / Revue Canadienne des Etudes Africaines (Québec), 1982, vol. 16, n° 3, p. 505-522
  • (en) P. Carstens, « The Inheritance of Private Property among the Nama of Southern Africa Reconsidered », in Africa (Londres), 1983, vol. 53, n° 2, p. 58-70
  • (en) Carl Hugo Linsingen Hahn, The native tribes of South-West Africa : The Ovambo - The Berg Damara - The bushmen of South West Africa - The Nama - The Herero, Cape Times Ltd., Le Cap, 1928, 211 p.
  • (en) Winifred Hoernlé, The social organization of the Nama and other essays, Witwatersrand University Press, Johannesburg, 154 p. (ISBN 0-85494-867-8)
  • (en) Reinhart Kössler, In search of survival and dignity : two traditional communities in southern Namibia under south African rule, Gamsberg Macmillan, Windhoek, 2005, 374 p. (ISBN 978-99916-0-598-2)
  • (en) Benjamin Ridsdale (Rev.), Scenes and adventures in Great Namaqualand, T. Woolmer, Londres, 1883, 293 p.
  • (en) Sigrid Schmidt, « Observations on the Acculturation of the Nama in South West Africa/Namibia », in African Studies Johannesburg, 1984, vol. 43, n° 1, p. 31-42
  • (en) Ursula Trüper, The invisible woman : Zara Schmelen ; African mission assistant at the Cape and in Namaland, Basler Afrika Bibliographien, Bâle (Suisse), 2006, 118 p. (ISBN 978-3-905141-91-7)
  • (fr) Horst Drechsler, Le Sud-Ouest africain sous la domination coloniale allemande : la lutte des Hereros et des Namas contre l'impérialisme allemand, 1884-1915, Akademie-Verlag, Berlin RDA, 1986, 283 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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