Nafana (peuple)

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Implantation des Nafanas

Les Nafanas sont un peuple d'Afrique de l'Ouest établi au nord-ouest du Ghana et au nord-est de la Côte d'Ivoire. Ils font partie du grand groupe des Sénoufos[1].

Les Nafanas racontent qu'ils viennent de Côte d'Ivoire, plus précisément du village de Kakala. Selon Jordan (1978)[2], leur tradition orale soutient que des Nafanas sont toujours là-bas, et que s’ils y retournent ils ne seront pas autorisés à revenir. Ils arrivèrent dans la région de Banda après les Ligbis, qui selon Stahl (2004)[3], venaient de Begho (Beghu) au début du XVIIe siècle.

Le premier site des Nafanas est Loropéni, au Burkina Faso et c'est après qu'ils ont immigré vers Sinematiali en Côte d'Ivoire; on retrouve leur trace à Bondoukou (le roi Sié Koffi Akomi) en Côte d'Ivoire et Accra au Ghana[réf. nécessaire].

Langues[modifier | modifier le code]

Leur langue est le nafaanra, une langue sénoufo, dont le nombre de locuteurs au Ghana était estimé à 61 000 en 2003[4]. L'akan est également utilisé.

Culture[modifier | modifier le code]

Masque féminin Bedu[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) James Stuart Olson, « Nafana », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 415 (ISBN 9780313279188)
  2. (en) Dean Jordan, « Nafaara tense-aspect in the folk tale », in Joseph E. Grimes (dir.), Papers on discourse, SIL Publications, Dallas, 1978, p. 84-90 [1]
  3. (en) Ann Stahl, « Making history in Banda: Reflections on the construction of Africa's past », in Historical Archaeology, 2004, 38, 1, p. 50-56
  4. (en) Fiche langue, dans la base de données linguistique Ethnologue
  5. Brooklyn Museum

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Karel Arnaut, « The many publics of the Bedu masquerade : Nafana male and female masks », in Frederick Lamp (dir.), See the music, hear the dance: rethinking African art at the Baltimore Museum of Art, Prestel, Munich, 2004, p. 146-149
  • (en) Walter Pitt, « The Mfantera », in Gold Coast Review, 1926, 2/1: 71–77.
  • (en) Ann Stahl, « Making history in Banda: Reflections on the construction of Africa's past », in Historical Archaeology, 2004, 38, 1, p. 50-56.

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