Nadine Ribault

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Nadine Ribault

Activités écrivain
Naissance
Paris
Langue d'écriture français
Genres roman, nouvelle, essai

Œuvres principales

  • Un caillou à la mer (1999)
  • Le Vent et la Lumière (2006)
  • Les Sanctuaires de l'abîme - Chronique du désastre de Fukushima (2012)

Nadine Ribault, née à Paris le 20 janvier 1964, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Nadine Ribault est né sur l’île de La Réunion en 1935, dans une famille de 9 enfants, sur une plantation de cannes à sucre. Sa mère est née la même année en Charente-Maritime, d’une famille paysanne et ouvrière. Ses parents se rencontrent à Paris où son père est soudeur et quittent la France pour la Côte d’Ivoire où Nadine Ribault et son frère passent leurs premières années d’enfance.

Après des années de vie en région parisienne, en Écosse, aux Pays-Bas, la famille s’installe à Metz où Nadine Ribault commence des études de lettres qu’elle poursuit à Paris tout en ayant, quatre années durant, à lutter contre la maladie. Elle décide alors de quitter l'université.

Elle enseigne en France puis au Japon, et décide, en 1995, d’arrêter ce travail. Elle vend les livres qu’elle a acquis durant ses études et ses quelques années d’enseignement, continue de s’adonner à la calligraphie et se reconstitue peu à peu, et selon ses choix, une bibliothèque.

Retirée dans la forêt, au pied des Alpes japonaises elle écrit son premier recueil de nouvelles, Un caillou à la mer, découvre les écrits japonais, indiens (Krishnamurti, la Bhagavad-Gîtâ), russes (Tchekhov, Anna Akhmatova), antiques (Lucrèce, Ovide, Sophocle), allemands (Nietzsche, Novalis, Hölderlin) et revient toujours à la lecture des romantiques et des surréalistes.

Ses voyages l’ont menée en Chine, en Nouvelle-Zélande, dans différents pays européens. La France n’était parfois qu’un pays de passage et le voyage, suivant ce principe de Germaine Tillon, lui laisse penser qu’on peut s’essayer à voir de loin pour mieux voir de près.

Nadine Ribault vit près de la mer du Nord, sur la Côte d'Opale.

En 2012, elle publie ses Carnets des Cévennes et Carnets des Cornouailles, aux Éditions Le mot et le reste. Ces livres inaugurent une série qu’elle appelle « Points d’Appui ». N’y est pas tenu le détail d’un voyage, qui en ferait des carnets dits « de voyage », mais celui d’un rapport à un certain monde en voie avancée de disparition. C’est ce dernier qui, constituant le point d’appui, permet de se remettre du vertige éprouvé dans l’acte d’écriture d’un roman.

Toujours en 2012, elle publie, en collaboration avec Thierry Ribault, Les Sanctuaires de l'abîme - Chronique du désastre de Fukushima[1] aux Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, ouvrage qui traite de la catastrophe de Fukushima. Nadine Ribault était présente au Japon où elle a fait depuis vingt ans de nombreux séjours[2],[3],[4]. Nadine et Thierry Ribault dénoncent notamment dans cet ouvrage le "négationnisme nucléaire" qui renvoie à "la négation, par de multiples procédés, de la réalité des conséquences du rayonnement sur la santé des populations, en dépit des preuves attestées d'existence de tels effets sur les différentes formes de vie"[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son travail est orienté vers le genre romanesque qu’elle conçoit comme une création poétique. Elle consacre plusieurs années d’écriture à chacun de ses romans et y défend, à travers la création d’héroïnes marquées par l’influence du roman anglo-saxon (Jane Austen, Virginia Woolf, Henry James, Hawthorne) et du roman du XIXe siècle (Stendhal, Lautréamont, Novalis), les notions d’ardeur et de ferveur. Dès son premier roman, Festina lente, elle met en place des ‘dialogues intérieurs’ qui suivent le principe du monologue intérieur mais, plutôt que de concerner l’intériorité d’un seul personnage, en concernent deux, voire trois.

La description occupe dans ses livres une place centrale, ses personnages établissant avec la nature un rapport intense. Descriptions et monologues permettent d’appréhender le déchirement vécu par l’héroïne entre monde intérieur et monde extérieur et la nécessité où elle se trouve de se découvrir elle-même, découverte qui ne peut se faire qu'à travers celle de l'amour.

Cependant, elle a dû se défier des mots, à un moment ou à un autre, puisque, en 2010, cherchant à s'échapper de la littérature et plonger dans le monde des images merveilleuses, elle commence des collages.

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Un caillou à la mer, Actes Sud, Leméac, 1999. Traduit en anglais sous le titre A pebble into the sea, VVV Éditions, Canada, 2004
  • Cœur anxieux, Actes Sud, 2004

Essais[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

Ouvrages collectifs et catalogues[modifier | modifier le code]

Ouvrages à tirage limité[modifier | modifier le code]

  • La cordelette jaune, gravures de Nathalie Grall, Michèle Broutta, 2004
  • Noyé de brume et de silence, gouaches de Marie-Christine Dubois, L'Espace du Dedans, 2010
  • Conversation avec le graveur Nathalie Grall, introduction La gravure bouleversée, Éditions Tandem, 2010
  • Une semaine dans la vie d’Immalie , ouvrage fait main, accompagné de 31 dessins de N. Ribault, Nao Paper, 2012

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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