Nadia Anjuman

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Nadia Anjuman poétesse et journaliste afghane, née en 1980 et morte le .

Entre 1996 et 2001, sous le régime des Talibans, elle fait partie d'un cercle clandestin de femmes étudiant la littérature sous la direction du professeur Nasser Rahiyab.

Par la suite elle s'inscrit à l'université et publie en 2004 un recueil de poèmes, Gul-e-dodi (Fleur rouge sombre) vendu à près de 3000 exemplaires, un best-seller dans ce pays.

Mariée, elle écrit dans un poème : « Je suis acculée derrière ces barreaux, pleine de douleur et de mélancolie » et « je suis une femme afghane et je dois gémir ».

Elle meurt le 5 novembre 2005 à l'hôpital d'Herat après avoir été battue par son mari dans leur appartement de Herat. Le mari attendra quatre heures avant d'emmener sa femme à l'hôpital. La famille accepte de retirer sa plainte à condition que le mari purge une peine de 5 ans de prison. L'affaire est alors classée avec la mention "suicide". Le mari - qui a reconnu l'avoir battu sa femme mais non l'avoir tuée - fera un mois de prison. Il élève librement leur petite fille.

Sur les six femmes membres du cercle clandestin où étudiait Nadia Anjuman, quatre seraient encore en vie (juillet 2010).

Référence[modifier | modifier le code]