Nachtjagd

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Article principal : Défense du Reich.

La Nachtjagd (de l'allemand, littéralement : « chasse de nuit ») est une branche de la Luftwaffe chargée plus spécifiquement de la chasse de nuit dans la défense du Reich notamment contre les bombardiers du Royal Air Force Bomber Command conduisant les attaques de bombardement stratégique durant la Seconde Guerre mondiale. Elle ne doit pas être assimilée ou confondue avec les Nachtschlachtgruppen, unités distinctes chargées du bombardement et harcèlement nocturne [note 1].

Insigne général de la Nachtjagd

Historique[modifier | modifier le code]

Le général d'aviation italien Giulio Douhet concepteur de la doctrine du bombardement stratégique dont les principes furent largement appliqués pendant la Seconde Guerre mondiale.
Inspirée par les enseignements du Gén. Douhet, la RAF avait développé sa flotte de bombardiers à long rayon d'action dès les années 1930. Ici un Fairey Hendon, premier bombardier entièrement métallique mis en service en 1934 et qui servira jusqu'en janvier 1939.
Organisation des zones d'intervention de la Nachtjagd au début de la Seconde Guerre mondiale.
Arado Ar 68 l'un des tout premiers appareils affectés à la Nachtjagd

À la veille du déclenchement du plan jaune, le ministre de la propagande Joseph Goebbels fit paraître dans la presse des photos d'avions Heinkel He 100 prétendument affectés à « des » unités de chasse diurne/nocturne allemandes non identifiées. Il s'agissait de désinformation : le Heinkel He 100[note 2] était un prototype (détenteur d'un record de vitesse resté sans suite) construit à une douzaine d'exemplaires seulement. Ni l'Allemagne, ni ses adversaires, ne possédaient d'unités spécialisées dans la chasse du nuit au début de la Seconde Guerre mondiale.

En raison du caractère résolument offensif de la pensée militaire allemande et de la stratégie des autorités militaires, la défense aérienne, nocturne ou diurne, était loin d'être une priorité pour celles-ci. En janvier 1939, la Lufwaffe ne compte que sept Nachtjagdversuchsstaffeln (Staffeln expérimentaux de chasse de nuit) équipés d'Arados Ar 68 et de Messerschmitts Me/Bf 109. Ces unités étaient surnommées les Mondlichtstaffeln (litt. Staffeln du clair de Lune). En novembre de la même année, une poignée de ces Ar 68 sont utilisés pour des essais d'interception nocturne par le X(Nacht)/JG 53 Pik As à Heilbronn. En février 1940, une unité expérimentale de chasse de nuit, commandée par le Major Blumensaat, est créée à Jever sous la dénomination IV/JG 2.

Au printemps 1940, la chasse de nuit se réduit donc à quelques états-majors expérimentaux de grandes unités de chasse affectés essentiellement à la protection des ports du Nord-ouest de l'Allemagne (Lübeck, Brême, ..). Pour le reste du territoire du Reich, l'artillerie antiaérienne était censée suffire. Le réseau radar se réduisait, quant à lui, à une douzaine de stations réparties de la Frise à la Forêt-Noire. C'est le raid de la RAF du 18 décembre 1940 qui révéla les lacunes du système de protection antiaérienne de l'Allemagne - et en particulier la vulnérabilité de son complexe militaro-industriel de Rhénanie et de la Ruhr.

Ce ne sera finalement que le 22 juin 1940 - en vue d'abord de la Bataille d'Angleterre qui se préparait - que Hermann Göring fait appel au capitaine Wolfgang Falck (ce qui, par une curieuse coïncidence, se traduit par faucon[note 3]) pour mettre sur pied la première véritable escadre de chasse de nuit, la Nachtjagdgeschwader 1 (NJG 1)[note 4]. On peut à partir de cette date distinguer deux périodes dans l'histoire de la Nachtjagd : celle d'avant juillet 1943 (le raid massif et meurtrier sur Hambourg) et celle de la fin de la guerre[1].

Printemps 1940 - juillet 1943[modifier | modifier le code]

Le concept de bombardement stratégique nocturne avait déjà été amplement développé par l'aviation impériale pendant la Première Guerre mondiale (raids de Zeppelins sur Londres et bombardiers lourds Gotha). À titre préventif, elle avait aussi procédé à quelques expériences de chasse de nuit, chasse à vue appuyée par des projecteurs.

La Luftwaffe ressuscitée continue le processus au cours des années trente, sans toutefois pousser fort loin ses essais. Elle avait fait le choix de se doter d'une flotte de bombardiers à court et moyen rayon d'action. De son côté, le Bomber Command britannique, inspiré par l'enseignement de Giulio Douhet s'était déjà doté d'appareils à vocation de bombardiers continentaux stratégiques comme le Vickers Wellington.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet 1940, Werner Streib enregistre la première victoire de la toute nouvelle Nachtjagd, en l'occurrence un Armstrong Whitley (serial VP5007 appartenant au No. 51 Squadron RAF de la RAF) au-dessus d'Osnabrück[note 5]. Cette même nuit, le Major Walter Ehle du II./NJG1 abat un Wellington. Le 8 octobre voit la première victoire d'un chasseur lourd, un bimoteur Dornier Do 17 Z-10 (surnommé Kauz I) du IV/NJG 1 envoyant au tapis un autre Wellington au-dessus du Zuiderzee néerlandais[réf. nécessaire].

Février 1941 voit la constitution du I/NJG 4 à partir de personnels du I/ZG 26 (Zerstörergeschwader, chasseurs lourds diurnes), avec Metz pour base. Dans la nuit du 11 avril, la Nachtjagd enregistre sa 100e victoire, quand l’Oberleutnant Prinz zur Lippe Weissenfeld du 4 Staffel/NJG1 abat le Wellington W5375 du 12(th) Squadron au-dessus de l'Ijsselmeer.

Pendant cette première phase de la guerre aérienne nocturne, en l'absence d'équipements de détection embarqués, la Luftwaffe utilise essentiellement ses radars terrestres et des projecteurs pour guider ses chasseurs de nuit. C'est l'époque de la Helle Nachtjagd (« chasse de nuit claire ») ou Henaja. Cette technique permet ainsi à l’Oberleutnant Kurt Martinek, pilote au 9. Staffel - III/NJG.4 alors basé à Florennes (Belgique), équipé de Me 110, d'abattre six bombardiers britanniques entre le 13 août et le 23 septembre 1942[note 6].

Le raid sur Hambourg et ses conséquences jusqu'à la capitulation du 8 mai 1945[modifier | modifier le code]

Bombardement nocturne de Hambourg par la RAF.

Le bombardement de Nuremberg effectué dans la nuit du 30 au 31 mars 1944 vit la chasse de nuit et la Flak infliger les pertes les plus sévères du conflit aux bombardiers de la RAF.

Chasse de nuit sur le front de l'Est : à la poursuite des « Sorcières de la nuit »[modifier | modifier le code]

Junkers Ju 88 Nachtjäger sur le front Est.

La Dal'naya Aviatsiya (DA) ou aviation à long rayon d'action de l'armée de l'air soviétique, effectua des raids en profondeur sur les arrières de l'ennemi, en employant des bombardiers à long rayon d'action comme le Iliouchine Il-4.

Effectifs, unités et bases[modifier | modifier le code]

Le Zerstörer Me 110 fit montre de graves lacunes dans son rôle de chasseur lourd diurne pendant la Bataille d'Angleterre mais fut reconverti avec succès en un redoutable chasseur de nuit.

Nombres d'avions en ligne[modifier | modifier le code]

La proportion de la chasse de nuit dans l'ordre de bataille de la Luftwaffe a été croissante le long du conflit[2] :

  • 17 aout 1940 : 63 chasseurs sur 3 157 appareils au total (~1/50)
  • 24 juin 1941 : 148 sur 3 428 (~2/50)
  • 27 juillet 1942 : 203 sur 3 500 (~3/50)
  • 17 mai 1943 : 378 sur 4 641 (~4/50)
  • 31 mai 1944 : 572 sur 4 928 (~5/50)
  • 10 janvier 1945 : 808 sur 4 568 (~9/50)
  • 9 avril 1945 : 485 sur 3 331 (~7/50)

Unités[3][modifier | modifier le code]

Me/Bf 110 3C+AR du Staffelkapitän Oberleutnant Hans-Karl Kamp (7/NJG4)
Les Me/Bf 110 3C+AR et 3C+GR du Nachtjagdgeschwader 4

La liste et l'historique des unités de Nachtjagern est un sujet particulièrement ardu à traiter, les unités se créant par parthénogenèse d'unités existantes au fur et à mesure des besoins, des pertes, des réorganisations administratives et de l'évolution désastreuse de la situation militaire du Troisième Reich, certaines unités de chasse changeant par ailleurs de statut (diurne/nocturne et inversement).

  • I. Jagdkorps : formé le 15 septembre 1943 par redésignation du XII. Fliegerkorps créé le 1er août 1941 à partir d'éléments du Stab de la 1. Nachtjagd-Division. Cette unité était subordonnée au Luftwaffebefehlhaber.Mitte.
  • Nachtjagdgeschwader 1/NJG 1 (litt. : Escadre de Chasse de nuit) : formée le 22 juin 1940 qui, malgré sa dénomination, opéra également en tant que chasse diurne. Elle revendiqua 2 311 victoires[note 7] à la fin de la guerre mais perdit pas moins de 676 pilotes et membres d'équipages;
  • Nachtjagdgeschwader 2/NJG 2 : formée en septembre 1940 à partir de personnel du II/NJG 1 (2e Gruppe de la NJG 1). Le 13 juillet 1944, un des Junkers JU 88G-1 de l'unité (code 4R+UR), désorienté, atterrit par erreur sur la base britannique de Woodbridge, révélant ainsi aux Alliés des informations techniques essentielles sur les radars allemands:
  • Nachtjagdgeschwader 3/ NJG 3 : créée le 29 septembre 1941 à Stade avec du personnel du Stab/ZG 26 [Zerstörergeschwader, litt. « escadre de destroyers », unité de chasseurs lourds bimoteurs)];
  • Nachtjagdgeschwader 4/ NJG 4 : créée le 18 avril 1941 à Metz. Peu d'unités de chasse de nuit stationnèrent en France, en raison de sa position excentrée par rapport aux axes de progression des bombardiers alliés (front constitué par les côtes belges et néerlandaises de la mer du Nord)[note 8];
  • Nachtjagdgeschwader 5/ NJG 5 : créée le 30 septembre 1942 à Döberitz;
  • Nachtjagdgeschwader 6/ NJG 6[note 9]
  • Nachtjagdgeschwader 11/ NJG 11 : formée le 20 août 1944, débandée le 30 mars 1945, ses éléments survivants étant versés aux NJG 3 et NJG 5
Note : le 10/NJG11 (10ee Gruppe) débuta sa carrière sous le nom de Kommando Welter (du nom de son « patron ») comme unité d'évaluation de Me 262 dans le rôle de Nachtjäger.
  • Nachtjagdgeschwader 100/NJG 100 : seule unité de ce type déployée sur le front de l'Est (Russie Blanche, Prusse Orientale et Pologne)
  • Jagdabschnittfuhrer Ostpreussen Powuden, litt.: « Détachement pour la Prusse Orientale », unité de circonstance mixte, combinant des éléments de la NJG 100 avec des unités de chasse diurne, pour la défense orientale du Reich.
  • Nachtjagdgeschwader 200/NJG 200 (??) : l'existence de cette unité est hypothétique : certaines rumeurs datant de la fin de la guerre rapportent l'engagement de Junkers Ju 88C de cette unité au-dessus de la Roumanie. Compte tenu de la remarque supra sur la création d'unités, il peut s'agir d'une amorce de dédoublement de la NJG 100 (elle aussi équipée de Ju 88 et qui opérait sur ce front) — qui n'aurait pas dépassé le stade embryonnaire ou celui de la création purement administrative — en vue de la constitution tardive d'une seconde unité de chasse de nuit sur le front de l'Est (Ostfront).

Commandement et pilotes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste d'as de l'aviation.
Funérailles officielles d'Helmut Lent
Le Major Hans-Joachim Jabs appartenait lui-aussi à la chasse de nuit

Les pilotes ne totalisant pas quarante victoires n'ont pas été repris [note 11].

Appareils[modifier | modifier le code]

Heinkel He 100, présenté par la propagande allemande comme chasseur de nuit avant la 2GM.
Nachtjäger Messerschmitt Me/Bf 110G4 vu ici après sa capture par les Britanniques qui l'ont affublé des insignes de la RAF
Le Heinkel He 219 fut la bête de guerre par excellence de la Nachtjagd.
Junkers Ju 88G de chasse de nuit après un atterrissage de fortune en France.
  • Dornier
  • Focke-Wulf
  • Heinkel
  • Henkel
  • Junkers
  • Messerschmitt
    • Messerschmitt Bf 109
    • Messerschmitt Me 110
    • Messerschmitt Me 262 Les versions chasse de nuit de cet appareil à réaction étaient dérivées de la version biplace d'entraînement Me 262 B-1a, l'opérateur-radar prenant la place arrière de l'instructeur. Les premières conversions étaient équipées du radar FuG 218 Neptun. L' Oberleutnant Kurt Welter (Kdo Welter puis 10/NJ 11) a été crédité d'un total de plus de vingt victoires sur un appareil de ce type, score nocturne le plus élevé pour un chasseur à réaction. Le Feldwebel Karl-Heinz Becker (10/NJG 11) le suit avec sept victoires sur cet appareil, .
      • Me 262 B-1a/U1, version standard et opérationnelle de cette conversion.
      • Me 262 B-2 version à fuselage rallongé qui n'a pas été construite en série.
  • Autres - dont avions étrangers/de prise
  • Projets et prototypes (par souci de clarté, le terme de « projet » s'appliquera dans la liste infra aux projets d'adaptation au rôle de Nachtjäger d'appareils existant. Le terme « prototype » s'appliquera à des appareils d'emblée conçus pour ce rôle même s'ils ne dépassèrent pas le stade de la planche à dessin.)
    • Projets
      • Arado Ar 234 La possibilité de convertir ce monoplace biréacteur de reconnaissance et de bombardement en chasseur de nuit lourd fut étudiée et testée - au moins un prototype d'après des documents photographiques d'époque préservés - sans toutefois que la production en série ou la conversion d'une partie de la flotte disponible ne soit réalisée avant la fin des hostilités.
    • Prototypes
      • Ta 154 Moskito prototype élaboré par l'ingénieur Kurt Tank, erronément labellisé Focke-Wulf - Tank étant un des ingénieurs en chef de cet avionneur, le projet étant toutefois une initiative personnelle.

Le radar embarqué, l'équipement et l'armement spécialisés[modifier | modifier le code]

Le chasseur de nuit (en allemand, Nachtjäger au singulier, Nachtjagern au pluriel) est un appareil dont le rôle spécifique nécessite une technologie embarquée particulière. Ce type d'appareil naquit précisément pendant la Seconde Guerre mondiale grâce au développement du radar. Avant cela, la défense anti-aérienne nocturne n'était constituée que de canons anti-aériens, de projecteurs et de mesures passives de black-out.

Outre le radar, ce type d'appareil nécessite aussi un goniomètre indicateur de direction (en conjonction avec la balise installée sur sa base) pour permettre au pilote de retrouver celle-ci dans la nuit ; des moyens de télécommunication ; des feux de positions et un éclairage de cockpit particuliers[note 14]. Le poids de cet équipement nécessite l'utilisation d'un bimoteur (chasseur lourd appelé Zerstörer — litt. destroyer — dans la Luftwaffe) pour permettre notamment l'installation frontale dans le nez (place occupée par le moteur sur un monomoteur) de l'équipement de détection, voire aussi d'une partie de l'armement. La Luftwaffe engagea cependant aussi des monomoteurs dans le rôle de Nachtjagern en les équipant simplement d'un indicateur directionnel et d'un phare d'atterrissage, le pilote repérant simplement sa cible à la lueur de fusées éclairantes, des projecteurs et des incendies au sol.

Radar embarqué
Vue du radar de nez FuG 220 monté sur un Me 110 conservé au musée d'Hendon (GB). Ce remarquable document présente en outre tous les équipements dont il est question dans le texte ci-contre.
Les radars embarqués allemands Lichtenstein furent utilisés dans quatre versions/configurations différentes, extérieurement identifiables aux combinaisons de modèles d'antennes utilisées : FuG (Funk-Gerät) 202 Lichtenstein B/C, FuG 212 Lichtenstein C-1, FuG 220 Lichtenstein SN-2 et FuG 228 Lichtenstein SN-3. Les alliés étant peu à peu arrivés à plus ou moins neutraliser ces systèmes grâce à la capture d'avions intacts, des développements ultérieurs permirent la mise en service en petit nombre de modèles plus performants : le FuG 228 Lichtenstein SN-3 et le FuG 240 Berlin, ce dernier extrapolé de radars alliés capturés. Le système de contre-mesures allié Windows (brouillage par largage d'essaims de bandes d'aluminium) resta toujours un lourd handicap pour la chasse de nuit allemande et même pour les radars au sol.
Un système d'arme Schrägemuziek testé sur un F-80 Shooting Star de l'USAF dans l'immédiat après-guerre
Armements spéciaux
  • Gondoles d'armement ventrales
  • Schräge Musik (litt. Musique syncopée[note 15]) : système d'arme conçu pour les chasseurs lourds bi-moteurs.
Équipements spéciaux
  • Outre ceux mentionnés plus haut, les chasseurs allemands furent également équipés d'un carénage spécial des pipes de tuyaux d'échappement, non pas pour réduire la signature thermique (la détection infra-rouge n'en était encore alors qu'à ses balbutiements) mais pour éviter que les suies des fumées n'encrassent les vitres de verrière et que les flammèches n'éblouissent les membres d'équipage et ne trahissent le chasseur aux yeux de ses proies potentielles.
  • Les dites verrières étaient également protégées par des épaisseurs de verre blindé rapportées, notamment au niveau de pare-brise. Les sièges recevaient également un blindage renforcé.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Un Messerschmitt Bf 110 versé dans la chasse de nuit - l'insigne général de la Nachtjagd est partiellement visible derrière le fuseau-moteur - mais dépourvu de radar.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Périodiques aéronautiques français : Avions, Aérojournal et Le Fana de l'Aviation;
  • Périodiques de modélisme français : Replic et Wingmaster;
  • Les As de la chasse de nuit allemande delPrado - Osprey Aviation
  • Les As des chasseurs à réaction - Messerschmitt 262 idem;
  • Connaissance de l'Histoire no 29 La Luftwaffe 1939-1943 et no 35 La Luftwaffe 1943-1945
  • Ciel de Guerre Hors-série no 04 Luftwaffe - Jets au combat , no 06 La chasse de nuit allemande(1ère partie) et no 7 (2ème partie);
  • La chasse de nuit allemande : 1939-1945 Jean Cuny Édité par E.P.A 1980;
  • L'encyclopédie illustrée de l'aviation Éditions Atlas 1983;
  • La guerre aérienne dans la région de Charleroi 1940-1945 collectif : Roland Charlier, Cynrik De Decker, Jean Leotard et Jean Louis Roba à compte d'auteurs;
  • Messerschmitt Bf 110 Chasseur De Nuit Mister Kit Éditions Atlas 1981;
  • Périodiques anglo-saxons (histoire/modélisme) : Aeroplane et Scale Aviation Modeller;
  • Battle over the Reich Alfred Price, Ian Allen;
  • UHU - He 219 Best Night Fighter of World War II Heinz J. Nowarra Schiffer Publishing Ltd 1989;
  • He 219 UHU Joachim Dressel & Manfred Griehl A Schiffer Military History Book Ltd 1995;
  • Jagdeinsitzer Heinkel He 100 Hans-Peter Dabrowski Waffen-Arsenal Podzun-Pallas-Verlag 1989;
  • Geschichte der deutschen Nachtjagd 1917-1945 Gebhard ADERS, Motorbuch Verlag;

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Christian-Jacques Ehrengardt, La Guerre Aérienne, 1939-1945, Éditions Tallandier, Paris, 1996, pages 173 à 181

Glossaire[modifier | modifier le code]

  • O.K.W - abrév. de Oberkommando der Wehrmacht : commandement inter-armes suprême des forces armées allemandes. Cet État-major suprême chapeautait l'O.K.H. (Armée de Terre - Heer), l'O.K.L. (Luftwaffe) et l'O.K.M. (Marine - Marine)
  • Luftwaffe ou Wehrmacht der Luftwaffe (litt. force combattante de l'arme aérienne) : composante aérienne des forces armées allemandes. Le mot Luftwaffe est une appellation courante (comme Air Force pour US Air Force l'est de nos jours) comme l'atteste le préfixe officiel « WL .. » (pour Wehrmacht der ... ) des plaques d'immatriculation des véhicules terrestres de cette arme;
  • Pauke ! Pauke ! Pauke ! (litt. Timbale ! .. ) : cri de ralliement des pilotes de chasse allemand en vue de la cible - équivalent tout à la fois du Bandits .. et du Tally Ho des pilotes britanniques ou du Ennemi en vue et du Taïaut des pilotes français - qui pourrait être comparé à l'expression moderne Bingo ! ;
  • RLM - abrév. de Reichluftfahrtministerium  : Ministère de l'Aéronautique du Reich, autorité d'État ayant la haute main sur toutes les questions relatives à ce domaine, y compris l'aviation militaire, en dehors du commandement, de l'organisation opérationnelle et de la tactique/stratégie qui relèvent de la Luftwaffe;
  • Stab : échelon de commandement d'une grande unité

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Notes.
  1. Die Einzätse der Nachtschlachtgruppen 1,2 und 20 an der Westfront von September 1944 bis Mai 1945, Christian Möller Éd. Hélios
  2. (en) Histoire de ce mystérieux avion
  3. Biographie
  4. Basée dans la zone occupée de la France cette première unité du genre devait dans un premier temps essentiellement protéger les aérodromes d'où partaient les bombardiers à destination du Royaume-Uni de raids britanniques de riposte et les installations de l'opération Seelöwe, qui ne se concrétisa jamais
  5. Streib deviendra le patron du NJG1 le 7 octobre et son Kommodore le 01.07.1943. Streib s'écrasera le 05.10.1944 à bord de son Junckers Ju 88 C6 et mourra deux jours plus tard des suites de ses blessures
  6. 13 août 1942 : Stirling serial ???? à 2km au sud de Rotterdam selon cette source ou le serial BF329 tombé à 01h 15 à 2km au sud-est de Romedenne (Namur), 11 km est-sud-est de Philippville selon cette source
    • 24/25 août 1942 : Stirling serial W7616 tombé à Berzee, 14km au nord-ouest de Philippeville (appareil endommagé par la Flak ) selon cette source
    • 28 août 1942 à 23h 00 : Wellington serial DF665 tombé à Petit-Doische (Namur - B) à 2km nord-ouest de Givet (F) source
    • 3 septembre 1942 à 01h 46 : Halifax serial DT487 tombé à Lesves, 11km au sud-ouest de Namur source et photos
    • 3 septembre 1942 à 02h 15 : Lancaster Mk.I Serial R5763 tombé à 12km au sud-est de Huy (B)source
    • 23 septembre 1942 à 02h 10 : Wellington Mk.III serial X3711 tombé à Warnant, 9km nord-nord-ouest de Dinant source
  7. le nombre de victoires revendiquées par la chasse allemande, tant au niveau des unités que des pilotes, a toujours été surprenant et dès lors sujet à caution ( c'est notamment le cas pour l'as Erich Hartmann), certains appareils endommagés étant comptés pour abattus et des cibles descendues en coopération étant ensuite revendiquées (et enregistrées) par chacun des pilotes concernés
  8. la NJG4 à Dijon
  9. (en) Extrait du journal de l'unité
  10. Biographie
  11. biographie de Hans-Joachim Jabs, pilote à la chasse de nuit (31 victoires)
  12. cette appellation est sujette à caution : le nom de Uhu avait déjà officiellement été attribué par le RLM à l'appareil de reconnaissance Focke-Wulf Fw 189 cfr. Le Fana de l'Aviation n°477S Éditions Larivière Août 2009
  13. Le He 219 Uhu au combat
  14. tout cet éclairage doit en fait concilier deux contraires : ne pas être vu par l'ennemi tout en étant identifiable par l'ami et ne pas éblouir les membres d'équipage ( phénomène de persistance de l'impression lumineuse qui peut aveugler ou provoquer la désorientation spatiale)
  15. certaines sources reprises dans la biblio de référence donnent musique syncopée par référence au Jazz et à la position inclinée de l'armement
  • Références.
  1. (en) History of the Nachtjagd
  2. Axis Aerial Orders of Battle
  3. Organigramme complet en allemand ( avec officiers commandant ) descendant jusqu'au niveau des Gruppen
  4. Do 335 de Chasse de nuit