Nabla
Nabla, noté
, est un symbole mathématique pouvant aussi bien désigner le gradient d'une fonction en analyse qu'une connexion de Koszul en géométrie différentielle. Les deux notions sont évidemment reliées, ce qui explique l'utilisation d'un même symbole. En physique, il est utilisé de manière informelle en dimension 3 pour représenter aisément la divergence (∇·A), le rotationnel (∇∧A) et le laplacien vectoriel (ΔA = ∇2A) d'un champ vectoriel A, ainsi que le gradient (∇f) et le laplacien (Δf = ∇2f) d'un champ scalaire f. Ces notions sont fondamentales en physique, notamment en électromagnétisme et en hydrodynamique.
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Origine historique [modifier]
La forme de nabla vient de la lettre grecque delta majuscule (Δ) renversée, à cause d'une utilisation comparable, la lettre grecque à l'endroit étant déjà utilisée pour désigner un opérateur (le laplacien) en calcul différentiel. La définition, mais sans intitulé du nabla a été introduite par William Rowan Hamilton en 1847[1], et Peter Guthrie Tait en a développé la théorie à partir de 1867. Temporairement surnommé avec malice « atled » (delta à l'envers) par James Maxwell dans leur correspondance, le nom nabla lui fut donné par Tait sur l'avis de William Robertson Smith, en 1870, par analogie de forme avec une harpe grecque qui dans l'antiquité portait ce nom[2].
Formulaire d'analyse vectorielle [modifier]
Ceci est une liste de quelques formules d'analyse vectorielle d'emploi général en travaillant avec plusieurs systèmes de coordonnées communs.
| Opération | Coordonnées cartésiennes (x,y,z) | Coordonnées cylindriques (r,θ,z) | Coordonnées sphériques (r,θ,φ) |
|---|---|---|---|
| Définition des coordonnées |
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| Quelques autres règles de calcul
Formule de Lagrange pour le produit vectoriel
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L'utilisation des expressions de
dans des systèmes de coordonnées autres que cartésiennes nécessite de rester vigilant quant à l'application des dérivées partielles aux éléments
,
et
. Ces derniers étant des champs de vecteurs non constants, ils font apparaître des termes spécifiques lorsque soumis à la dérivation (contrairement à
,
et
qui ont des dérivées nulles).
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Références [modifier]
- (en) Ivor Grattan-Guinness, Landmark writings in Western mathematics 1640-1940, Elsevier, 2005, 1022 p. (ISBN 0444508716), p. 466
- (en) Life and Scientific Work of Peter Guthrie Tait, Cambridge University Press, 383 p., p. 143-145


































(

(
si et seulement si A, B et C commutent entre eux.