Nabis (Sparte)

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Nabis est le dernier tyran de Sparte de -205 à -192.

Il tenta la dernière réforme susceptible de rendre à Sparte au moins une partie de son ancienne puissance. Pour ce faire, il dut abolir la royauté. Il reconstitua un corps de 6 000 citoyens mais c'était insuffisant face aux véritables États de l'époque, Rome et la Macédoine, devant lesquels les cités traditionnelles et même les ligues grecques ne faisaient pas le poids.

Il devint en -197 l'allié de Philippe V de Macédoine, qui lui confia la garde d'Argos, puis il se déclara pour les Romains dans l'espoir de demeurer maître de cette ville. Mais la guerre de Macédoine finie, Titus Quinctius Flamininus décide de l'obliger à libérer Argos. En 195 les romains avec leurs alliés grecs font le siège de Sparte. Nabis est obligé de se rendre, de libérer Argos et de subir un traité onéreux. Pour convaincre les Grecs de participer à la lutte contre Nabis, le consul avait fait valoir le danger pour les démocraties grecques de la présence d'une tyrannie, mais quand il est obligé de faire le siège de Sparte, il accepte que Nabis reste sur le trône de la ville. Lorsque les Étoliens commence à dresser les cités grecques contre Rome et appellent le roi Antiochos, Nabis entre en guerre avec la ligue achéenne : battu par Philopœmen, il demande du secours aux Étoliens; mais Aleximène, le chef des 1 000 hommes qu'on lui envoya, l'assassine. Le but de ce meurtre était de se concilier l'amitié des Spartiates et les amener à combattre Rome. Cependant, les espérances étoliennes sont déçues. Les Spartiates mettent à mort les Etoliens qui avaient commencé à piller la cité puis ils décident de s'allier à Rome.

Nabis aurait été un monstre de cruauté mais, si l'on considère que nos rares sources le concernant appartiennent toutes aux partis adverses, probablement pas plus que ses contemporains.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Histoire romaine de Tite-Live, livres 34 et 35