Nabaztag

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Nabaztag

Le Nabaztag est un objet communicant représentant un lapin (« nabaztag », « նապաստակ », est un mot arménien qui peut être traduit par « lièvre »[1]). Il est lancé en juin 2005 puis, en 2006, sort dans sa version avancée : le Nabaztag:tag[2].

À l'origine produit par la société française Violet, l'entreprise est acquise par l'éditeur de jeux vidéo Mindscape en octobre 2009, puis reprise par Aldebaran Robotics en octobre 2011[3].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le Nabaztag émet des messages vocaux ou lumineux et peut également remuer les oreilles.

Nabaztag[modifier | modifier le code]

  • Il mesure vingt-trois centimètres de hauteur (seize centimètres sans les oreilles).
  • Il pèse quatre cent dix-huit grammes.
  • Il se connecte à internet par Wi-Fi 802.11b/g.
  • Le Nabaztag consomme approximativement sept watts en activité (lumières, haut-parleur et oreilles).
  • De nombreuses applications permettent de contrôler son Nabaztag sur les smartphones.

Pour diffuser des informations il doit être connecté au WiFi. Il est alors capable de lire à voix haute les courriers électroniques, de diffuser des informations, de la musique ou d'émettre des signaux visuels. Selon les préférences de l'utilisateur, il donne ainsi les titres des actualités via des flux RSS, la météo, la bourse, la qualité de l'air, le trafic routier du périphérique de Paris, l'arrivée de courriels[4], , etc.

Nabaztag:tag[modifier | modifier le code]

Nabaztag:tag, reconnaissable à son « nombril ».

Reconnaissable à son « nombril » - un micro - cette nouvelle version, sortie en novembre 2006, intègre la reconnaissance vocale et permet ainsi de détecter les bruits ambiants et de diffuser des messages vocaux. Ce modèle supporte le cryptage WPA en plus du WEP et il est capable en outre de reconnaître des radio-étiquettes (ou RFID) contenues entre autres dans les objets connexes[4].

Certains livres (pour enfants) munis d'une radio-étiquette identifiable RFID par le Nabaztag:tag peuvent être lus par ce modèle. En novembre 2007, Violet lance avec Gallimard Jeunesse un premier livre muni d'une radio-étiquette lisible par un Nabaztag:tag[5]. Violet a signé en 2008 des contrats similaires avec Nathan (édition)[6] et l'éditeur britannique Penguin Books avec certains livres Ladybird Books[7].

Objets connexes[modifier | modifier le code]

Le Nabaztag:tag fonctionne en association avec des objets auxquels on associe une certaine action, via des radio-étiquettes et un lecteur RFID[8] :

  • Nano:ztag, en forme de mini Nabaztags diversement colorés
  • Ztamp:s, des sortes de timbres colorés autocollants.

Il suffit de les passer devant le « nez » du lapin pour déclencher l'action préalablement téléchargée sur le site.

Karotz[modifier | modifier le code]

Karotz reprend les principes du Nabaztag et a hérité de son design général. Il se démarque par la présence d'un port USB pour lire des fichiers musicaux, d'un port mini-USB pour faciliter son installation sur le réseau Internet, et d'une webcam dans le nombril.
Karotz a été officiellement lancé à partir du 1er avril 2011.

Historique[modifier | modifier le code]

  • Nabaztag est créé par la société Violet qui en confie la conception graphique à l'agence In Process. Cette dernière reçoit pour ce travail le Grand Prix Stratégies de la catégorie Innovation et développementt[9].
  • Les premières versions du Nabaztag ont été développées par l'école d'ingénieurs ESME-Sudria à Ivry-sur-Seine[10].
  • En août 2006, Violet indique son souhait de lancer le produit aux États-Unis. Après quelques minutes d’interview sur la chaîne de télévision américaine CNN, la société aurait reçu sur son site internet plusieurs centaines de milliers de demandes de renseignements concernant le lapin[11]. En décembre 2009, les jours suivant Noël ont été marqués par une panne des serveurs de Violet chargés de gérer les Nabaztag, ce qui rendit le produit non fonctionnel durant ce laps de temps. Le lapin communiquant aurait été victime de son succès[12].
  • En juin 2007, les services ont été rendus disponibles en allemand, italien et espagnol. Les messages sont également lus en seize langues : anglais (États-Unis), anglais (Grande-Bretagne), espagnol, allemand, français, italien, portugais, danois, néerlandais, finnois, islandais, suédois, norvégien, turc et polonais.
  • Le 21 octobre 2009, la société Violet, placée en liquidation judiciaire, a été rachetée par Mindscape qui reprit la totalité des actifs et la technologie Nabaztag pour 350 000 €[13].
  • Le 23 juin 2011, la société Mindscape annonce sa mise sous procédure de redressement judiciaire[14]. La société déclare ne plus supporter les coûts des réparations au niveau des serveurs et des services Nabaztag, et arrêtera les serveurs à la fin du mois de juillet afin de se concentrer sur l’activité autour des nouveaux produits communicants, tels que Karotz et met en place une offre spéciale pour ceux qui possèdent un Nabaztag, en leur proposant d’acquérir un Karotz à un tarif préférentiel. En contre-partie Mindscape prend la décision de libérer les sources de Nabaztag, la communauté étant ainsi libre de construire ses propres serveurs ou de relancer le développement[15].
  • Le 6 octobre 2011, Bruno Maisonnier, CEO d'Aldebaran Robotics, annonce la reprise de l'activité Nabaztag/Karotz par sa société.
  • Le 24 décembre 2011, le site Nabaztag.com est rouvert et quelques jours plus tôt des courriers électroniques ont été envoyés aux utilisateurs de Nabaztag.

Utilisations détournées[modifier | modifier le code]

Opéra Nabaz'mob au NextFest 2006 à New York
  • Depuis sa création, Antoine Schmitt en est le concepteur comportemental et Jean-Jacques Birgé le concepteur sonore. Ensemble, ils ont composé l'opéra Nabaz'mob[16] pour cent Nabaztag, en détournant l'objet de sa destination première. Sylvain Huet a développé le code, la voix française est celle de Maÿlis Puyfaucher qui est aussi l'auteur de tous les textes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armenian English : Modern Dictionary, Beirut,‎ 1970
  2. Histoire de Karotz, consulté en avril 2012.
  3. http://www.usinenouvelle.com/article/aldebaran-se-met-au-regime-karotz.N163337
  4. a et b Vincent, « Le Nabaztag Tag : un lapin au nombril électronique », sur clubic.com,‎ novembre 2006 (consulté le 2 mars 2012)
  5. Frédéric Monflier, « Le lapin malin se fait conteur » sur ZDNet, 12 octobre 2007, [lire en ligne (page consultée le 5 janvier 2009)].
  6. Christofer Ciminelli, « Le Nabaztag emprunte la bonne voix » dans SVM, 5 juin 2008, [lire en ligne (page consultée le 8 janvier 2009)]
  7. (en) « Nabaztag Ladybird Books » dans le Telgraph, [lire en ligne (page consultée le 8 janvier 2009)].
  8. http://www.violet.net/violet-createur-objets-communicants.html
  9. Agence In Process, « Agenda de l'agence depuis 2006 » (consulté le 11 janvier 2009).
  10. Christian Touseau, « De nombreux transferts technologiques » dans Les Matinales, les plateformes de haute technologie du Val-de-marne, p. 21, [lire en ligne (page consultée le 8 janvier 2009)].
  11. Gilles Fontaine, « Le coup du lapin high-tech » sur Challenges, 9 novembre 2006, [lire en ligne (page consultée le 5 janvier 2009)].
  12. Vincent Ramarques, « Violet victime du succès de son Nabaztag pendant les fêtes » sur NetEco, 28 décembre 2006, [lire en ligne (page consultée le 5 janvier 2009)].
  13. Acquisition du lapin Nabaztag et de la technologie des objets intelligents Lire le document pdf par l'éditeur de jeux vidéo Mindscape
  14. http://hugin.info/143503/R/1525719/461374.pdf
  15. http://blog.karotz.com/?p=5226
  16. Opéra Nabaz'mob) (Prix Ars Electronica Award of Distinction Digital Musics 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Violet, la société constructeur du Nabaztag
  • Mir:ror, un autre produit de la société Violet, périphérique pour ordinateur.
  • Tux Droid, un robot similaire au Nabaztag à l'effigie de Tux.

Liens externes[modifier | modifier le code]