New Delhi métallo-beta-lactamase
La New Delhi métallo-beta-lactamase est une enzyme qui confère aux bactéries qui la synthétisent une résistance aux antibiotiques de la famille des carbapénèmes, habituellement réservés au traitement des infections multi-résistantes.
Elle est codée par un gène dénommé NDM-1, situé sur un plasmide[1],
Elle touche des entérobactéries comme les colibacilles, responsables d'un grand nombre d'infections humaines[2], le Klebsiella pneumoniae [1] ou la salmonelle[1].
En 2009 une entérobactérie produisant une enzyme de type New Delhi métallo-beta-lactamase est identifiée pour la première fois chez un patient suédois ayant été hospitalisé en Inde[3]. En 2010, elle est retrouvée chez des patients résidents au Royaume-Uni et dont certains ont effectué précédemment du tourisme médical pour de la chirurgie esthétique en Inde ou au Pakistan[4].
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[modifier] Notes et références
- Rob Stein, A Very Scary Gene, Washington Post, 12 octobre 2010
- NDM-1 - Ces bactéries multirésistantes qui inquiètent les scientifiques, entretien avec le professeur Patrice Nordmann, Le Point, 13 août 2010
- Yong D, Toleman MA, Giske CG et Als. Characterization of a new metallo-β-lactamase gene, blaNDM-1, and a novel erythromycin esterase gene carried on a unique genetic structure in Klebsiella pneumoniae sequence type 14 from India, Antimicrob Agents Chemother, 2009;53:5046-5054
- Kumarasamy KK, Toleman MA, Walsh TR et Als. Emergence of a new antibiotic resistance mechanism in India, Pakistan, and the UK: a molecular, biological, and epidemiological study, Lancet Infect Dis, 2010;10:597-602