N. C. Wyeth

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N. C. Wyeth
Newel Convers Wyeth

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N. C. Wyeth, vers. 1920.

Nom de naissance Newell Convers Wyeth
Naissance 22 octobre 1882
Needham, Massachusetts, États-Unis
Décès 19 octobre 1945 (à 62 ans)
Chadd's Ford, Pennsylvanie, États-Unis
Activités Artiste peintre, illustrateur
Maîtres George Loftus Noyes, Howard Pyle
Élèves Andrew Wyeth, Jamie Wyeth
Mouvement artistique réaliste

Newell Convers Wyeth, né le 22 octobre 1882 et mort le 19 octobre 1945, connu sous le pseudonyme N. C. Wyeth, est un artiste et illustrateur américain. Élève de l'artiste Howard Pyle, il devint l'un des principaux illustrateur de son époque[1].

Durant sa vie, Wyeth produit plus de 3 000 peintures et illustre 112 livres[2], 25 d'entre eux pour Scribner's, pour lesquels il est principalement connu[1].

Wyeth est un peintre réaliste[3]. Parfois considéré comme mélodramatique, ces illustrations sont pensées pour être comprises rapidement[4]. Wyeth, était un peintre et un illustrateur, il nota bien la différence, lorsqu'il dit en 1908, "Painting and illustration cannot be mixed-one cannot merge from one into the other." (La peinture et l'illustration ne peuvent pas être mélangées ou fusionnées, l'une ne pouvant faire partie de l'autre)[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Wyeth dans son studio, vers 1903.

N. C. Wyeth est né à Needham dans le Massachusetts. Son ancêtre, Nicholas Wyeth, un tailleur de pierre venu d'Angleterre s'installe au Massachusetts en 1645. Parmi ces plus anciens ancêtres, Wyeth comptait plusieurs participants à des guerres importantes (Révolution française, guerre de 1812, guerre civile américaine...), ce qui lui inspirera un des thèmes principaux de sa peinture. Du côté maternel, originaire de Suisse, il fut influencé par l'œuvre d'écrivains comme Henry David Thoreau et Henry Wadsworth Longfellow.

Il est l'aîné de quatre frères qui passent beaucoup de temps à la chasse, la pêche, à profiter d'autres activités extérieures, et à faire des corvées dans leur ferme. Ses activités de jeunesse et son sens de l'observation lui vaudront plus tard une facilité à retranscrire l'authenticité de ses sujets : « Quand je peins une figure à cheval, un homme labourant, ou une femme secouée par le vent, j'ai un sens aigu de la contrainte des muscles. »[5]

Sa mère encourage son intérêt pour l'art. À l'âge de 12 ans, il réalise déjà des aquarelles[6]. Il s'inscrit à la Mechanics Arts School pour apprendre le dessin, puis à la Massachusetts Normal Arts School et à la Eric Pape School of Art pour apprendre l'illustration, sous la férule de George Loftus Noyes et de Charles W. Reed.

Quand deux de ses amis sont acceptés à la Howard Pyle's School of Art de Wilmington et Chadd's Ford, Wyeth est invité pour tenter de les rejoindre en 1902. Howard Pyle est alors le "pilier" de l'illustration américaine, et Wyeth est immédiatement conquis par ses méthodes et idéaux.

La personnalité exubérante et le talent de Wyeth ont fait de lui un étudiant hors-norme.

La couverture de The Saturday Evening Post du 21 février 1903 est le premier travail de Wyeth en tant qu'illustrateur[7].

Wyeth dans son atelier devant son modèle vers les années 1910.

À 21 ans, après seulement quelques mois sous la tutelle de Pyle, l'évolution de Wyeth est spectaculaire. En 1904, il entreprend un voyage vers l'Ouest américain afin de développer son inspiration. Dans le Colorado, il travaille comme cowboy aux côtés des professionnels "punchers", aidant au transport du bétail et aux corvées du ranch. Il visite également une tribu Navajo en Arizona, afin de mieux comprendre la culture des natifs américain. Quand son argent lui ait volé, il travaille comme porteur de courrier à cheval pour regagner les fonds qui lui sont nécessaires.

Lors d'un second voyage, deux ans plus tard, il récolte des informations sur les mines, l'habitat, les objets façonnés et les costumes des cow-boys et des Indiens. Ces voyages lui inspirent de nombreux tableaux et illustrations sur la vie des cow-boys et des Amérindiens aux États-Unis[4]. Ces descriptions des Indiens mirent en avant leur aspect sympathique, présentant l'harmonie de ce peuple avec son environnement, comme le démontre le tableau In the Crystal Depths (1906).

Lors de son retour à Chadds Ford, il peint une série de scènes de ferme pour Scribner's. Sa toile Mowing (1907) est un de ces grands succès de représentation de la vie rurale, rivalisant avec le travail de Winslow Homer.

Il quitte Pyle et enchaîne les travaux d'illustration, espérant gagner assez d'argent pour se remettre à sa peinture. Il épouse Carolyn Bockius en 1908. Avec elle, il a cinq enfants, dont le futur peintre Andrew Wyeth, ainsi que Henriette Wyeth Hurd, Carolyn Wyeth, Ann Wyeth McCoy, et Nathaniel C. Wyeth. Très sociable, Wyeth permet à ces enfants de s'épanouir dans une maison où, parmi les visiteurs fréquents, on dénombre F. Scott Fitzgerald, Joseph Hergesheimer, Hugh Walpole, Lillian Gish et John Gilbert. Selon Andrew, on pouvait qualifier Wyeth de père strict, mais patient[8]. Son investissement dans travail en tant qu'illustrateur donne à sa famille une aisance financière qui permet à ces enfants de suivre des études scientifiques ou artistiques.

Parmi ces enfants, Andrew, Henriette et Carolyn devinrent artistes. Ann sera artiste et compositrice et Nathaniel, ingénieur pour DuPont. Henriette et Ann se marièrent à deux protégés de Wyeth, Peter Hurd et John W. McCoy. N. C. Wyeth est aussi le grand-père de l'artiste Jamie Wyeth et du musicien Howard Wyeth[9].

One More Step, Mr. Hands par N. C. Wyeth, 1911. Illustration pour L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson.

En 1911, N. C. Wyeth commence à s'éloigner des sujets western pour illustrer des classiques de la littérature. Il peint une série pour les éditions L'Île au trésor (1911) de Robert Louis Stevenson. Le montant de ce grand succès aura payé sa maison et son studio[10]. Il illustre également Enlevé ! (1913), Robin des Bois (1917), Le Dernier des Mohicans (1919), Robinson Crusoé (1920), Rip Van Winkle (1921), La Compagnie blanche (1922), et Jody et le Faon (1939). Il travaille en outre pour de grands quotidiens, dont Century, Harper's Monthly, Ladies' Home Journal, McClure's, Outing, The Popular Magazine et Scribner's.

Parmi ses autres travaux, Wyeth a également créer des affiches, des calendriers et des annonces pour des clients comme Lucky Strike, Cream of Wheat, et Coca-Cola, aussi bien que des peintures de Beethoven, Wagner et Liszt pour Steinway & Sons. Il a peint des fresques de sujets historiques et allégoriques pour la Federal Reserve Bank de Boston, l'école de Westtown, la First National Bank de Boston, l'hôtel Roosevelt, la Franklin Savings Bank, la National Geographic Society, et d'autres bâtiments publics et privés. Pendant les deux guerres mondiales, il contribue aux images patriotiques du gouvernement et des agences privées.

Ses peintures non-illustrative de portrait et de paysage ont changé de style au fil de sa carrière alors qu'il s'intéresse d'abord à l'impressionnisme dans les années 1910 (sentant une affinité avec le "New Hope Group"), puis pendant les années 1930, souscrivant au régionalisme américain réaliste de Thomas Hart Benton et de Grant Wood. Wyeth expérimente constamment, travaillant souvent à plus grande échelle que nécessaire.

Pendant les années 1930, il réhabilite une vieille capitainerie de Port Clyde, dans le Maine, appelée "Eight Bells", inspirée d'une peinture de Winslow Homer. Cette maison devint la résidence secondaire de toute sa famille pour l'été, et devint l'endroit principal où il peint des paysages marins. Les musées commencent à acheter ses peintures, et en 1941, il est élu à l'académie nationale et expose de façon régulière.

En 1945, N. C. Wyeth et son petit-fils (Le fils de Nathaniel C. Wyeth) meurent dans un accident à un passage à niveau près de sa maison de Chadds Ford. Au moment de sa mort, Wyeth travaillait sur une ambitieuse série de fresques pour la Metropolitan Life Insurance Company. Elle est finalement achevée par Andrew Wyeth et John McCoy.

En juin 1945, il est honoré d'une récompense du Bowdoin College. N. C. Wyeth fut membre de la National Academy, de la Society of Illustrators, du Philadelphia Water Color Club, de la Pennsylvania Academy of the Fine Arts, de la Philadelphia Art Alliance, de la Chester County Art Association, et de la Wilmington Society of Fine Arts.

Les collections publiques des œuvres de Wyeth se trouvent aujourd'hui en grande partie au Brandywine River Museum de Chadds Ford, au Portland Museum of Art et au Farnsworth Art Museum de Rockland. The Brandywine River Museum propose des visites de l'ancienne maison et studio de N. C. Wyeth qui furent d'ailleurs désignées en 1997 National Historic Landmark.

Autres travaux[modifier | modifier le code]

  • Mowing (1907)
  • Long John Silver and Hawkins (1911)
  • The Great Train Robbery (1912)
  • The Fence Builders (1915)
  • The Scottish Chiefs (1921) par Jane Porter également connu sous le nom Braveheart.
  • The Giant (1923)
  • Apotheosis of the Family (1932)[11] fresque incluant des membres de la famille Wyeth, située à Wilmington, Delaware[12] :
  • Dying Winter (1934)
  • The Alchemist (1938)
  • Deep Cover Lobsterman (1939)
  • The War Letter (1944)
  • Nightfall (1945)
  • Stand and Deliver (19??)[12]
Illustration de 1921 par N. C. Wyeth pour le conte Rip Van Winkle de Washington Irving.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) ARTSEDGE, John F. Kennedy Center for the Performing Arts, « N. C. Wyeth: A Short Biography » [PDF],‎ sans date (consulté le 21 février 2007)
  2. (en) Adams, Henry, « Wyeth's World », Smithsonian,‎ juin 2006 (consulté le 21 février 2007)
  3. a et b (en) Gopnik, Adam, « "Pictures Great," His Publisher Told Him, review of N. C. Wyeth by David Michaelis », New York Times,‎ 15 novembre 1998 (consulté le 18 février 2007)
  4. a et b (en) barewalls.com, « Newell Convers Wyeth »,‎ 1996-2005 (consulté le 21 février 2007)
  5. An American Vision: Three Generations of Wyeth Art, Little Brown and Company, Boston, 1987, ISBN 0-8212-1652-X, p. 4
  6. An American Vision, p. 78
  7. (en) Gerson, Donna, Michelle Frisque, Beth Kean, and Elizabeth T. Mahoney, « Elizabeth Nesbitt Room Illustrators Project: Newell Convers Wyeth (1882–1945) », University of Pittsburgh,‎ undated (consulté le 21 février 2007)
  8. An American Vision, p. 78
  9. (en) Fisk, Dean, « FISKE-L: Re-Nicholas Wyeth / John Fiske & Sara Wyeth »,‎ 5 août 1998 (consulté le 19 février 2007)
  10. An American Vision, p. 29
  11. (en) Maureen Milford, « WSFS building fills void in city's center », Delaware News-Journal,‎ 7 janv. 2007 (lire en ligne)
  12. a et b (en) Maureen Milford, « Wanted: New home for Wyeth painting », Delaware News-Journal,‎ 25 janvier 2007 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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