Nœud gordien

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Alexandre tranchant le nœud gordien par Jean Simon Berthélemy, Paris, École des beaux-arts

L'expression « nœud gordien » désigne, par métaphore, un problème inextricable, finalement résolu par une action brutale : trancher le nœud gordien. L'expression trouve son origine dans une légende associée à Alexandre le Grand.

Historique[modifier | modifier le code]

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Selon la légende, Midas se rendit sur un char à l’assemblée populaire, dont les membres, violemment opposés, s’apprêtaient à élire le futur souverain. C'est alors que la prédiction d’un oracle (serait roi celui qui viendrait à eux sur son char) leur revint à l’esprit et les électeurs choisirent Midas (homme pauvre entrant dans la ville sur son char à bœufs) pour monarque. Selon Polyen, les partisans de Midas seraient sortis de la ville sous prétexte de participer à une cérémonie orgiaque et après avoir poignardé leurs adversaires, ils auraient occupé la ville, laissée sans surveillance, et proclamé Midas tyran de Phrygie.

La plupart des versions du même mythe font de Gordias, père de Midas, le fondateur du royaume de Phrygie. Cette hypothèse se justifie d’autant mieux que Gordias donna son nom à Gordion, la résidence royale des rois phrygiens. Le char a une signification symbolique : c’était le symbole de la royauté et la divinité chez les Perses, les Étrusques, les Germains et, aussi, les Illyriens. Et toujours selon la légende, le timon du char du roi Midas était lié par le fameux « nœud gordien », dont quiconque, selon la prophétie, parviendrait à le dénouer deviendrait le maître de l’Asie — exploit qu’accomplit Alexandre le Grand.

En 337 av. J.-C., Alexandre tenta de défaire le nœud. Ne pouvant trouver une extrémité pour le défaire, il le trancha d'un coup d'épée (la « solution d'Alexandre »). Une autre interprétation affirme qu'il demanda à l'un de ses soldats de le trancher. Alexandre poursuivit ensuite ses conquêtes en Asie, mais la prophétie pourrait n'être qu'une propagande inventée plus tard en son nom.

La charrette de légumes de Gordias devint l'emblème du pouvoir et d'une armée toujours prête au combat, exposée au palais des rois de Phrygie à Gordion, réduite au IVe siècle av. J.-C. à une satrapie perse.

Le nœud pourrait en fait avoir été un code religieux secret conservé par les prêtres de Gordion. Robert Graves, dans son ouvrage Les Mythes grecs, suggère qu'il pourrait symboliser le nom interdit de Dionysos codé dans un message, et qui aurait été transmis à travers les générations de prêtres et révélé uniquement aux rois phrygiens.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Postérité[modifier | modifier le code]

  • Ernst Jünger a écrit un essai intitulé Le Nœud gordien en 1953.
  • Gustave Flaubert, dans son Dictionnaire des idées reçues, propose la définition suivante pour « Nœud gordien » (éminemment ironique) : "NŒUD GORDIEN : A rapport à l’Antiquité (manière des anciens de nouer leur cravate)."

Georges Pompidou a écrit un livre intitulé Le Nœud gordien après les évènements de mai 68.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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