Nísia Floresta Brasileira Augusta

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Nísia Floresta Brasileira Augusta

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Nísia Floresta Brasileira Augusta

Nom de naissance Dionísia Gonçalves Pinto
Autres noms Nísia Floresta Brasileira Augusta
Activités Poète
Naissance 12 octobre 1810
Nísia Floresta, Drapeau du Brésil Brésil
Décès 24 avril 1885 (à 74 ans)
Rouen, Drapeau de la France France
Langue d'écriture portugaise
Mouvement Féminisme

Dionísia Gonçalves Pinto, connue sous le nom de plume de Nísia Floresta Brasileira Augusta, ou plus simplement Nísia Floresta (née le 12 octobre 1810 à Paparì, Rio Grande do Norte, Brésil, et morte le 24 avril 1885 à Rouen, France), est une poétesse et pédagogue brésilienne, qui peut être considérée comme étant la première féministe brésilienne.

Malheureusement, le manque de diffusion de l'œuvre de Nisia Floresta fut responsable de la méconnaissance tant de sa vie extraordinaire que de ses ouvrages pourtant de grande valeur. Le mouvement féministe actuel les fait heureusement redécouvrir[1],[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Nísia Floresta, le 12 octobre 1810, de père portugais (Dionísio Gonçalves Pinto) et mère brésilienne (Antônia Clara Freire), Dionísia Gonçalves Pinto choisit le curieux pseudonyme de Nísia Floresta Brasileira Augusta, en référence à Floresta (Floreste), ville où elle naquit, et au nom de son deuxième mari, Augusta, le père de sa fille Livia.

Après l'assassinat de son père à Recife en 1831, Nísia commence à écrire ses premiers poèmes et pièces pour les journaux de Pernambuco. Devenue veuve, elle se déplace au Rio Grande do Sul puis, en raison de la guerre des Farrapos, à Rio de Janeiro, où elle s'installe définitivement et fonde les collèges Brasil et Augusto.

En 1849, elle se rend en Europe, à Paris, afin que sa fille reçoive des soins médicaux et, en 1853, elle publie Opúsculo Humanitário, une collection d'articles sur l’émancipation féminine complimentée par Auguste Comte.

Rentrée au Brésil en 1872, elle revient en Europe en 1875, où elle publie Fragments d’un ouvrage inédit : notes biographiques.

Elle attrape la pneumonie et meurt à Rouen le 24 avril 1885. Elle est enterrée au cimetière de Bonsecours avant que son corps ne soit rapatrié en 1954 dans sa petite ville natale de Paparì, qui entre-temps avait changé son nom en Nísia Floresta.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Direitos das mulheres e injustiça dos homens, son premier livre au Brésil sur les droits des femmes. Elle s'est inspirée de l’œuvre de Mary Wollstonecraft Vindications of the Rights of Woman. Ce texte est peut-être devenu pour elle le guide du féminisme brésilien ;
  • Conselhos à minha filha, 1842 ;
  • Opúsculo humanitário, 1853 ;
  • A Mulher, 1859.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Constância Lima Duarte, Nísia Floresta - Vida e Obra, 1995, (biographie de Nisia Floresta)
  2. (pt)Nísia Floresta Brasileira Augusta: Pioneira do Feminismo Brasileiro - Séc. XIX
  3. Écrits brésiliens de Luis Fernando Verissimo (pt)
  4. Veríssimo de Melo débute le chapitre dédié à Nísia par « Nísia Floresta Brasileira Augusta était la femme la plus importante que le Rio Grande do Norte a jamais eu ».

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]