Nérée Boubée

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Nérée Boubée

Naissance 12 mai 1806
Toulouse (France)
Décès 2 août 1862 (à 56 ans)
Luchon (France)
Domicile France
Nationalité Drapeau de la France France
Champs Zoologie, entomologie, géologie, cristallographie
Institutions Université de Paris
Renommé pour Sa contribution à la connaissance des choses de la nature au XIXe siècle, ses collections entomologiques et de pierres et minéraux, ses publications

Le professeur Nérée[1],[2] Boubée (1806-1862[3]) fut un naturaliste, entomologiste, géologue, auteur et enseignant à l'Université de Paris, membre de la Société entomologique de France (SEF).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fonde en 1845 un commerce d'histoire naturelle (collections entomologiques, minéraux, fossiles, plantes, matériels scientifiques) ainsi qu'une maison d'édition[4] qui existent toujours. Le commerce d'histoire naturelle[5], originellement fondé sous la raison sociale Eloffe & Cie, dénomination ensuite complétée de Comptoir central d'histoire naturelle et dont l'enseigne actuelle est Nérée Boubée, fournit les établissements scolaires (l'Éducation nationale) et universitaires en matériels pédagogiques et est en relation avec le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) afin de permettre à certains de ses visiteurs d'acquérir certaines pièces particulières.

En véritable passionné, d'une insatiable curiosité, il occupa l'essentiel de sa vie à l'observation et à l'analyse scientifiques, avec les moyens de son époque, des choses de la nature. C'est ainsi qu'en son temps, il a notamment contribué à améliorer les connaissances dans plusieurs domaines tels que la géologie, les empreintes de plantes ou d'animaux dans les couches géologiques ainsi que la cristallographie.

Il est aussi le concepteur d'un microscope qui porte son nom.

Il a accumulé de nombreuses collections, notamment entomologiques et de minéraux (de ses collections, qui constituaient le fond de son commerce d'histoire naturelle, l'essentiel des minéraux font actuellement partie de la collection minéralogie de la Sorbonne, le reste de ses collections d'origine a été dispersé à Luchon ainsi que chez des amateurs américains). Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages, faisant encore référence jusqu'à nos jours[6], dans lesquels il consigna tous ses travaux.

En 1831, il explore le célèbre lac d'Oô, puis il créa les bains des Chalets de Saint-Nérée[2] qui existent toujours[7] dans la vallée de la Barousse.

Travaux[modifier | modifier le code]

Exemple de travail réalisé par N. Boubée - Squelette de Strigidae - Muséum de Toulouse
  • 1831 :
    • Promenade de Bagnères au lac d'Oô, étude de la vallée du Larboust.
    • Cours complet d'études géologiques par des leçons et par des voyages, à l'origine devant être composé de 26 parties, il semble ne pas avoir été achevé.
  • 1832 : Relation des expériences physiques et géologiques faites au lac d'Oô, comprenant l'itinéraire du naturaliste de Bagnères-de-Luchon au lac.
  • 1833 : Géologie élémentaire à la portée de tout le monde, où il décrit sa théorie des déluges d'origine cométaire[8]
  • 1845 : Bains et courses de Luchon, guide pour courses et promenades.
  • 1852 : Cours de géologie agricole théorique et pratique.
  • 1856 : Souvenir obligé de Luchon, ce qu'il importe le plus de voir à Luchon et dans ses alentours avec le livret du musée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nérée est un dieu marin primitif dans la mythologie grecque, père des Néréides...
  2. a et b saint Nérée : Nérée et Achillée, eunuques chambellans de Domitille, nièce de l’empereur Domitien, furent baptisés par l’apôtre Pierre...
  3. Voir son monument funéraire au cimetière de Luchon.
  4. L'actuelle Société Nouvelle Des Editions Nérée Boubée, sise au 9 rue de Savoie, 75006 PARIS
  5. Commerce actuellement sis au 87 rue Monge, 75005 PARIS
  6. Considération à modérer, bien évidemment, en fonction de l'avancée des découvertes scientifiques actuelles confirmant ou infirmant celles dont il est l'auteur à son époque.
  7. Cet établissement thermal, repris en 1998 par le Syndicat des eaux de Barousse, a pour vocation l'accueil de scolaires (classes vertes), par l'intermédiaire d'un Centre d'éducation, de recherche et de formation (CERF) et d'adultes en formation (avec équipements logistiques et pédagogiques, auxquels s'ajoute la Maison des sources, écomusée de la vallée, géré par le SEBC et la Communauté de communes Vallée de la Barousse).
  8. Théorie à replacer dans le contexte de son époque où de nombreuses théories empiriques, généralement invérifiables et parfois teintées de reliquats de croyances populaires, servaient encore souvent à expliquer des phénomènes demeurant désespérément mystérieux