Nénuphar blanc

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Le nénuphar blanc ou nénufar blanc [1] (Nymphaea alba) est une plante herbacée vivace de la famille des Nymphaeaceae.


Description[modifier | modifier le code]

Cette plante aquatique peut atteindre deux mètres de haut et se développe dans les eaux dormantes, les bras morts des rivières et sur les lacs. À partir d'une forte souche, enracinée dans le fond, poussent les longs pétioles des feuilles dont les limbes flottent à la surface. Les feuilles sont grandes, plus ou moins cordiformes, arrondies, entières, coriaces, avec des lobes bien marqués. Le calice se compose de quatre sépales, la corolle de plus de quarante pétales. Les étamines sont égale­ment très nombreuses et pourvues d'anthères jaunes ; les filets des étamines internes sont linéaires, ceux des étamines externes très larges. Les étamines entourent entièrement le pistil dont le stigmate jaune compte plus de vingt lobes. Le nénuphar blanc est anaphrodisiaque[1]

Nénuphars blancs

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Organes reproducteurs
Graine
  • Type de fruit : akène
  • Mode de dissémination : [glossaire botanique|hydrochorie]]
Habitat et répartition 
  • Habitat type : herbiers dulçaquicoles, eutrophiles
  • Aire de répartition : eurasiatique, Amérique du Sud

Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Espèces et sous-espèces[modifier | modifier le code]

On peut rencontrer à l'état naturel en France une autre espèce, le nénuphar blanc boréal (Nymphaea candida), distinct en particulier par le nombre de chromosomes des cellules somatiques.

On distingue deux sous-espèces :

  • N. alba subsp. alba
  • N. alba subsp. occidentalis (Ostenf.) Hyl.

Nymphea alba existe également sous la forme rose : Nymphea alba f. rosea.

Enfin, parmi les nombreuses espèces du genre, il faut citer Nymphea lotus, le lotus blanc d'Égypte.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. l'Académie française a écrit nénufar jusqu'en 1935 et le Rapport de 1990 sur les rectifications orthographiques (Liste H) préconise de revenir à cette graphie

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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