Nébuleuse d'Orion

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Nébuleuse d'Orion
image
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Orion
Ascension droite (α) 05h 35m 17,3s
Déclinaison (δ) -05° 23′ 28″
Distance environ 412 pc (∼1 340 a.l.)[1]
Magnitude apparente (V) +4,0
Dimensions apparentes (V) 85x60 min d'arc
Caractéristiques physiques
Type d'objet nébuleuse
Masse M
Dimensions 33 al
(~ 10,1 pc)
Magnitude absolue ?
Couleur (B-V) r 1.0
Découverte
Découvreur(s) Nicolas-Claude
Fabri de Peiresc
Date 1610
Désignation(s) M42, NGC 1976
Liste des objets célestes

La nébuleuse d'Orion, aussi connue sous le nom de M42 ou NGC 1976, est une nébuleuse en émission/réflexion au cœur de la constellation d'Orion. Elle est la nébuleuse diffuse la plus luisante, visible à l'œil nu dans un ciel de nuit sans pollution lumineuse et peut être facilement vue avec des jumelles. Elle se répand sur un pan de ciel de 66 × 60 minutes d'arc, soit quatre fois plus que la pleine lune. La nébuleuse a une taille d'environ 33 années-lumière. La nébuleuse d'Orion est la partie principale d'un nuage de gaz et de poussières appelé le nuage d'Orion. Ce nuage s'étend sur près de la moitié de la constellation et contient en plus la Boucle de Barnard et la célèbre nébuleuse de la Tête de Cheval. Il aura fallu attendre 2007 pour s'apercevoir que la nébuleuse se trouve à environ 1 350 années-lumière de la Terre au lieu des 1 500 années-lumière jusque-là estimées. Elle contient un amas ouvert très jeune renfermant de nombreuses étoiles.

Histoire[modifier | modifier le code]

La nébuleuse d'Orion fut découverte en 1610 par Nicolas-Claude Fabri de Peiresc qui fut apparemment le premier à remarquer son aspect nébuleux bien que Ptolémée, Tycho Brahe et Johann Bayer identifiaient les étoiles de son centre comme une seule grosse étoile et Galilée avait détecté un certain nombre de petites étoiles lorsqu'il observa cette région avec sa lunette astronomique peu de temps auparavant. La célèbre nébuleuse d'Orion abrite en son sein une énorme bulle de gaz très ténue, d'une température de 2 millions de degrés Celsius. C'est ce qu'a découvert une équipe internationale menée par des chercheurs suisses et du Laboratoire d'astrophysique de Grenoble (CNRS/Université Joseph- Fourier, Observatoire de Sciences de l'Univers de Grenoble) grâce au satellite européen XMM-Newton. Cette température est tellement élevée que le gaz émet non pas dans le domaine visible, mais dans celui des rayons X, domaine d'investigation du satellite XMM, lancé par l'Agence spatiale européenne en 1999. Ces résultats sont publiés en ligne le 30 novembre 2007 sur Science Express.

La nébuleuse d'Orion, vue par le télescope spatial Spitzer de la NASA

Observation[modifier | modifier le code]

M42 est l'un des objets célestes les plus faciles à observer. En hiver, il se trouve dans le baudrier de la constellation d'Orion, juste en dessous de sa ceinture (voir carte du ciel). La ceinture se repère facilement étant formée de trois étoiles très serrées et alignées. Le baudrier ressemble à une larme tombant vers l'horizon. En pointant un télescope, une lunette ou encore de bonnes jumelles, la nébuleuse apparaît. Un faible grossissement (entre 30 et 60 fois) permet de l'observer dans son ensemble. Un grossissement plus important, de l'ordre de 100 à 200 fois, permet d'observer les étoiles qui la composent, notamment les quatre qui forment l'amas du Trapèze.

C'est un véritable plaisir pour les astronomes amateurs, car elle est facile à trouver et révèle beaucoup de détails même dans des instruments de faible diamètre. Avec un télescope de 114 mm de diamètre elle a la forme d'un « oiseau ». On peut voir une tache blanche diffuse avec des formes, et une sorte d'ombre au centre. Avec un télescope de 200 mm elle apparaît vraiment très brillante, et un grossissement important donne réellement l'impression « d'être dedans ». De bonnes conditions atmosphériques laissent parfois deviner les couleurs de la nébuleuse. De par sa magnitude favorable, elle permet également d'utiliser des filtres améliorant le contraste (OIII ou UHC par exemple) et de distinguer plus de détails.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]