Né quelque part (chanson)

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Né quelque part

Single de Maxime Le Forestier
extrait de l'album Né quelque part
Face B Les Mots et les Gestes
Sortie septembre 1987
Enregistré 1987
Durée 3:58
Genre Musique du monde
chanson française
Auteur Maxime Le Forestier
Compositeur Maxime Le Forestier
Jean-Pierre Sabar
Producteur Jean-Pierre Sabar
Label Polydor

Singles de Maxime Le Forestier

Né quelque part est une chanson de Maxime Le Forestier, paru en single en 1987, puis sur l'album éponyme le 17 octobre 1988[1]. Écrite et composée par Le Forestier, avec la collaboration de Jean-Pierre Sabar pour la musique, le titre marque un retour durable du chanteur vers le succès après plusieurs années de traversée du désert, puisqu'il parvient à se classer durant onze semaines au Top 50, dont une à la 26e place.

Genèse[modifier | modifier le code]

« Mon fils Philippe était scolarisé dans une école où cohabitaient dix-huit nationalités. Avec son copain Francis, fils de boat-people vietnamiens, ils allaient connaître les mêmes profs, les mêmes filles, et peut-être qu'à 16 ans ils voleraient une mobylette. Moi, j'engueulerais Philippe tandis que Francis serait renvoyé de son pays natal. »

— Maxime Le Forestier[2]

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Le 9 septembre 1986 est promulgué la loi Pasqua, afin de faire reculer l'immigration, qui dit qu'un enfant né en France de parents étrangers ne devient plus automatiquement français à sa majorité, ou comment substituer le droit du sang au droit du sol[3]. À cette même période, le Front national commence à se faire de plus en plus présent, ce qui amène de nombreux débats concernant le sujet de l'immigration[3]. Chanteur engagé, Le Forestier décide d'écrire un hymne antiraciste soudé par des sonorités africaines, en révolte contre la loi Pasqua. Le titre est une référence à la La Ballade des gens qui sont nés quelque part, de Georges Brassens.

À ce moment précis, Maxime Le Forestier connaît une période artistique difficile depuis plusieurs années, marqué notamment par les échecs commerciaux des Jours Meilleurs et d'After Shave, avec l'apparition des synthétiseurs dans sa musique[4]. Marc Lumbroso, alors éditeur de Jean-Jacques Goldman chez CBS Disques, reprend les rênes de Polydor à la fin des séances du précédent album de Le Forestier, After Shave en 1986.

« Avec Moustaki, Maxime était le seul artiste rescapé des grandes années Polydor et je me le figurais comme un des gardiens du temple. La difficulté était de trouver le bon angle pour le repositionner, car Maxime était parfaitement de son temps, s'intéressant aux ordinateurs, auteur de très belles chansons dont J'ai eu 30 ans pour Julien Clerc, entouré d'amis chanteurs qui faisaient des tubes et d'un management dynamique. Il n'y avait que des gens positifs autour de lui, aucune aigreur. Maxime n'était pas démodé, seulement le succès qu'il avait eu très jeune lui renvoyait peut-être l'image d'un vieux. Pourtant il est de la même génération que Goldman... Rapidement j'ai découvert une personne qui avait gardé les qualités de la philosophie baba-cool, c'est-à-dire la tolérance et la générosité, mais pleinement conscient du business dans lequel il évoluait. Nous étions sur la même longueur d'onde : les chansons sont faites pour être partagées par un grand nombre. Ça ne l'a pas choqué quand un jour je lui ai dit qu'il n'était peut-être pas interdit d'écrire un tube. »

— Marc Lumbroso[2]

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Une nouvelle équipe de promo bataille ferme pour imposer Né quelque part : Le Forestier passe à la télévision et Lumbroso gagne son challenge en voyant la chanson passer sur NRJ.

Autour des paroles[modifier | modifier le code]

Le célèbre refrain de la chanson est en langue Zoulou: Nom'inqwando Yes Qxag Iqwahasa qui signifie « Quand on a l'esprit violent, on l'a aussi confus » [5]. On trouve aussi le passage Abantwana bayagxuma, becahselana bexoxa signifiant « les enfants jouent et parlent les uns avec les autres.»

Réception commerciale[modifier | modifier le code]

Né quelque part paraît en single en septembre 1987[6], mais doit attendre le 9 avril 1988 pour faire son entrée dans le Top 50 à la 45e place avant de quitter le classement brièvement. Il y revient, et ce de manière durable, à partir du 23 avril 1988, occupant la 33e place, restant ainsi durant dix semaines consécutives dans les charts, dont une à la 26e place le 21 mai 1988.

Classement[modifier | modifier le code]

Classement (1988) Meilleure position
Drapeau de la France France (SNEP)[7] 26

Notes et références[modifier | modifier le code]