Né en 17 à Leidenstadt

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Né en 17 à Leidenstadt
Chanson par Fredericks Goldman Jones
extrait de l’album Fredericks Goldman Jones
Sortie 1990
Genre Chanson française
Pistes de Fredericks Goldman Jones
Vivre cent vies   link= Vivre cent vies Vivre cent vies Un, deux, trois Un, deux, trois   link= Un, deux, trois

Né en 17 à Leidenstadt est une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman faisant partie de l'album Fredericks Goldman Jones paru en 1990.

Elle a été interprétée deux fois par Goldman seul[réf. souhaitée], et par Goldman avec Carole Fredericks et Michael Jones, chacun ayant une partie bien précise. Une version bilingue (français-anglais) Born in 17 in Leidenstadt a été éditée au Royaume-Uni, ainsi qu'aux Etats Unis, dans laquelle Fredericks et Jones chantent dans leur langue maternelle. Cette version fait également partie du 8e CD de l'intégrale 81-91[1].

[modifier] Contexte de la chanson

Dans cette chanson, l'interprète se demande s'il aurait agi différemment s'il avait été à la place des Allemands après la défaite de la Première Guerre mondiale et pendant la montée du nazisme (en précisant que l'auteur, Jean-Jacques Goldman est d'origine juive polonaise et que sa mère est allemande), ou à la place des Nord-Irlandais dans la guerre civile (sachant également que Michael Jones est gallois), ou enfin à la place des riches blancs pendant l'apartheid en Afrique du Sud (Carole Fredericks, comme noire américaine, avait connu la ségrégation raciale aux États-Unis).

Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens,
Si j'avais été allemand.

Dans cette phrase, l'auteur se demande quelle aurait été sa position pendant la reconstruction de l'Allemagne et pendant la montée du nazisme, les années suivant la première guerre mondiale : une question sur l'influence des origines et du paysage politique dans les décisions individuelles ou sur notre propre capacité à exprimer nos opinions personnelles dans un contexte de vie ou de mort.

Mais qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp...

La fin de la chanson ouvre, quant à elle, une porte aux connotations d'espoir. En effet, l'auteur ne souhaite pas être confronté au même type de dilemmes évoqués précédemment, souhaitant ainsi un climat de paix durable.

À noter que Leidenstadt est une ville imaginaire dont le nom est formé par les mots allemands Leiden, souffrances, et Stadt, ville, soit "ville des souffrances".

[modifier] Notes et références

  1. (fr) Born in 1917 in Leidenstadt, Parler d'sa vie, ?. Consulté le 14 février 2012.
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