Né en 17 à Leidenstadt

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Né en 17 à Leidenstadt

Chanson par Fredericks Goldman Jones
extrait de l'album Fredericks Goldman Jones
Sortie 1990
Durée 3:54
Genre Chanson française
Auteur-compositeur Jean-Jacques Goldman

Pistes de Fredericks Goldman Jones

Né en 17 à Leidenstadt est une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman faisant partie de l'album Fredericks Goldman Jones paru en 1990.

Elle a été interprétée deux fois par Goldman seul[réf. souhaitée], et par Goldman avec Carole Fredericks et Michael Jones, chacun ayant une partie bien précise. Patrick Bruel l'a également interprété lors d'un concert de charité donné au Zénith en 1995 accompagné par la chanteuse Barbara. Une version bilingue (français-anglais) Born in 17 in Leidenstadt a été éditée au Royaume-Uni, ainsi qu'aux États-Unis, dans laquelle Fredericks et Jones chantent dans leur langue maternelle. Cette version fait également partie du 8e CD de l'intégrale 81-91[1].

Contexte de la chanson[modifier | modifier le code]

Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens,
Si j'avais été allemand.

Dans cette chanson, les trois interprètes se demandent s'ils auraient agi différemment s'ils avaient été à la place des Allemands après la défaite de la Première Guerre mondiale et pendant la montée du nazisme (en précisant que l'auteur, Jean-Jacques Goldman est d'origine juive polonaise et que sa mère est allemande), ou à la place des Nord-Irlandais dans la guerre civile (sachant également que Michael Jones est gallois), ou enfin à la place des riches blancs pendant l'apartheid en Afrique du Sud (Carole Fredericks, comme noire américaine, avait connu la ségrégation raciale aux États-Unis).

Mais qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp...

Dans cette phrase, l'auteur se demande quelle aurait été sa position pendant la reconstruction de l'Allemagne et pendant la montée du nazisme, les années suivant la première guerre mondiale : une question sur l'influence des origines et du paysage politique dans les décisions individuelles ou sur notre propre capacité à exprimer nos opinions personnelles dans un contexte de vie ou de mort.


La fin de la chanson ouvre, quant à elle, une porte aux connotations d'espoir. En effet, l'auteur ne souhaite pas être confronté au même type de dilemmes évoqués précédemment, souhaitant ainsi un climat de paix durable.

Leidenstadt est une ville imaginaire dont le nom est formé par les mots allemands Leiden, souffrances, et Stadt, ville, soit "ville des souffrances".

Selon Jean-Jacques Goldman, cette chanson a été très difficile à composer et à enregistrer. L'introduction jouée au piano a été inspiré par l'artiste virginien Bruce Hornsby.

Succès[modifier | modifier le code]

Le single s'est classé n°10 au Top 50. Elle reste aujourd'hui le quatrième plus grand succès du trio, derrière Nuit, À nos actes manqués et Un, deux, trois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) (en) « Né en 17 à Leidenstadt », Parler d'sa vie,‎ ? (consulté le 3 juillet 2012)