Mykhailo Kotsiubynsky

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Mykhailo Kotsiubynsky

Description de l'image  M-kotsjubynskyj.jpg.
Nom de naissance Mykhailo Mykhailovych Kotsiubynsky
Activités écrivain
Naissance 17 septembre 1864
Vinnytsia
Décès 25 avril 1913 (à 48 ans)
Kiev
Langue d'écriture ukrainien
Genres roman
nouvelle
Signature de Kotsiubynsky

Mykhailo Mykhailovych Kotsiubynsky (en ukrainien : Михайло Михайлович Коцюбинський, né le 17 septembre 1864 à Vinnytsia - mort le 25 avril 1913 à Kiev) est un auteur ukrainien dont les écrits décrivent la vie typique dans l'Ukraine du début du XXe siècle. Les premières histoires composées par Kotsiubynsky sont des exemples de réalisme ethnographique. Dans ses œuvres ultérieures, son style devient plus sophistiqué, faisant de lui un des plus talentueux écrivains impressionnistes et modernistes ukrainiens[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

La jeunesse[modifier | modifier le code]

Maison natale de Kotsiubynsky à Vinnytsia

Il grandit à Vinnytsia, ainsi que dans d'autres villes et villages de Podolie, où son père travaille comme fonctionnaire. Il étudie à l'école religieuse de Charhorod de 1876 à 1880, puis au séminaire de Kamianets-Podilskyï, mais il en est exclu en 1882 pour ses activités politiques en lien avec la mouvance socialiste. Il est déjà influencé par le renouveau national ukrainien, et en 1884, il écrit sa première nouvelle en ukrainien : Andriy Soloviyko (en ukrainien : Андрій Соловійко).

Écriture et engagement[modifier | modifier le code]

De 1888 à 1890, il est membre de la douma de Vinnytsia. En 1890, il visite la Galicie où il rencontre plusieurs autres figures de la vie culturelle ukrainienne, dont Ivan Franko et Volodymyr Hnatiuk. C'est à Lviv que sa première histoire, Nasha Khatka (en ukrainien : Наша хатка) est publiée.

Durant cette période, il travaille comme précepteur à Vinnytsia et dans les environs. Là, il peut étudier la vie dans les villages ukrainiens traditionnels, thème qui reviendra souvent dans ses œuvres, comme en 1891 dans Na Viru (en ukrainien : На віру), ou en 1901 dans Dorohoiu tsinoiu (en ukrainien : Дорогою ціною).

De 1892 à 1897, il fait partie d'une commission qui étudie l'épidémie de phylloxéra qui touche la Bessarabie et la Crimée. Il est également membre de la fraternité secrète de Tarasovs[2].

En 1896, il épouse Vira Ustymivna Kotsiubynska (1863 – 1921), avec qui il aura quatre enfants, dont Yuriy Mykhailovych Kotsiubynsky (1896 – 1937), officier de l'Armée rouge et cadre du parti communiste d'Ukraine ; et Oksana Kotsyubynska, qui épousera l'officier soviétique Vitaly Markovich Primakov.

En 1898, il s'installe à Chernihiv, où il travaille comme statisticien pour le bureau des statistiques du zemstvo de Chernihiv.

Après la révolution de 1905, Kotsiubynsky peut plus facilement critiquer ouvertement le régime tsariste, comme dans Vin ide (en ukrainien : Він іде) et Smikh (en ukrainien : Сміх), écrits en 1906, et dans Persona grata en 1907.

Fata Morgana, en deux parties de 1904 à 1910, est sans doute son œuvre la plus connue. Il y dépeint les conflits sociaux typiques d'un village ukrainien. En tout, Kotsiubynsky publiera une vingtaine de nouvelles.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Statue de Kotsiubynsky à Vinnytsia

À cause des problèmes de cœur, Kotsiubynsky passe de longues périodes à Capri entre 1909 à 1911. Il visite la Grèce et les Carpates. En 1911, la Société des amis du savoir, de la littérature et de l'art ukrainien lui accorde une pension qui lui permet de cesser de travailler pour se consacrer uniquement à l'écriture. Mais sa santé se détériore, et il meurt deux ans plus tard.

Hommages[modifier | modifier le code]

Plusieurs films soviétiques ont été inspirés par des nouvelles de Kotsiubynsky, comme par exemple le film Les Chevaux de feu (en ukrainien : Тіні забутих предків ; qui signifie Les Ombres des ancêtres disparus), réalisé en 1964 par Sergueï Paradjanov.

Deux musées consacrés à Mykhailo Kotsiubynsky ont été ouverts : le premier à Vinnytsia, dans sa maison natale existe depuis 1927 ; le second, créé en 1935, se trouve dans la maison qu'il a occupée à Tchernihiv[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ihor Siundiukov, « The socio-esthetic ideal through the eyes of Mykhailo Kotsiubynsky », sur www.day.kiev.ua (consulté le 30 octobre 2011)
  2. (en) Volodymyr Panchenko, « “I am better off alone” - Mykhailo Kotsiubynsky’s correspondence with his wife », sur www.day.kiev.ua (consulté en 7 décembre 2011)
  3. (en) « Literary memorial museums », Encyclopedia of Ukraine (consulté le 12 novembre 2011)

Source[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Fiche sur Mykhailo Kotsiubynsky sur le site Encyclopedia of Ukraine