Muzio Vitelleschi

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Muzio Vitelleschi, 6e Supérieur général des jésuites

Muzio (Mutio, Mutius) Vitelleschi, né le 2 décembre 1563 à Rome et mort dans la même ville le 9 février 1645 (à 81 ans), était un jésuite italien du XVIIe siècle, qui fut le 6e Supérieur Général de la Compagnie de Jésus de 1615 jusqu'à sa mort.

Formation[modifier | modifier le code]

Issu de la noblesse romaine, il fut destiné à une carrière ecclésiastique classique. Il fit part de son souhait croissant de rejoindre la Compagnie de Jésus, allant jusqu'à prononcer un vœu privé d'entrer au noviciat. Ses parents s'y opposèrent préférant sans doute la perspective de le voir s'engager dans une carrière et obtenir titres et un statut ecclésiatique que, par vocation, les jésuites refusaient.

Alors qu'il est étudiant en philosophie au Collège Romain il obtient, par rescrit, la permission du pape Grégoire XIII, un fervent soutien des jésuites, d'entrer dans la Compagnie, et cela malgré l'opposition de sa famille.

Une mission d'enseignement[modifier | modifier le code]

Il commence son noviciat le 15 août 1583. Quelques années plus tard, sa formation spirituelle terminée, il est professeur au Collège Romain y enseignant la logique en 1588-1589, la philosophie naturelle en 1589-1590, et la métaphysique en 1590-1591. Puis, en 1593, il est nommé recteur du Collège anglais de Rome qui avait été créé en 1579 par Grégoire XIII.

Il est nommé Provincial pour la province de Naples, puis plus tard de celle de Rome, enfin assistant du Supérieur général des jésuites, pour l'Italie.

Supérieur général[modifier | modifier le code]

Le 15 novembre 1615, il est élu Supérieur général des jésuites, lors de la VIIe Congrégation générale rassemblée à Rome pour élire un successeur à Claudio Acquaviva. Durant son généralat la Compagnie est en pleine croissance. Des nouvelles missions sont lancées au Tibet, au Tonkin, où partit Alexandre de Rhodes. La mission anglaise est érigée en Province indépendante.

Quelques difficultés sont rencontrées en France où, pour satisfaire à Richelieu, il modère les tendances ouvertement anti-gallicanes des jésuites et leur interdit de parler ou écrire sur la suprématie du pape.

En 1617 et 1619, il adresse dans deux lettres destinées aux supérieurs de la Compagnie des instructions concernant la doctrine du Probabilisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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