Muttersholtz

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Muttersholtz
Une maison à colombages
Une maison à colombages
Blason de Muttersholtz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Marckolsheim
Intercommunalité C.C. de Sélestat
Maire
Mandat
Patrick Barbier (EELV)
2014-2020
Code postal 67600
Code commune 67311
Démographie
Population
municipale
1 938 hab. (2011)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 09″ N 7° 32′ 05″ E / 48.2692, 7.5347 ()48° 16′ 09″ Nord 7° 32′ 05″ Est / 48.2692, 7.5347 ()  
Altitude Min. 162 m – Max. 170 m
Superficie 12,67 km2
Localisation

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Muttersholtz

Muttersholtz est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Muttersholtz.

Muttersholtz se trouve à 7 km de Sélestat et fait partie du canton de Marckolsheim sur la route allant à Diebolsheim, comprenant les hameaux d'Ehnwihr et de Nieder-Rathsamhausen. Le village est l'un des plus importants centres du Ried de l'Alsace centrale.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une Maison de la nature (l'une des premières créées en France[1] Journal l'Alsace, 20 mai 2011).
Ses prairies du Ried ont pu être préservées notamment valorisée par la « tomme du Ried », le fromage local[1].
Des opérations de gestion restauratoire de cours d'eau et de restauration d'une mini-centrale hydroélectrique[1]… et de corridor écologique (avec la LPO en Région Alsace, dans leur travail en faveur de la restauration d'une Trame verte et bleue) contribuent au maintien d'une certaine biodiversité et d'éléments écopaysagers de qualité[1]. En 2012, des premiers travaux de restauration de « micro-habitats » contribuant à la trame verte et bleue ont été mis en œuvre[2], déclinaison locale du réseau écologie paneuropéen, mais aussi contribution à un progrès vers le bon état écologique imposé par la directive cadre sur l'eau et encouragé par le SRCE.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Mairie de Muttersholtz.
Entrée du hameau d'Ehnwihr (autrefois Ehnweyer) faisant partie de la commune de Muttersholtz.
L'Ill à la sortie du hameau de Enhwihr, commune de Muttersholtz.
Église protestante Saint-Urban de Muttersholtz.
Le village et l'église catholique.
Maison à colombages.
Le monument aux morts de Muttersholtz.

Muttersholtz s'est élevé sur un bois consacré à une déesse (Bois de la mère). Les ruines trouvées au canton de Dachsenrain semblent rappeler un temple ou un monument à forme arrondie et reposant sur des fondements en briques. Auguste César a peut-être rendu hommage à cette divinité du lieu, car la partie de la forêt où se trouvaient les débris de ces constructions a conservé en allemand la dénomination de Kaysersgarten ou jardin de l'empereur[3]. Au XIIe siècle, l'abbaye d'Ebersmunster dispose de l'église et d'une cour colongère. Le village passe au XIIe siècle aux seigneurs de Lichtenberg, puis en 1367, il est donné en fief aux nobles de Rathsamhausen-Ehnwihr jusqu'à la Révolution. La branche des Rathsamhausen dispose de deux châteaux, l'un à Ehnwihr et l'autre à Rathsamhausen-le-Bas, qui témoignent de la puissance de cette famille noble. Ces deux hameaux font aujourd'hui partie de Muttersholtz. La guerre de Trente Ans apportant son lot de malheurs et de souffrance avait saigné complètement le bourg et fait disparaître la plupart de ses habitants. La paix retrouvée, avec le traité de Nimègue en 1678, rattache le village à la France. La commune panse ses plaies et fait appel à une population extérieure pour repeupler les lieux désertés par ses anciens habitants, morts à la suite de la famine et des guerres successives. À partir du XIXe siècle, la commune connaît un développement de son industrie textile grâce aux fabricants de Sainte Marie-aux-Mines qui développent dans le village la filature et le tissage. Il existe aussi à cette époque un moulin à huile et à chanvre ainsi qu'un moulin à blé. En 1898, on y installe à l'endroit une usine hydroélectrique. Ce bourg au commerce important, accueille les trois communautés religieuses, catholique, protestante et juive.

Muttersholtz est connu pour être le dernier bastion du kelsch, un tissu en lin en carreaux bleus ou rouges. Muttersholtz est aussi connu pour avoir l'un des derniers bateliers du ried qui fabrique lui-même ses barques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Muttersholtz

Les armes de Muttersholtz se blasonnent ainsi :
« De gueules au chêne arraché au naturel, à la houlette et à la gaffe d'argent, emmanchées d'or, passées en sautoir, brochant sur le fût de l'arbre. »[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Patrick Barbier[5] EÉLV[6]  
mars 2001 mars 2008 François Basch    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 938 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 358 1 283 1 478 1 652 1 944 2 119 2 102 2 261 2 359
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 278 2 298 2 240 2 172 2 031 2 084 2 102 2 129 2 033
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 957 1 939 1 871 1 686 1 618 1 503 1 489 1 418 1 359
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 383 1 450 1 559 1 629 1 651 1 719 1 870 1 877 1 922
2011 - - - - - - - -
1 938 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église protestante[modifier | modifier le code]

L'église catholique Saint Urbain est citée dès le XIIe siècle. Elle devint protestante en 1576 à la suite de la Réforme de la famille noble des Rathsamhausen propriétaire du village. Elle conserve encore aujourd'hui un clocher du XIIIe siècle et un chœur voûté à chevet polygonale du XIVe siècle, terminé par une abside aux solides contreforts. Viennent s'ajouter à ces éléments gothiques, une nef baroque datant de 1733 lors de la reconstruction de l'église. Le simultaneum, instauré en 1687, prend fin en 1892, lorsque les catholiques, minoritaires dans la commune bâtissent leur propre église.

Église catholique Saint-Urban[modifier | modifier le code]

En 1687, la paroisse de Muttersholtz adopte le simultaneum comme le prévoit d'ailleurs un décret de Louis XIV désirant favoriser la religion majoritaire en France. En 1892, avec l'édification d'une église catholique à Muttersholtz, la pratique du simultaneum prend fin.

Maison du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Sur la route d'Hilsenheim on peut apercevoir une maison du XVIe siècle avec un balcon en forme de colombage non rempli avec comme motif une chaise curule, qui témoigne que l'édifice appartenait à un notable. Le balcon est également orné d'un losange barré, symbole de la fécondité. Le bâtiment est coiffé d'un très long toit qui descend jusqu'au rez-de-chaussée.

Château des Rathsamhausen[modifier | modifier le code]

Ancienne synagogue[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la synagogue en elle-même n'existe plus, mais le bâtiment a été transformé en salle de gymnastique où les élèves de primaire de l'école de Muttersholtz allaient pour les cours de gymnastique. Cette salle est aussi utilisée par la musique écho de Mutttersholtz lors de ses représentations, par l'E.M.I.R pour ses auditions, par la troupe de comédiens (rire académie), ...

Mairie[modifier | modifier le code]

Ancien atelier de tissage[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d En route pour ouvrir des « corridors écologiques »
  2. L'Alsace, Nature La trame verte et bleue gagne du terrain en Alsace : À Muttersholtz, le vert et le bleu s'imbriquent plus , 17 oct 2012, article portant notamment sur l'intégration des « micro-habitats » qui forment cette trame verte et bleue.
  3. Boyer: Histoire de l'Alsace vol.1, p. 183 et Dorlan: Notices sur l'Alsace, 2e part.., p. 8
  4. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté en 24 mai 2009)
  5. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  6. « EELVLes élu(e)s », sur lesverts-selestat.org (consulté le 6 octobre 2013)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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