Musique algérienne
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Sur le plan musical, l'Algérie est réputée pour son riche répertoire. On y retrouve plusieurs styles de musique : classique arabo-andalou algérienne, le raï, le Chaâbi, la musique kabyle, la musique diwane et plus récemment le rock, ou le rap. Il se distingue également par la richesse linguistique de son répertoire mêlant arabe classique, arabe algérien, le français et l'amazigh (dites berbères) telle que kabyle, chaoui, touareg, etc...
[modifier] Genres musicaux
[modifier] Musique arabo-andalouse
Selon le Baron d'Erlanger, la musique classique arabo-andalouse, d'expression arabe (classique), est présente en Algérie, à travers trois importantes écoles : le Ghernati de Tlemcen qui se revendique de Grenade, le Ça'naa d'Alger qui se revendique de Cordoue et le Malouf de Constantine d'influence ottomane qui se revendique aussi de Séville. Chacune de ces écoles pratiquent cette musique avec certaines nuances. Dans les trois écoles cette pratique est représentée par la nouba, qui correspond à une composition instrumentale et vocale qui se déroule selon un ordre établi et des règles rythmiques et modales bien déterminées. Chaque nouba est construite sur un mode (Tab) précis duquel elle tire son nom.
Selon la monographie de la ville de Tlemcen, cette dernière est la capitale de la musique arabo-andalouse en Algérie. Elle est le berceau de grands artistes de ce genre musical. Deux anciennes écoles de musique arabo-andalouse existent en Algérie. Celle de Tlemcen et de Constantine. L'école d'Alger ne fut fondé que tardivement sous l'influence de l'école de Tlemcen. Cette ville est un berceau du hawzi, un autre genre musival qui découle de la musique andalouse dont le musicien-poète BenMessaîb (XVIIe S) est un représentant.
Les différents mouvements qui la composent et qui vont en s'accélerant, sont les suivants :
- Daira : Pièce vocale de rythme libre exécutée à l’unisson strict.
- Mestekhber : Prélude instrumental de rythme libre, exécuté à l’unisson.
- Touchia : Pièce instrumentale servant d’ouverture, composée sur un rythme binaire ou quaternaire (2/4; 4/4).
- Mçedder : Pièce vocale et instrumentale la plus importante de la Nouba, jouée sur un rythme 4/4.
- Btayhi : Deuxième pièce vocale et instrumentale, construite sur le même rythme que le Mçedder (4/4 moins lent).
- Derdj : Mouvement vocal et instrumental construit sur un rythme binaire, plus accéléré que les deux précédentes pièces.
- Touchiat el inçirafate : Pièce instrumentale annonçant une partie accélérée et vive, construite sur un rythme ternaire.
- Inçiraf : Mouvement vocal et instrumental à rythme ternaire (5/8).
- Khlass : Ultime pièce chantée de la Nouba, il est exécuté sur un rythme alerte et dansant (6/8).
- Touchiat el Kamal : c’est une pièce instrumentale construite sur un rythme binaire ou quaternaire.
Sur les 24 noubas qui existent, on n'en connait que 12 complètes. Il s'agit : Nouba Dhil, Nouba Ghrib, Nouba Hsine, Nouba Maya, Nouba Mezmoum, Nouba Mdjenba, Nouba Rasd, Nouba Rasd Eddil, Nouba Reml, Nouba Reml Maya, Nouba Sika, Nouba Zidane.
Les grands maîtres de cette musique se nomment : Mohamed Ben Teffahi, Rédouane Bensari, Cheikh Larbi Bensari, Abderezzak Fakhardji, Mahieddine Bachetarzi, Abdelkrim Dali, Dahmane Ben Achour, Cheikha Tetma, Fadhéla Dziria, El Hadj Ghaffour, Mohamed Khaznadji, Saddek el Bedjaoui, Sid Ahmed Serri, Mohamed Sfindja.
[modifier] Hawzi
Il s'agit d'un genre musical tlemcenien ancien qui coexistait avec la musique arabo-andalouse. Exprimé en arabe classique, il dérive également de la musique arabo-andalouse, et plus particulierement de l'école de Tlemcen : le Ghernati. Ce genre musical fut représenté par le poète musicien BenMessaieb (XVIIe S). Il influencera en partie plus tard le Chaabi, genre musical local, de la région d'Alger, créé au XXe siècle.
[modifier] Malouf algérien
Comme le Malouf tunisien, il s'agit d'une musique arabo-andalouse ottomanisée..
Ahmed Bestandji, Omar Chenoufi dit Chaqleb Esseghir, Abderrahmane Karabaghli, Mohamed Tahar Fergani, Cheikh Raymond, Abdelmoumene Bentobbal, Mustapha Remli
[modifier] Chaâbi
Musique née au début du XXe siècle. Exprimée en arabe dialectal et en kabyle, elle dérive de la musique arabo-andalouse avec plusieurs influences berbères (Achewiq kabyle essentiellement). Elle est pratiquée essentiellement dans la région d'Alger. Elle est de loin la forme musicale la plus appréciée et la plus écoutée dans l'algérois.
[modifier] Raï oranais et ses variantes
Le Raï est un genre musical Algérien en arabe dialectal apparu au début du XXe siècle autour d’Oran.
L’origine du mot raï, qui signifie « opinion », « avis » ou « point de vue », viendrait de l’époque où le cheikh (maître), poète de la tradition melhoun, prodiguait sagesse et conseils sous forme de poésies chantées en dialecte local. Cependant, dans le contexte de la complainte populaire, le chanteur qui se plaint de ses propres malheurs sans vouloir accuser personne s'accuse lui même. Et plus exactement, il s'adresse à sa propre faculté de discernement, à son raï qui, cédant aux sentiments, l'a conduit à prendre les mauvaises décisions. Le chant commence ainsi : Ya Raï (ô mon discernement).
Née dans la région d'Oran sous sa forme première ou traditionnelle et le Raî s'est popularisé par étapes dans le reste de l'Algérie ; elle conquiert le monde après avoir subie de nombreux enrichissements et perfectionnements en Occident.
Cette musique vient d'une Occidentalisation de tous les genres musicaux existant en Algérie ( en particulier le châabi ) utilisant une orchestration moderne occidentale ( synthétiseurs, guitares électriques etc...).
Cette nouvelle musique nécessitait donc un phrasé plus souple et moderne d'où l'emploi de l'arabe algérien oranais mélangé à des mots français ou anglais. Soutenue en Occident par les jeunes immigrés d'origines maghrébines diverses en recherche d'une musique à leur image, cette musique s'est surtout affirmée en France ( puis en Europe et le monde entier ) avant de reconquérir une population algérienne plus large ; Le Raî des débuts avait été été boudé par la population (en dehors des jeunes citadins) et les médias officiels .
Citons comme exemples, la collaboration du compositeur Français JJ Goldman avec le chanteur Cheb Khalid qui lui écrira l'un de ces plus grandes tube mondial "AICHA" ou la collaboration de Cheb Mami avec le chanteur international Sting et des groupes de musique celtique français .Le chanteur Rachid Taha du groupe "carte de séjour" est plus à classer dans la catégorie Rock même si ce plus ancien artiste maghrébin sur la scène française a parfois interprété des chansons RAÏ ou RnB.
Ces dernières années le Raî s'essouffle et certains chanteurs de Raî , comme Cheb Mami, essaient de le revitaliser en allant vers le Jeel égyptien actuel, très populaire dans tout le Moyen Orient et qui gagne de plus en plus le Maghreb.( voir Musique égyptienne).
Plus récemment d'autres artistes comme Cheb Najim - connu aussi pour être l'initiateur du Raï-guetton mélange entre Raï et Reggaeton.
Aujourd'hui des artistes arabo-musulmans se sont appropriés le RAÏ et ces variantes nées en Europe et l'ont transformé selon les spécificités culturelles et musicales de leur pays, comme cela se passe pour tous les genres musicaux.
[modifier] Musique kabyle
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Style traditionnel de la Kabylie, d'expression kabyle, il dérive essentiellement de l'achewiq.
Entre les années 50 et 70, plusieurs chanteurs et chanteuses kabyles ont introduit la musique occidentale dans leur musique qui resteront dans le style savant ou classique méditéranéene comme farid ali (50) nouara(60), cherif khedam(60), Oultache Arezki(50), les abranis(70), noureddine chenoud(70), meksa(1973), mjahed hamid(70), yugurten(70), syphax(70),.
Dans les années 60, la chanteuse kabyle nouara une des pionnieres de la musique algérienne de langue kabyle dans l'introduction de la musique moderne dans certaines de ses chansons.
Dans les années 70 des tentatives d'occidentalisation de la musique berbère et maghrébine ont débuté avec des artistes kabyles comme Idir qui a composé et interprété la chanson célébre a vava inouva et qui a fait le tour du monde.
Les interprêtes les plus connus : Slimane Azem, Cherif Kheddam, Cheikh El Hasnaoui, Chérifa, Lounès Matoub, Lounis Aït Menguellet, Idir, Rabah Asma, Brahim Izri, Takfarinas, Djamel Allam, Massa Bouchafa, Allaoua Zarouki, Farid Gaya, Hanifa, Sami Djazaïri, Akli Yahyaten, Bahya Farah, Nouara, Taos Amrouche, Sadaoui Salah, Djurdjura , Lani Rabah , Chérif Hamani , Kheloui Lounès , Youcef abdjaoui , Karim Abdjaoui , Hsicen , Ahrès Hacen , Kamel Rayeh , Zedek Mouloud , Ferhat Imazighen Imoula , Izri Brahim , Moh Smail , Hamidouche , Abdelkade Bouhi, Farid Feragui, Brahim Saci ...
[modifier] Musique staifi
La 3e musique populaire de fête d'Algérie est le "staifi" après le "Rai" et la musique kabyle. Basée sur le rythme "zendari" rythme originaire de Constantine et aussi sur un accompagnement présent du clavier, cette musique est aujourd'hui très présente dans toutes les fêtes algériennes. Les premiers furent Samir Staifi, Bekhachi El Khier, Djamel, Nordine,bentoumi mohamed et d'autres .
[modifier] Musique chaouie
Le folklore est diversifié dans les régions des Aurès. La musique traditionnelle est bien représentée par nombreux chanteurs Aurassiens. Le premiers chanteurs qui ont connu un succès international sont Aissa Jermouni et Ali Khencheli [1] . Le style de musique Rahaba est propre à toute la région des Aurès. De plus, plusieurs styles de musique existent comme le style arabo-andalous, l'un des chanteurs chaouis connu est Salim Hallali. Plusieurs chanteurs des Aurès se sont inspirés de ce style comme Youcef Boukhantech.
Les femmes ont pu avoir leur place dans la scène national. La télévision algérienne diffusait les chansons de Thelja (Ya Saleh) et de Beggar Hadda dans les années 1970. Aussi, Houria Aïchi a fait plusieurs albums en France.
Un autre genre de musique moderne chaouis s'est imposé dans la région. Cette musique est un mélange de rock, de blues, de folk et de raï en langue chaoui et en arabe. Quelques chanteurs et musiciens s'inspirent de la musique arabe classique.
Les genre Zorna ( avec la cornemuse) , musique sétifienne, Diwan, etc. sont joués par quelques musiciens aurassiens. Quelques instruments de musique sont propres à la région comme le bendir, Gasba, etc.
La danse chaouis est formée d' un regroupement d'hommes ou de femmes dansant face à face en entonnant des chants polyphoniques accompagnés de gasbas et de bendirs. Le rythme particulier du bendir chez les Chaouis se retrouvent dans quasiment toute les chansons des Aurès. Les interprètes les plus connus sont Katchou, Hamid Belbeche, Houria Aïchi, Nocceredine Hora, Massinissa (chanteur), etc.
[modifier] Musique Tergui et Musique Diwane (dite Diwane-Gnawa )d'Algérie
Style traditionnel du sud algérien d'expression tergui et arabe (dialectal). Il s'agit d'une musique ancestrale importée de l'Afrique noire vers le Maghreb par les dynasties régnant sur le Maghreb ; La musique Tergui sera influencée, entre autres, par le Tindé (style de l'extrême-Sud algérien), l'Ahellil (Timimoun).
La musique Gnawa d'Algérie s'appelle en réalité la musique DIWANE ; on l'appelle aussi Diwane-Gnawa afin de mieux l'identifier car sa consœur GNAWA marocaine est internationalement la plus connue.
Le terme DIWANE est un mot arabe utilisé quand on parle de la partie thérapeutique de la soirée (LYLA).
Les Diwane se réclament de Bilal : 1er esclave noir libéré par le prophète Mohamed qui deviendra le 1er muezzin de l'Islam.
Ce genre musical existe en Tunisie, en Égypte (et aussi probablement en Lybie)avec des nom spécifiques selon le pays ( voir Gnaoua).
La musique Diwane d'Algérie et ses consœurs ont pour point commun une origine africaine sub-saharienne et certains rites ; Toutefois, ces musiques " GNAWA " d'Algérie , du Maroc de Tunisie, Libye et Égypte vont se spécifier en fonction des populations, et des histoires propres à chacun de ces pays ou régions et, ne connaitront pas le même parcours ou les mêmes influences.
En 2006, Les autorités culturelles dans leur projet d'édification nationale , revendiquant "l'algériennité " de ce genre musical, souhaitent le faire renaître et reproduire en Algérie le succès des Gnawa marocains ; Ainsi, depuis 2 ans, il existe un festival de la musique Gnawa (à l'image de celui d'Essaouira).
A l'exemple de ses diverses consœurs du Maghreb, la musique Diwane a besoin, vu sa longue traversée du désert sur la scène nationale, de retrouver sa spécificité afin de s'affranchir, enrichir ce genre musical et exister.
En acceptant l'existence de ce genre musical , l'Algérie reconnait enfin la part africaine dans sa culture et ouvre aussi la porte d'un passé esclavagiste avec tous les sujets tabous qui l'accompagne.
Les interprètes les plus connus sont : Othmane Bali, Hesna El Becharia, Diwane Biskra, Gaâda - Diwane Bechar, Karim Ziad.
[modifier] Musique actuelle
Depuis le début des années 1970, la musique algérienne s'est diversifiée au contact de la culture occidentale. Les Charles Aznavour, Oum Kalsoum, Farid El Atrache, Jimi Hendrix, Beatles, et autres Michael Jackson et Madonna ont largement influencé plusieurs artistes algériens les poussant à adapter différents styles musicaux venus d'Occident et d'Orient à la culture algérienne. C'est comme ça que l'on a vu apparaître de la varieté (tendance occidentale et tendance orientale), rock, le rap ou encore le reggae en Algérie. Des artistes algériens exilés rencontrent un succès en Europe comme Biyouna, Idir, Djurdjura ou Souad Massi lors de la Victoire de la musique en 2006 pour son troisième album.
[modifier] Musique orientale
sous différents autres styles populaires.
[modifier] Jazz algérien
Principaux interprêtes : Aminoss, Sinouj, Azedine Tebibel.amar zahi sinouj bass player
[modifier] Varietés occidentales
Principaux interprêtes : Baaziz, Hocine Lasnami, Triana d'Alger, Yacine Dahmane.
[modifier] Rock algérien
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C'est sous l'influence des Rolling Stones, des Pink Floyd, ou encore de Johnny Hallyday, que le rock nait en Algérie à la fin des années 1970. Un groupe connu immédiatement un énorme succès, il s'agit de T-34, nommé ainsi car ces derniers répetaient dans la chambre 34 du bâtiment T d'une des cités universitaires d'Alger (à Ben Aknoun). La scène rock révela également d'autres artistes comme Moh KG-2, ou Jimmy Oihid qui ajouta à sa musique des traits de blues et de reggae. C'est dans les universités algériennes que continuaient à se reveler de nouveaux groupes de rock, et au milieu des années 1990, un rock plus dur commençait à apparaitre en Algérie : le death metal, avec pour figure de proue le groupe Litham.
Principaux rockeurs et groupes de rock en Algérie : les Abranis, Cheikh Sidi Bémol, Hamid Baroudi, D'zaïr, Index, Djamel Laroussi, Jimmy Oihid, Litham,HELM, Good Noise ,Moh KG-2, groupe T-34,Belaid branis(Kabylie).
[modifier] Rap algérien
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Le rap est né en Algérie en 1985 avec un premier titre enregistré par Hamidou : Jawla Fe Lil. Ce titre d'influence très américaine, allait ouvrir la voie à plusieurs groupes qui naissent à Alger dès la fin des années 1980, dont Hamma et Intik, mais va être freiné par le manque de confiance des éditeurs, ainsi que la censure. Le veritable essor du rap algérien a lieu à la fin des années 1990, avec la diffusion à la radio algérienne et à l'ENTV de plusieurs titres de rap, ainsi que l'apparition de plusieurs artistes à Oran (T.O.X, Talisman, Vixit.. ) et Annaba.
Une première compilation est éditée en France sous le titre d'Algerap, qui fait que rapidement deux groupes vont s'exporter à l'étranger dès 1999, il s'agit de MBS et Intik, mais connaissent que peu de succès auprès d'un public qui ne comprend que très mal leur paroles (en arabe algérien). En Algérie, c'est un certain Lotfi Double Kanon (issu de la séparation du groupe Double Kanon) qui fait un tabac.
[modifier] Instruments de musique
vents :
Cordes :
Percussions :
[modifier] Références
- ↑ Algérie , Dominique Auzias

