Musō Soseki

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Musō Soseki

Musō Soseki (夢窓疎石?, 1275 - 20 octobre 1351) était un moine bouddhiste Zen de l'école Rinzai. Fondateur de 14 temples zen à Kyoto et Kamakura, maître de l'art des jardins et de la voie de l'écriture, Musō Soseki peut être considéré comme l'un des initiateurs de l'âge d'or du Zen au Japon.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Originaire de la province d'Ise, sa mère aurait vu en rêve une lumière d'or entrer dans sa bouche après avoir imploré Avalokiteshvara de lui donner un enfant. De fait, la dévotion de Muso fut très précoce et à neuf ans il entra dans un temple Shingon en 1283 où il étudia les doctrines ésotériques Shingon et Tendai. À 18 ans, il reçut la tonsure et se consacra à l'étude des sutras. Déçu, Il se convertit au Zen en 1294 au Todai-ji et choisit Issan-Ichinei comme maître zen. Ne trouvant pas l'illumination, il partit en pèlerinage vers le nord du Japon et parvint à la compréhension du zen vers 1305. Son maître d'alors, Kôho-Kennichi le confirma comme son successeur. De plus en plus connu, l'empereur Go-Daigo le choisit comme maître zen au temple Nanzen-ji à Kyoto en 1325. L'année suivante, après avoir fondé un temple dans la province d'Ise, Musō Soseki se rendit à Kamakura et séjourna dans un des temples. Après la chute des bakufu de Kamakura, il retourna au Nanzen-ji. Il reçoit plus tard le soutien du shogunat des Ashikaga.

L'art des jardins zen[modifier | modifier le code]

L'art des jardins était pour Musō essentiel et il en dégagea la signification spirituelle. Le jardin est un reflet de la Pure Nature : les pics se dressent sans poussière et les ruisseaux coulent sans eau. Il est le principal architecte de plusieurs grands jardins de l'époque, dont ceux des temples Saihō-ji et Tenryu-ji. Le jardin du Tenryu-ji se caractérise par des compositions de pierres abruptes autour d'un étang et se démarque des jardins précieux et maniérés d'autres monastères.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Maître de la « Voie de l'écriture », il fut l'un des auteurs majeurs de la « Littérature des cinq Montagnes » (voir Gosan-Bungaku) :

  • Entretiens
  • Dialogues dans le rêve (Mucho-mondo), son chef d'œuvre.
  • Sermons
  • Poèmes
  • Recueil des résonances de la Vallée

Notes et références[modifier | modifier le code]