Muséum d'histoire naturelle de Nantes

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Muséum d'histoire naturelle de Nantes
Image illustrative de l'article Muséum d'histoire naturelle de Nantes
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Département Loire-Atlantique
Ville Nantes
Adresse 12, rue Voltaire
Coordonnées 47° 12′ 46″ N 1° 33′ 54″ O / 47.212856, -1.56498847° 12′ 46″ Nord 1° 33′ 54″ Ouest / 47.212856, -1.564988  
Informations générales
Date d’inauguration 19 août 1875
Collections Histoire naturelle
Informations visiteurs
Site web www.museum.nantes.fr

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Muséum d'histoire naturelle de Nantes

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Muséum d'histoire naturelle de Nantes

Le muséum d'histoire naturelle de Nantes est un musée d'histoire naturelle situé dans la ville de Nantes, en France.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier lieu consacré à l'histoire naturelle à Nantes est un cabinet particulier créé en 1799 par François-René Dubuisson, un pharmacien (le terme d'époque est « épicier-droguiste »[1]), amateur d'histoire naturelle[2]. Ce cabinet est alors situé « rue Caylus » (nom de la rue Saint-Jean pendant la Révolution)[3]. Ces collections sont rachetées par la municipalité en 1806 et installées dans des locaux de la ville ancienne, anciennement école de chirurgie de Saint-Côme, dans la rue du Port-Communeau[4]. Ce bâtiment, construit par Jean-Baptiste Ceineray en 1765, bénéficie de quatre ans de travaux avant son ouverture. Le musée, inauguré le 15 août 1810, présente alors des collections de géologie, minéralogie et botanique. François-René Dubuisson restant conservateur jusqu'à sa mort en 1836[3].

De 1836 à 1863, le successeur de Dubuisson est Frédéric Cailliaud (1787-1869), qui ajoute une collection de sciences naturelles[1]. Celui-ci sollicite de nouveaux locaux, le musée étant à l'étroit et gêné par l'humidité du quartier alors proche de l'Erdre[2]. En 1838, l'idée d'affecter l'ancien hôtel de la Monnaie de la rue Voltaire (sur le coteau un peu à l'ouest de la place Graslin), inutilisé depuis l'abandon de la frappe monétaire dans la ville, à l'installation des collections est évoqué, mais cette possibilité est écartée. Il est alors envisagé la construction d'un local dans le haut du jardin des plantes, puis plus tard dans le prolongement du cours Cambronne[2].

Finalement, l'édification de nouveaux bâtiments place de la Monnaie adossés à la construction édifiée entre 1821 et 1826 par Colomb Gengembre (fils de Philippe Gengembre, ancien Inspecteur Général de la Monnaie de Paris et directeur de l’usine d’Indret), qui avait été pressentie en 1838 pour héberger le muséum, et qui abrita successivement l'hôtel de la Monnaie, le palais de justice, une école de sciences et une école de commerce[5], est décidée. La première pierre de l'édifice conçu par l'architecte Gustave Bourgerel est posée en 1868[3], le muséum commence à être aménagé en 1872[2], et est inauguré le 19 août 1875, à l'occasion du congrès de l'association française pour l'avancement des sciences[3]. Le muséum d'histoire naturelle de Nantes est alors l'un des premiers à être installé dans un édifice construit spécialement pour lui. Par la suite, une extension a été réalisée sur le bâtiment adjacent de l'ancienne Monnaie.

Un vivarium y est créé en 1955 pour exposer des animaux vivants[3].

En 1970, le départ de l'école supérieure de commerce de Nantes qui occupait une partie des locaux de l'ancien hôtel de la Monnaie depuis sa création en 1900, permettra un agrandissement du muséum qui était alors devenu indispensable. Les anciennes salles de cours de l'école deviennent des salles d'exposition dédiées à la préhistoire et à la paléontologie, tandis l'amphithéâtre se transforme en salle de conférences. Les visiteurs entrent désormais par l'entrée réservée autrefois à l'école de commerce. Après dix ans de travaux d'agrandissement, le muséum ainsi restructuré est inauguré le 5 mars 1980 en présence de Jean Dorst, directeur du Muséum national d'histoire naturelle de Paris[3].

En 1988, le cabinet de travail du Marquis d'Abadie (1895-1971) y est reconstitué pour présenter au public la diversité des collections léguées par ce naturaliste[3].

Depuis le début des années 2000, le muséum fait l'objet de nombreux travaux de rénovation (le vivarium en 2003, la galerie de zoologie en 2008, la galerie des sciences de la Terre en 2009)[3].

Conséquence de la transformation de la communauté urbaine en métropole, il devient un équipement métropolitain le 1er janvier 2015[6].

Présentation[modifier | modifier le code]

La galerie de zoologie du premier étage présente la classification phylogénétique des vertébrés. Parmi les spécimens remarquables, un squelette de baleine (rorqual commun, Balaenoptera physalus), de plus de 18 m de long. Ce grand cétacé a été éperonné en 1991 par le méthanier « Edouard LD » (Louis Dreyfus Armateurs) venant d'Algérie, et son squelette récupéré à Donges près du terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne grâce à une collaboration avec l'école nationale vétérinaire de Nantes qui l'avait préparé durant quatre ans dans son « Unité d’Anatomie »[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Catherine Olart (photogr. Laurent Allenou), Nantes secret et insolite, Paris, Les Beaux Jours/Compagnie parisienne du livre,‎ avril 2009, 176 p. (ISBN 978-2-35179-040-3), p. 61.
  2. a, b, c et d Claude Kahn et Jean Landais, Nantes et les Nantais sous le Second Empire, Ouest éditions et Université inter-âges de Nantes,‎ 1992, 300 p. (ISBN 2-908261-92-8), p. 73.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « 200 ans d'histoire », sur museum.nantes.fr (consulté le 27 novembre 2013).
  4. Actuellement : école primaire Léon-Blum, 5 rue Léon-Blum.
  5. « 180 ans avant l'Euro, la nouvelle Monnaie de Nantes », sur Loire-Atlantique.fr, conseil général de la Loire-Atlantique (consulté le 13 février 2012).
  6. Le stade La Beaujoire dans le giron de la métropole - Presse-Océan du 10 décembre 2014.
  7. "L’aventure de la baleine de Donges", Claude Guintard et Luc Rémy, 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]