Musée national du Moyen Âge

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Musée national du Moyen Âge
Hotel de cluny entrance.jpg
Façade de l'Hôtel de Cluny, qui abrite le musée
Informations géographiques
Pays Drapeau de France France
Ville Paris
Adresse 6, place Paul-Painlevé
75005 Paris
Coordonnées 48° 51′ 02″ N 2° 20′ 36″ E / 48.8506, 2.3433348° 51′ 02″ Nord
       2° 20′ 36″ Est
/ 48.8506, 2.34333
  
Informations générales
Date d’inauguration 17 mars 1844[1]
Collections Peinture
Sculpture
Vitraux
Enluminure
Objets d'art
Tapisseries
Orfèvrerie
Objets quotidiens et mobilier
Nombre d’œuvres 23 000 dont 2300 exposées de manière permanente
Superficie 3 500 m2 dont 2 253 m2 d'exposition
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 289 958 (2006)[2]

293 975 (2007)[2]
360 100 (2008)[2]
314 557 (2009)[2]
306 145 (2010)[2]

Site web Musée national du Moyen Âge

Le musée national du Moyen Âge, de son nom officiel Musée national du Moyen Âge - Thermes et hôtel de Cluny[3], est situé dans le Ve arrondissement de Paris, au cœur du Quartier latin, 6 place Paul-Painlevé, le long de la rue Du Sommerard, dans un hôtel particulier du XVe siècle, l'hôtel de Cluny. Il possède l'une des plus importantes collections mondiales d'objets et d'œuvres d'art de l'époque médiévale.

Sommaire

[modifier] Présentation et histoire

Les bâtiments accueillaient les abbés de l'ordre de Cluny en Bourgogne dès le XIIIe siècle. À la fin du XVe siècle, le bâtiment construit par Jean de Bourbon et a été agrandi par Jacques d'Amboise, abbé de Cluny (1485-1510), dont les armes, « trois pals alternés d'or et de gueules » ornent les lucarnes.

Nationalisé à la Révolution, l'hôtel des abbés de Cluny est partagé entre plusieurs propriétaires particuliers. En 1833, Alexandre Du Sommerard s'y installe, et loue quelques pièces avec sa collection. En 1843, la collection est rachetée par l'État, qui nomme son fils Edmond Du Sommerard premier directeur du Musée des Thermes et de l'Hôtel de Cluny[4]. Les bâtiments sont restaurés par l'architecte Albert Lenoir[5], fils d'Alexandre Lenoir, qui confie au ferronnier d'art Pierre François Marie Boulanger la réalisation des pentures et serrures des portails [6] ainsi que deux bouteroues en fer forgé (aujourd'hui disparues)[7], [8]. L'hôtel est classé monument historique en 1856, et les thermes gallo-romains avec les collections lapidaires ont été cédés à l’État par la ville de Paris, le 1er janvier 1843. Ils sont classés en 1862.

L'hôtel est aujourd'hui le plus ancien témoin à Paris de l'architecture entre cours et jardin typique de l'hôtel particulier parisien. Il est de style gothique flamboyant.

[modifier] Collections

Le musée s'étend sur 3 500 mètres carrés (dont 2 000 mètres carrés d'exposition). Il rassemble quelque 23 000 œuvres et objets (dont 2 300 sont exposés) datant d'une période allant de la Gaule romaine jusqu'au XVIe siècle et embrassant une aire géographique qui comprend l'Europe mais aussi l'Orient byzantin et musulman ainsi que le Maghreb.

Détail de la cour.

Sont exposés dans les collections permanentes :

  • dans les thermes gallo-romains, des antiquités gallo-romaines dont le pilier des Nautes, restauré en 2003 ;
  • Le Triptyque de l'Assomption de la Vierge, d'Adrien Ysenbrandt et peut être aussi de Gérard David réalisé vers 1520.
  • des sculptures romanes et gothiques, en pierre ou en bois, du XIIe au début du XVIe siècles, provenant par exemple de la cathédrale Notre-Dame de Paris mais aussi d'Allemagne, des Flandres d'Espagne ou d'Italie, ainsi que d'autres éléments architecturaux (chapiteaux romans et gothiques, portail de la chapelle de la Vierge de Saint-Germain-des-Prés) ;
  • 70 tapisseries, dont la célèbre série de La Dame à la licorne ;
  • des vitraux, notamment des fragments provenant de la Sainte-Chapelle déposés au musée lors de la restauration de celle-ci ou encore un rondel signé Jean Fouquet ;
  • 50 enluminures ;
  • près de 300 ivoires (datant de l'Antiquité tardive et du Moyen Âge) ;
  • des peintures françaises, anglaises, allemandes, espagnoles et flamandes du XIVe siècle au XVIe siècle ;
  • des pièces d'orfèvrerie (reliquaires, émaux de Limoges, bijoux) dont notamment les célèbres couronnes de Guarrazar (objets datant du VIIe siècle et provenant de Tolède, alors capitale de l'Espagne, où les rois et les princes wisigoths les déposaient en offrande), l'antependium de la cathédrale de Bâle (devant d'autel d'or incrusté de pierres précieuses datant du XIe siècle et la rose d'or de Minucchio da Siena (réalisée à Avignon vers 1330 c'est la plus ancienne rose d'or conservée au monde) ;
  • des armes, des armures et autres objets en rapport avec l'art de la guerre ;
  • des objets de la vie quotidienne et du mobilier (meubles, pots, peignes en ivoires, sceaux, serrures, jouets...);

[modifier] Gouvernance du musée

[modifier] Politique d'acquisition

[modifier] Expositions

En 2005, le musée a accueilli 291 000 visiteurs. Entre le 1er janvier et le 30 juin 2008, l'établissement a participé à l'expérimentation du ministère de la Culture quant à la gratuité des expositions permanentes de certains musées français.

[modifier] Association pour le rayonnement du musée du Moyen Âge

L'association des amis du musée, a été créée en 1992, et soutient les activités du musée, les opérations de mécénats et possède une infolettre: Millefleurs[9]. Elle compte 600 adhérents, en 2011[9].

Le musée de Cluny est membre de la Fédération des sites clunisiens.

[modifier] Galerie

[modifier] Hôtel de Cluny

[modifier] Collections

[modifier] Notes et références

  1. Julia Fritsch, Musée du Moyen Âge - Cluny, in "Les Musées Parisiens, histoire, architecture et décor", Action artistique de la Ville de Paris, 2004, p.209
  2. a, b, c, d et e Fréquentation 2006-2010 des Musées de France - Ile-de-France, opendata.gouv.fr
  3. Aux termes du décret n° 2005-698 du 22 juin 2005 portant modification du décret n° 45-2075 du 31 août 1945 portant application de l'ordonnance relative à l'organisation provisoire des musées des beaux-arts
  4. Béatrice de Andia et al., Les musées parisiens : Histoire, architecture et décor, Paris, Action Artistique Ville Paris, 2004, p.209
  5. LENOIR, Albert
  6. Les portes de Notre-Dame, Le Petit Journal, Petit Pierre, 24 août 1867 Lire en ligne
  7. Voir Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux
  8. Pierre Boulanger par Raymond Subes, Presses du Compagnonnage, Paris 1961
  9. a et b http://www.armma.fr/qui_sommes_nous.htm

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Bibliographie

  • Béatrice de Andia et al., Les musées parisiens : Histoire, architecture et décor, Paris, Action Artistique Ville Paris, 2004, 304 p. (ISBN 2913246494) 
  • Elisabeth Taburet-Delahaye et al., Thermes et hôtel de Cluny, musée national du Moyen Âge : Œuvres nouvelles, 1995-2005, Paris, RMN, 2006, 127 p. (ISBN 2711851893) 
  • A. Erlande-Brandenbourg et alii, Musée national du Moyen Âge; Thermes de Cluny, RMN, Paris, 1993.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

(M) Ce site est desservi par la station de métro Cluny - La Sorbonne.

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