Musée national d'art moderne

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Musée national d’art moderne
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse Centre Pompidou (Beaubourg),
Place Georges Pompidou,
75004 Paris
Coordonnées 48° 51′ 38″ Nord 2° 21′ 08″ Est / 48.8605, 2.35221 / 48.8605; 2.3522148° 51′ 38″ N 2° 21′ 08″ E / 48.8605, 2.35221 / 48.8605; 2.35221  
Informations générales
Date d’inauguration 1947 (partielle en 1942)
Collections art moderne et contemporain des XXe et XXIe siècles
Nombre d’œuvres 99 088 de 6 297 artistes
Superficie 18 500 m2 d'expositions permanentes et temporaires[1] (28 000 m2 avec tous les espaces liés au musée)
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 4 302 247 (2012)[2]
3 613 076 (2011)[3]
Site web Site officiel

Le musée national d’art moderne (MNAM) est consacré à l’art moderne et contemporain des XXe et XXIe siècles. Il est situé à Paris dans le centre Georges-Pompidou, où il occupe deux étages (art contemporain au 4e étage et art moderne au 5e étage), outre l'atelier Brancusi, les galeries d'expositions temporaires et les autres espaces liés au musée. Les collections rassemblent près de 100 000 œuvres dont seule une partie est exposée par roulement. L’accrochage est en principe révisé tous les deux ans [4]. Des expositions temporaires sont également organisées.

Sommaire

Historique[modifier]

Le Musée national d'art moderne a pris le relais de l'ancien musée du Luxembourg créé en 1818 par Louis XVIII pour accueillir les œuvres des artistes vivants destinées à rejoindre le musée du Louvre dix ans après leur mort[5]. En 1932, confronté à l'exiguïté du musée du Luxembourg, et après l'abandon du projet d'Auguste Perret pour une cité des musées à l'emplacement du Trocadéro, l’idée de construire un musée d’Art moderne est promue par Louis Hautecoeur, conservateur du musée des Artistes vivants installé, à l’époque, dans l’Orangerie du Luxembourg. En 1934, l'État décide alors de construire un musée national d'Art moderne sur le site de l'ancienne manufacture de tapis de la Savonnerie doublé d'un second musée d'art moderne destiné à la ville de Paris. Le 24 mai 1937 le président Lebrun inaugure le « Palais des Musées d’Art Moderne », construit pour l’Exposition internationale de 1937 et ensuite dénommé Palais de Tokyo, avec une rétrospective de l'art français depuis le Moyen Âge.

Le 6 août 1942, le musée national d'art moderne, dont l'inauguration prévue pour 1939 avait été repoussée par la nécessité de travaux de finition puis par la guerre, connut enfin une ouverture partielle avec un tiers seulement de la collection ramené des dépôts de la zone occupée et sans les écoles étrangères conservées depuis 1922 au musée du Jeu de Paume, alors évacué. Mais il n'ouvrira véritablement ses portes qu'après la guerre, le 9 juin 1947, tandis que le Jeu de Paume reçoit la même année les impressionnistes, déjà versés au Louvre en 1929.

En 1977 le Musée national d'art moderne est transféré dans le nouveau Centre Georges Pompidou avec les oeuvres postérieures à 1905, à partir du Fauvisme, en laissant au Palais de Tokyo les œuvres post-impressionnistes des artistes nés avant 1870, qui rejoindront en 1986 le musée d'Orsay.

Sur les 8 niveaux du Centre Pompidou accessibles au public totalisant 45 000 m2,[6] la Bpi, dont l'entrée est désormais indépendante du Forum et qui possède sa propre cafétéria, occupe le tiers du niveau 1 de mezzanine et les niveaux 2 et 3, soit environ 17 000 m2, dont 10 400 m2 de salles de lecture. Le reste de l'édifice, soit environ 28 000 m2, est en réalité dévolu au Musée national d'art moderne, qui compte 18 500 m2 d'espaces d'exposition (12 600 m2 pour les collections nationales, atelier Brancusi de 600 m2 inclus, 5 900 m2 pour les expositions temporaires) et à ses annexes (Bibliothèque Kandinsky, librairies d'art, boutique, ateliers pédagogiques, salles de conférences et de spectacles, dès lors que ces dernières sont principalement liées à la programmation du musée et à ses collections) ou bénéficie directement au musée, comme les espaces de restauration des niveaux de mezzanine et du 6ème étage dédiés aux expositions temporaires.

Son fonds initial a été constitué en partie par des donations d'artistes (Picasso, Braque, Matisse, Chagall, Delaunay, etc.), incluant le legs de fonds d'atelier (Brancusi, Kandinsky, Dufy, Rouault) et des dons de collectionneurs privés (Louise et Michel Leiris, Daniel Cordier), ainsi que par d'importantes dations (Man Ray, Chagall, Duchamp, Breton, Derain, Dubuffet, etc.). Il se caractérise ainsi par l'importance des ensembles monographiques issus des relations tissées entre le Musée, les artisteas et leurs héritiers, qui permettent parfois de retracer la totalité de la carrière d'un artiste y compris par une politique volontaire d'acquisitions (Picabia, Léger, Ernst, Miró, Calder, etc.). Il est depuis régulièrement enrichi par des donations et acquisitions.

Missions et organisation du musée[modifier]

Article détaillé : Centre de création industrielle.
Paul Signac : entrée du port de Marseille (1918)

Le musée constitue un département du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou. Depuis 1992, il a intégré le Centre de création industrielle fondé par François Mathey et est officiellement appelé : Musée national d’Art moderne - Centre de création industrielle (MNAM / CCI).

Selon ses statuts modifiés par le décret n°92-1351 du 24 décembre 1992, il a pour mission[7] :

  • d'inventorier, de conserver, de restaurer, d'enrichir, de présenter au public et de mettre en valeur les collections d'œuvres d'art dont le Centre Georges-Pompidou a la garde, dans les domaine des arts plastiques, des arts graphiques, de la photographie, du cinéma expérimental, de l'art vidéo, des nouveaux médias, de la création industrielle, du design de l'architecture depuis le début du XXe siècle ; ces collections comprennent également les fonds documentaires et les archives qui les concernent ;
  • de présenter au public, en tous lieux, toute manifestation visant à diffuser et à approfondir la connaissance de l'art depuis le début du XXe siècle ;
  • de favoriser la création contemporaine sous toutes ses formes.

Le MNAM / CCI comprend :

  • la conservation des collections d'arts plastiques composée des services suivants : le service des collections historiques, le service des collections contemporaines, le service de la création contemporaine et prospective, le cabinet d'art graphique, le cabinet de la photographie, le service du cinéma expérimental, le service des nouveaux médias, le service de la restauration ;
  • la conservation des collections architecture et design, composée des services architecture et design ;
  • le service de la Bibliothèque Kandinsky - Centre de recherche et de documentation du MNAM / CCI, qui comprend le secteur des imprimés, le secteur de la documentation et le secteur des archives ;
  • le service des collections, conjointement avec la direction de la production.

Il assure également le secrétariat de la commission d'acquisition et le secrétariat de la commission des prêts et dépôts du Centre Georges-Pompidou.

Le musée prête 3 000 œuvres par an au Centre Pompidou-Metz et aux grands musées du monde[8].

Collections[9][modifier]

Les collections reflètent tous les mouvements artistiques du 20e siècle[10].

N.B. : Les liens renvoyant aux œuvres de chacun des artistes ne s'ouvrent qu'après ouverture du catalogue et retour par triple clic ultra-rapide.

Période moderne (1905-1960)[modifier]

En raison des règles régissant le droit d'auteur, la "reproduction non autorisée" des oeuvres de six artistes sur le site de la collection du musée ne cessera qu'à l'expiration d'une période de 70 ans après leur mort, à savoir : Piet Mondrian le 01/02/2014, Henri Laurens le 05/05/2024, Henri Matisse le 03/11/2024, Georges Braque le 31/08/2033, Sonia Delaunay le 05/12/2049 et Joan Miró le 25/12/2053.

Période contemporaine (après 1960)[modifier]

Et de nombreux artistes des scènes étrangères et française des années 1990-2000 : Bernd et Hilla Becher, Andreas Gursky, Martin Parr, Thomas Ruff, Nan Goldin, Peter Fischli et David Weiss, Wim Delvoye, Gilbert (Proesch) et Georges (Passmore), Cindy Sherman, Peter Doig, Andy Goldsworthy, Sarah Morris, Glenn Brown, Sean Scully, John Currin, Marlene Dumas, Ernesto Neto, Tunga (José de Barros Carvalho e Mello Mourão), Subodh Gupta, Yan Pei-Ming, Wang Du, Bernard Piffaretti, Bertrand Lavier, Philippe Cognée, Bernard Frize, Pierre Huyghe, Alain Sechas, Xavier Veilhan, Jean-Michel Othoniel, Philippe Ramette, Laurent Grasso, Claude Closky, Michel Blazy, Didier Marcel, Philippe Mayaux, Philippe Parreno, etc...

Architecture et design[modifier]

Depuis l'intégration de la collection du Centre de création industrielle en 1992 : Otto Wagner, Peter Behrens, Gerrit Rietveld, Marcel Breuer, Pierre Chareau, Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, Eileen Gray, Ludwig Mies van der Rohe, René Herbst, Robert Mallet-Stevens, Franco Albini, Alvar Aalto, Marcel Lods, Gio Ponti, Jean Prouvé, Hans Coray, Ray et Charles Eames, Harry Bertoia, Marco Zanuso, Pierre Guariche, Raymond Loewy, Achille Castiglioni, Eero Saarinen, Sori Yanagi, Verner Panton, Arne Jacobsen, Roger Tallon, Pierre Paulin, Olivier Mourgue, Isamu Noguchi, Joe Colombo, Ettore Sottsass, Carlo Bartoli, Shiro Kuramata, Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti, Gaetano Pesce, Mario Bellini, Philippe Starck, Martin Szekely, Marc Newson, Erwan Bouroullec, Ron Arad, Aldo Rossi, Norman Foster, Jasper Morrison, Konstantin Grcic, Matali Crasset, Patrick Jouin, Jean Nouvel, Dominique Perrault, Christian de Portzamparc, etc...

Atelier Brancusi[modifier]

Situé sur la piazza en dehors du bâtiment principal et intégré à la collection, l'Atelier Brancusi[11] est une reconstitution fidèle de l'atelier du sculpteur de l'impasse Ronsin, légué à l'État en 1956 avec tout son contenu (2571 œuvres achevées et ébauches, bibliothèque de 160 ouvrages, discothèque de plus de 200 disques, meubles, outils)[12].

Bibliothèque Kandinsky[modifier]

Article détaillé : Bibliothèque Kandinsky.

La bibliothèque Kandinsky[13] est la bibliothèque spécialisée du musée consacrée à l'art du XXe siècle. Elle trouve son origine dans la documentation rassemblée à l'hôtel Salomon de Rothschild par le centre national d'art contemporain (Cnac) et compte 200 000 ouvrages imprimés, depuis l'acquisition en 2006 de la bibliothèque Paul Destribats, qui en a fait le fonds le plus riche au monde pour la première moitié du 20e siècle[14]. Elle peut accueillir jusqu'à 76 lecteurs sur une surface de 390 m².

Directeurs du MNAM[modifier]

Pompidou.JPG

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

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Lien externe[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Le Centre Pompidou en 2011, bilan d'activité, p. 230
  2. http://www.lejournaldesarts.fr/jda/archives/docs_article/101363/classement-general-2012-des-musees.php
  3. Le Centre Pompidou en 2011, bilan d'activité, p. 18
  4. Article du Figaro, 12 avril 2010.
  5. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/histoire-des-collections/peinture.html#c755
  6. Site du Centre Pompidou, Découvrir l'architecture du Centre Pompidou, p. 7
  7. http://www.legifrance.gouv.fr/./affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000726261&fastPos=8&fastReqId=167961656&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte
  8. Article du Figaro, 12/04/2010
  9. http://collection.centrepompidou.fr/Navigart/index.php?db=minter&qs=1
  10. Mais sont par exemple absents Franz Marc, Egon Schiele, Karl Schmidt-Rottluff, Erich Heckel, Otto Mueller, Wilhelm Lehmbruck, Lioubov Popova, Ivan Klioune, Edward Hooper, Jirō Yoshihara, Keith Haring, Jeff Koons, Damien Hirst, Jan Fabre, etc...
  11. http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Musee.nsf/AccrochageWeb?readform&RestrictToCategory=3A&sessionM=3.2.1&L=1
  12. http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ens-brancusi/ens-brancusi.htm#reconstruction
  13. http://bibliothequekandinsky.centrepompidou.fr/CDA/?INSTANCE=INCIPIO
  14. http://www.inha.fr/spip.php?article1049

BIbliographie[modifier]