Musées du Vatican

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Sculpture à l'entrée des Musées du Vatican

Le Vatican possède onze musées, ce qui représente cinq galeries et 1 400 salles.

La chapelle Sixtine[modifier | modifier le code]

La chapelle Sixtine sert encore lors des conclaves et certaines messes y sont célébrées de façon exceptionnelle.

Son plafond a été réalisé par Michel Ange en 4 ans. Il représente des scènes de la Genèse : les créations du Soleil, de la Lune, d'Adam et Ève, la séparation des eaux et de la terre, des ténèbres et de la lumière, le péché originel, l'expulsion du paradis, le sacrifice et l'ivresse de Noé...

On peut y voir la paroi du Jugement Dernier également de Michel Ange.

La chapelle Paolina[modifier | modifier le code]

La chapelle Paolina est une voisine de la chapelle Sixtine, fermée au public, elle ne sert également que lors des conclaves ou pour quelques messes privées des papes.

Y sont exposées deux célèbres fresques de Michel-Ange demandées par le pape Paul III : Le Martyre de saint Pierre et la Conversion de saint Paul. Des œuvres des peintres Lorenzo Sabbatini et Federico Zuccari y sont également exposées.

La chapelle Nicoline[modifier | modifier le code]

La chapelle Nicoline (Cappella Niccolina), construite par Nicolas V, particulière par les fresques de Fra Angelico exécutées entre 1447 et 1451. On se trouve dans la tour d'Innocent III, la partie la plus ancienne du palais.

Salle des Archives pontificales (Bibliothèque apostolique vaticane).

Bibliothèque apostolique vaticane[modifier | modifier le code]

Remontant aux premiers temps de la papauté, la bibliothèque Vaticane a donné au cours de l'histoire naissance aux Archives pontificales, qui contient les Archives secrètes du Vatican. De nombreux papes y ont consacré des moyens et un intérêt soutenu, dont Nicolas V, qui fonde formellement l'institution vers 1450, puis Sixte IV, Sixte V, Paul V, jusqu'à Léon XIII et Pie XI qui, avant son pontificat, en est le préfet.

Le musée Pio-Clementino[modifier | modifier le code]

le torse du Belvédère

Les œuvres les plus importantes du musée Pio-Clementino sont :

  • Dans la salle des Muses : le torse du Belvédère, marbre antique du Ier siècle avant J.-C. qui représenterait le torse d'Hercule. Attribué au sculpteur grec Apollonios d'Athènes, il a été découvert au Belvédère. Il a inspiré Michel Ange et est caractérisé par une torsion du corps laissant apparaître tous les muscles.
  • Dans la cour octogonale, à huit chapelles : le groupe du Laocoon, prêtre troyen, étouffé avec ses fils par deux serpents sortis de la mer, après avoir dit « Méfiez-vous des Grecs, même quand ils font des cadeaux » et lancé un javelot sur le cheval de Troie ; l'Apollon du Belvédère, l'Antinoüs du Belvédère (en fait un Hermès) et l'Apoxyomène (athlète se nettoyant avec un strigile).
  • Les chambres de Raphaël ont été peintes et décorées par cet artiste. Ce sont :
    • La chambre de l'incendie du Borgo, à mettre en parallèle avec celui de Troie. On peut ainsi reconnaître Enée portant son père Anchise.
    • La chambre de la signature où sont signés certains documents officiels contient deux tableaux en face-à-face : Science et Philosophie, qui représente l'École d'Athènes et La Dispute du Saint-Sacrement, avec les principaux membres de l'Église de l'époque, surplombés par Jésus, Marie et les Apôtres.

La Pinacothèque[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Spirale double hélice les escaliers des Musées du Vatican

Le bâtiment de la pinacothèque vaticane, terminé en 1931, fut réalisé à la demande du pape Pie XI pour ordonner une collection de peintures qui avaient appartenu à plusieurs de ses prédécesseurs, en commençant par Pie VI (1775-1799). Une bonne partie des œuvres exposées fut transportée à Paris par Napoléon, en 1797, mais celles-ci furent restituées aux États pontificaux après le Congrès de Vienne en 1815 grâce notamment à l'intervention du sculpteur Antonio Canova.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Portrait du Doge Nicolo Marcello par Le Titien.
La mise au tombeau par Le Caravage.

Les œuvres, qui vont du Moyen Âge au XIXe siècle sont exposées par ordre chronologique, permettant ainsi, en visitant les salles, de suivre les évolutions de style de la peinture italienne.

Les œuvres majeures sont :

Musée égyptien[modifier | modifier le code]

Galerie de sculptures, Musée Grégorien égyptien.

Fondé par le pape Grégoire XVI en 1839, conçu par le père Ungarelli, l'un des premiers égyptologues italiens, il contient des pièces égyptiennes collectionnées par les papes depuis la fin du XVIIIe siècle, et des statues rapportées à Rome à l'époque de l'Empire.

  • Statue colossale de la reine Tuya, v.1219-1213 av. J.C., granit;
  • Isis allaitant Horus, 1er siècle av. J.C., granit;
  • Amon-Râ siégeant, v.1290-1279 av. J.C., granit;

Musée Chiaramonti[modifier | modifier le code]

Voulu par le pape Pie VII Chiaramonti (1800-1823), pour abriter les statues et les bustes romains, il fut ordonné par le sculpteur néoclassique Antonio Canova en 1807. Il contient un millier de sculptures environ, dont des portraits d'empereur, des représentations de divinités, de nombreux fragments frises et reliefs tirés des sarcophages.

Braccio Nuovo[modifier | modifier le code]

Silène avec Dionysos enfant, marbre, copie romaine du milieu du IIe siècle ap. J.-C. d'un original grec (vers 300 av. J.-C.).

Le Braccio Nuovo est un édifice que fit construire le pape Pie VII. Il fut inauguré en 1822. Des statues romaines et des répliques d'originaux grecs, toujours de l'époque romaine, y sont rassemblés. Des mosaïques ont été insérées dans le pavement.

Musée Missionnaire-Ethnologique[modifier | modifier le code]

Ce musée est constitué par Pie XI au Palais du Latran en 1926, il fut transféré au Vatican à la demande de Jean XXIII. Il renferme des objets concernant les cultures extra-européennes provenant de l'Exposition Missionnaire de 1925, du Musée Borgia, et de dons offerts par différentes congrégations missionnaires. Il est particulièrement riche en objets de culte appartenant à différentes religions, qui proviennent surtout d'Asie (taoïsme, bouddhisme, hindouisme, animisme) et d'objets qui révèlent l'hybridation entre le catholicisme et les cultures locales dans les quatre continents, entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Collection d'Art religieux moderne[modifier | modifier le code]

Initiée par le pape Paul VI et inaugurée en 1973, la collection abrite près de 600 œuvres picturales, sculptures et dessins. Elle suit un itinéraire qui se développe dans une cinquantaine de salles[1] et qui donne aux visiteurs une vision d’ensemble de l’art moderne, à travers une vaste sélection de 250 artistes de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours dont:

Galerie des cartes géographiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Galerie des cartes géographiques.
Carte de la Sicile dans la Galerie des Cartes.

Cette galerie doit son nom aux quarante cartes topographiques des régions italiennes et des territoires de l'Église que le pape Grégoire XIII fit peindre entre 1580 et 1583 d'après les cartons d'Ignazio Danti. La galerie mesure 120 m de long sur 6 m de large.

Galerie lapidaire[modifier | modifier le code]

Collection d'épigraphes antiques constituée au XVIIIe siècle par Gaetano Marini (1740-1815).

Galerie des candélabres[modifier | modifier le code]

Construite en 1761, il s'agissait à l'origine d'une loggia ouverte qui fut fermée à la fin du XVIIIe siècle. Les peintures du plafond sont de 1883-87. Elle abrite des statues romaines, répliques d'originaux grecs de la période hellénistique et correspondant aux arcades, de grands candélabres du IIe siècle.

Galerie des tapisseries[modifier | modifier le code]

La Résurrection du Christ.

Des tapisseries réalisées à Bruxelles et Tournai à l'époque du pape Clément VII (1523-1534) par des élèves de Raphaël y sont conservés. Elles furent exposées pour la première fois dans la Chapelle Sixtine en 1531 et transportées dans cette galerie en 1838.

Musée Chrétien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Pio Cristiano.

Le Musée Chrétien, ou Musée Pio Cristiano, fondé par Pie XI en 1854 abrite les collections d'antiquités chrétiennes exposées au Palais du Latran jusqu'en 1963. Les sculptures proviennent des fouilles entreprises au XIXe siècle par la Commission d'Archéologie Sacrée.

Musée Grégorien étrusque[modifier | modifier le code]

Couronnes en or de Vulci (Musée Grégorien Etrusque).

Le Musée Grégorien Étrusque, fondé par le pape Grégoire XVI en 1837 rassemble des pièces provenant pour la plupart de fouilles privées réalisées, sur autorisation du Gouvernement pontifical, à l'intérieur des nécropoles au sud de l'Etrurie. Le musée abrite également une collection d'antiquités romaines provenant de Rome et du Latium ainsi qu'une grande collection de vases grecs de style italique et de vases étrusques. (lire Le Musée étrusque du Vatican de Frédéric Mercey, Revue des Deux Mondes T.20, 1839)

Musée grégorien profane[modifier | modifier le code]

Ce musée renferme la collection d'antiquités de l'ancien musée du Latran. Cette collection fut constituée par Grégoire XVI au Palais du Latran et inaugurée le 14 mai 1844. Le pape Jean XXIII la fit transférer au Vatican. La plupart des objets proviennent de fouilles et découvertes faites dans les États pontificaux.

Musée des carrosses[modifier | modifier le code]

Ce musée a été institué par le pape Paul VI, et aménagé dans une grande salle en sous-sol du jardin carré. Y sont conservés des carrosses, des selles, des automobiles, et des chaises à porteur utilisés par les différents papes. En particulier :

Autres lieux artistiques[modifier | modifier le code]

L’École d'Athènes (Chambres de Raphaël).

Jardins[modifier | modifier le code]

Depuis le 25 mars 2013, le Jardin carré est ouvert au public aux horaires habituels des musées du Vatican. Le Jardin carré est un grand espace vert (7 735 m², une superficie de presque un hectare), destiné autrefois aux hôtes de marque de la Cour pontificale. Il est réparti en quatre parterres bordés de haies selon les critères des jardins à l’italienne. Il est situé dans un cadre unique, entre la coupole de Saint-Pierre, le bois qui couvre la colline du Vatican et la façade de la Pinacothèque. Il a été réalisé au XVIe siècle par l’architecte Jacopo Meleghino selon le vœu du pape Paul III[4].

Affluence[modifier | modifier le code]

Le nombre de visiteurs est de plus de quatre millions par an. En 2011, ils étaient cinq millions[5]. L'attraction exercée par le pape François sur les visiteurs a permis d'atteindre en 2013 une fréquentation record de 5,5 millions[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guide des Musées et de la Cité du Vatican, Edizioni Musei Vaticani,‎ 2005 (ISBN 88-86921-80-2)
  • Benedetta Cestelli Guidi, Musées de Rome, Scala/ ATS Italia Editrice,‎ 2005 (ISBN 88-7571-102-X)
  • Barbara Furlotti, Les musées du Vatican, Eyrolles,‎ 3 décembre 2009 (ISBN 978-2212544657)

Liens externes[modifier | modifier le code]