Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon

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Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon
Image illustrative de l'article Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon
Informations géographiques
Pays France
Ville Besançon
Adresse 1 place de la Révolution
25000 Besançon
Coordonnées 47° 14′ 24″ N 6° 01′ 23″ E / 47.2399, 6.02347° 14′ 24″ Nord 6° 01′ 23″ Est / 47.2399, 6.023  
Informations générales
Date d’inauguration 1694
Collections Archéologie franc-comtoise
Archéologie gauloise
Antiquités romaines
Antiquités égyptiennes
Sculptures
Objets d'art
Peintures
Arts graphiques
Protection Musée de France
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 37 663 (2003)
46 787 (2004)
49 480 (2005)
85 572 (2006)
59 286 (2007)[1]
65 260 (2008)[2]

46 817 (2010)[3]

Site web www.mbaa.besancon.fr

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Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon

Le musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon est l'un des plus anciens musée public de France, labellisé Musée de France. Il a été créé en 1694, soit près d’un siècle avant le musée du Louvre.

Origine des collections[modifier | modifier le code]

Les collections du musée sont essentiellement le fruit de quatre grandes donations. L'abbé Boisot lègue en 1694 sa collection (manuscrits, livres imprimés, médailles, onze tableaux et quatre bustes provenant de la famille Granvelle : Nicolas Perrenot de Granvelle et son fils Antoine Perrenot de Granvelle) à son couvent bénédictin de la ville (Saint-Vincent), à condition que ces collections soient accessibles au public deux fois par semaine.

Cette collection devient ainsi le plus ancien musée public en France (presque un siècle avant le Louvre, qui est fondé le 10 août 1793). Cette « bibliothèque-musée Boisot » est fréquentée durant tout le XVIIIe siècle. La collection fut par la suite enrichie à la fin du XVIIIe siècle par les confiscations révolutionnaires.

En 1819, l'architecte du roi, Pierre-Adrien Pâris, lègue au musée 38 peintures et 183 dessins dont ceux de Fragonard. Puis le musée reçoit en 1894 le legs de Jean Gigoux composé de plus de 3 000 dessins et de 460 tableaux (des écoles espagnoles, anglaises, nordiques, allemandes…). La dernière grande donation est celle de George Besson et de son épouse en 1960, avec 112 tableaux et 220 dessins de l’époque moderne et contemporaine.

Les collections[modifier | modifier le code]

Les collections du musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon se répartissent en trois catégories : l'archéologie, les beaux-arts et le cabinet de dessins.

Archéologie[modifier | modifier le code]

La collection égyptienne présente les momies de Séramon, scribe royal de la XXIe dynastie, et d'Ânkhpakhéred, dessinateur du domaine d'Amon et fils d'un prêtre-ouab de la XXVIe dynastie mais aussi une série de statuettes de dieux, d'ouchebti ...

La collection de la période préhistorique et protohistorique présente des objets du néolithique, de l'âge du bronze et de l'âge du fer.

La collection la plus importante de la partie archéologique est consacrée à la période gallo-romaine avec notamment des mosaïques (mosaïque du Neptune et mosaïque de la Méduse trouvées dans la domus du collège Lumière), des objets trouvés dans les fouilles de la ville ou la statue en bronze du taureau à trois cornes d'Avrigney (dit « Taureau d'Avrigney », en alliage cuivreux, découvert en 1756. Il témoignage de l’art cultuel gallo-romain qui atteste de la persistance de la mythologie celtique après la romanisation).

La collection médiévale présente statues, sarcophages en pierre et autres reliquaires...

Beaux-arts[modifier | modifier le code]

Les collections de peinture illustrent les principales tendances de l’art européen du XIVe au XXe siècle :

Bronzino (1503–1572), La Déploration sur le Christ mort, 1540-1545, huile sur bois, 268 cm × 173 cm.

Le département des beaux arts est aussi constitué d'une collection de sculpture. Elle est illustrée par des œuvres du Moyen Âge, de la Renaissance, du XVIIIe siècle (avec un ensemble de terres cuites de Luc Breton, Jean Guillaume Moitte et François Delaistre), du XIXe siècle avec notamment deux bronzes d’Auguste Rodin (Buste de Victor Hugo et L'Éternel Printemps) ainsi que des œuvres de Pierre-Étienne Monnot, d'Auguste Clésinger, de Jules Dalou, d'Anne de Chardonnet, de David d'Angers ...

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Les Grands Cyprès de la villa d'Este, sanguine, 47,8 × 35,4 cm.

Cabinet de dessins[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon possède un des plus importants cabinets de dessins de France grâce à son ensemble d’œuvres des écoles européennes de la fin du XVe siècle au milieu du XXe siècle. La collection compte plus de 5 500 dessins. On y trouve les noms de :

Le bâtiment[modifier | modifier le code]

Façade principale du musée.

Le musée des beaux-art est situé au 1 place de la Révolution, au centre ville dans « La Boucle ». Le bâtiment est édifié pour accueillir une nouvelle halle aux grains, car l’ancienne ne suffit plus aux besoins de la ville. Le nouvel édifice est conçue par l'architecte bisontin Pierre Marnotte.

Les travaux débutent en juillet 1834 pour ne s’achever qu’en 1842. Les aménagements intérieurs sont terminées par Alphonse Delacroix, successeur de Marnotte. La ville décide d'installe en 1843 le musée dans l'étage du bâtiment ainsi que l'école des Beaux-arts et une salle de concert. Puis au fil des donations le musée s'étend pour finir par utilisé tout l'édifice à la fin du XIXe siècle[4].

Suite à la donation Besson, le musée est trop exigu, il est alors réaménagé par Louis Miquel, un élève de Le Corbusier, de 1967 à 1970. La cour intérieure du bâtiment est alors remplie d'une structure en béton brut composée de plans inclinés qui ne prend aucunement appui sur l'ancienne structure seulement un système de passerelles relie les deux structures.

Le musée connaîtra une nouvelle réhabilitation à partir de 2013 à 2015. Ce nouveau projet permettra une augmentation de la surface d'exposition (1 000 m²), la rénovation de la grande verrière protégeant la cour du bâtiment, d'amélioré la cohérence du circuit de visite, la rénovation du hall d’accueil, une nouvelle boutique et la mise en conformité des systèmes de sécurité[5].

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]