Musée des Tissus et des Arts décoratifs

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Musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon
Image illustrative de l'article Musée des Tissus et des Arts décoratifs
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Lyon
Adresse 34 rue de la Charité
69002 Lyon
Coordonnées 45° 45′ 12″ N 4° 49′ 55″ E / 45.753211, 4.83183945° 45′ 12″ Nord 4° 49′ 55″ Est / 45.753211, 4.831839  
Informations générales
Date d’inauguration 1864
Collections Textiles
Objets d'art
Peintures
Arts graphiques
Orient
Occident
Nombre d’œuvres + de deux millions de pièces
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 131 800 (2009)[1]
Site web www.musee-des-tissus.com

Le musée des Tissus et des Arts décoratifs est un musée français situé à Lyon, 34 rue de la Charité, dans le 2e arrondissement.

Comme son nom l'indique, l'établissement installé rue de la Charité renferme deux musées distincts et complémentaires qui se visitent avec le même billet. Comme le musée des Arts décoratifs ferme entre 12 h et 14 h on peut profiter de ce temps pour parcourir les salles du musée des Tissus.

Le musée des Tissus[modifier | modifier le code]

Cour intérieure du musée

La création

L'idée de regrouper à Lyon les plus intéressants témoignages de l'art textile remonte aux années 1850-1860. Au même moment, le succès des expositions universelles de Londres suscite la création du Victoria and Albert Museum. Issu du mouvement européen d'art et d'industrie du XIXe siècle, ce musée ne précède que de peu celui de Lyon.

En effet, dès 1856, la Chambre de commerce décide de fonder un musée d'Art et d'Industrie qui a pour objectif de donner une impulsion nouvelle à la Fabrique lyonnaise en renouvelant l'enseignement artistique, technique, ainsi que les sources d'inspiration. Le musée est ouvert au public en 1864.

En 1890, la Chambre de commerce de Lyon prend le parti de spécialiser cet établissement en musée historique des tissus, installé depuis 1946 dans le somptueux hôtel de Villeroy, résidence du Gouverneur du Lyonnais au XVIIIe siècle.

Les collections

Aujourd'hui, le musée des Tissus possède l'une des plus riches collections textiles du monde, retraçant quelque 4 000 ans d'histoire de l'étoffe et de la soierie. Il rassemble plus de 2 millions de textiles allant du XXVe siècle av. J.-C. jusqu’à 2006, de l’Égypte pharaonique à nos jours. Les collections du musée, qui se sont considérablement enrichies par donations, legs et acquisitions, se divisent en deux pôles principaux : l'Orient et l'Occident.

Les tapisseries coptes, les tissus de la Perse sassanide, les tissus byzantins, musulmans, chinois et japonais, ainsi qu'une collection de tapis de premier plan, soulignent l'évolution des civilisations orientale et extrême-orientale.

Des pièces hispano-mauresques, italiennes et françaises reflètent la production occidentale.

Lyon occupe bien sûr une place prépondérante avec les dessinateurs-ornemanistes tels que Jean Pillement, Philippe de la Salle ou Dugourc. Le XIXe siècle est illustré par les commandes impériales et royales qui permettent une reprise de l'activité textile lyonnaise. Le musée possède, enfin, d'éloquents exemples des créations de Raoul Dufy ou Sonia Delaunay. Ornements d'église et broderies religieuses (paramentique), costumes civils français, dentelles et passementeries viennent compléter ces collections.

Outre cette mission classique de conservation, le musée des Tissus, depuis de nombreuses années, remplit la fonction de véritable pôle de recherche dans le domaine du textile grâce à son centre de documentation–bibliothèque (30 000 ouvrages), et à l’enseignement prodigué par le CIETA (Centre International d'Étude des Textiles Anciens).

Il apparaît, enfin, comme la plate-forme du rayonnement et de la création textile contemporaine avec l’Association pour l’Université de la Mode/Modalyon

Le musée des Arts décoratifs[modifier | modifier le code]

La création

Issu du musée d'Art et d'Industrie créé par la Chambre de commerce de Lyon, le musée des Arts décoratifs a été installé en 1925 dans l'hôtel de Jean de Lacroix. Cet hôtel particulier a été construit pour l'ancien conseiller à la Cour des monnaies par Jacques-Germain Soufflot en 1739 ; il a été acquis en 1919 grâce à la générosité de quelques philanthropes lyonnais, membres de la Société pour le développement des musées de Lyon, amis de l'art : Emile Baboin, Charles Cabaud, Raoul Baguenault de Puchesse, François Ferrier, Alexandre Franc, Georges Sabran, Ennemond Morel, Henri Bertrand et les familles Gillet et Roche de la Rigodière

Description

Revêtues de boiseries provenant en partie d'anciens hôtels particuliers lyonnais du XVIIIe siècle, ou ornées de tapisseries tissées du XVIe au XVIIIe siècles, les différentes salles du musée servent d'écrin à un remarquable ensemble d'ébénisterie ou de menuiserie d'origine parisienne (Jean-François Oeben, Pierre Roussel, Charles Topino, Jean-Henri Riesener), lyonnaise (Canot, Nogaret) ou grenobloise (Famille Hache). Le musée abrite également une collection rare et originale d'objets en marqueterie de paille du XVIIe au XIXe siècles.

Les collections

Parmi les plus importants dons faits au musée, il convient de citer en tout premier lieu celui de la famille Gillet, ayant légué notamment une exceptionnelle collection de majoliques italiennes datant de la Renaissance, celui de la famille Gonin et celui de la famille Baboin-Jaubert constitué en partie de fauteuils réalisés par l'ébéniste Nogaret qui constituent une référence en matière de sièges Louis XV.

La collection de pendules comprend une quarantaine de pièces de première qualité dues à de grands ébénistes, émailleurs, bronziers et horlogers. Parmi elles se distingue la rare "pendule-cage" avec fontaine et oiseaux chanteurs en bronze ciselé et doré (France, vers 1780).

Le musée abrite également de nombreux bronzes d'ameublement et d'ornement ciselés et dorés des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi qu'un exceptionnel clavecin à deux claviers dû au facteur lyonnais Donzelague de 1716.

L'orfèvrerie ancienne, composée en grande partie de pièces du XVIIIe siècle aux poinçons de Paris ou de centres provinciaux, fait l'objet d'une présentation particulière. L'orfèvrerie contemporaine réunit plus de 70 pièces éditées par Danèse, Algorithme, Christofle, Alessi, Cleto Munari, Maeght ou créées par des orfèvres eux-mêmes.

La section céramique comprend d'intéressantes porcelaines tendres et dures de Vincennes, Sèvres et Saint-Cloud, Paris, Tournai, ainsi qu'une des plus importantes collections de majoliques italiennes conservées en France, formant un ensemble de plus de deux cents pièces. La faïence française n'est pas pour autant absente avec de belles séries de Moustiers[Lequel ?], Nevers, Lyon et Pont aux Choux.

Enfin, le musée possède une collection de dessins comprenant des feuilles d'artistes tels que Vasari, Primatice, Le Guerchin, Pieter Jansz Saenredam, Charles Le Brun, Giandomenico Tiepolo, Jean Honoré Fragonard, Hubert Robert, Girodet-Trioson ou Jean Auguste Dominique Ingres.

Les services des musées[modifier | modifier le code]

Le service culturel 
Un service au programme original associant les professionnels, les métiers d’art, la musique, la danse, le théâtre.
L'Atelier de restauration des textiles anciens 
Créé en 1985, l'atelier de restauration des textiles anciens, le premier en France, a pour mission de restaurer et de conserver les collections propres du musée des Tissus ainsi que les collections extérieures. Dans cette perspective, l'atelier est équipé des technologies les plus avancées dans le respect des critères rigoureux de la restauration et de la conservation des tissus anciens. Cet atelier mène parallèlement une action d'enseignement auprès des professeurs et des étudiants, à travers des stages pratiques
Le centre de documentation des musées 
bibliothèque et service photographique : Le centre de documentation des musées des Tissus et des Arts décoratifs met à la disposition d'un public varié - chercheurs, étudiants, amateurs et professionnels - son expérience et son fonds inestimable. La bibliothèque créée en 1864 se révèle un excellent complément aux collections des musées. Son fonds très important, constitué d'environ 30 000 ouvrages, manuscrits, recueils de gravures et d'un millier de périodiques, permet d'aborder trois thèmes majeurs : le textile, la mode et les arts décoratifs. En 1992, le musée des Tissus a mis en service une banque d'images, dispositif à la fois performant et inédit permettant d'accéder aux archives du musée. Cet outil informatique numérique permet une connaissance parfaite du patrimoine textile et de son lieu de stockage, ainsi qu'une visualisation en instantané des pièces. Il contribue ainsi à aider les professionnels du textile et de la décoration dans leur processus de création et à répondre à la démarche des historiens et des chercheurs.
La Boutique 
En 1988, la création d'un espace d'accueil du public, d'une boutique de vente et d'une salle polyvalente a permis une ouverture plus large des musées au monde extérieur. Dans un environnement accueillant, la boutique propose aux visiteurs une large gamme de soieries et imprimés divers, reproductions de documents anciens réalisées, pour la plupart, à partir des collections des musées. Outre les catalogues publiés par les musées, à l'occasion de leurs expositions, divers ouvrages sur le textile et les arts décoratifs sont proposés aux visiteurs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Arizzoli-Clémentel, « Philippe de Lasalle (1723-1804), Les portraits tissés de Louis XV et de la comtesse de Provence au musée des tissus de Lyon », La Revue du Louvre et des musées de France, no 3,‎ juillet 1992, p. 47-55 (ISSN 0035-2608)
  • Donald Lindsay Galbreath et Jean Tricou (suppléments par), Les documents héraldiques du musée des tissus de Lyon, Bâle, E. Birkhæuser & Cie,‎ 1932, 48 p.
  • Marie Bouzard, La soierie lyonnaise du XVIIe au XXe siècle siècle dans les collections du musée des tissus de Lyon, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire,‎ 1999, 2e éd. (1re éd. 1997), 80 p. (ISBN 2-84147-093-8)