Musée des beaux-arts de Rennes

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Musée des beaux-arts de Rennes
Le musée sur le quai Émile-Zola.
Le musée sur le quai Émile-Zola.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Rennes
Adresse 20, Quai Emile Zola
35000 Rennes
Coordonnées 48° 06′ 34″ N 1° 40′ 30″ O / 48.10944444, -1.67548° 06′ 34″ Nord 1° 40′ 30″ Ouest / 48.10944444, -1.675  
Informations générales
Date d’inauguration 1794
Collections Peintures et sculptures du XIVe au XVIIIe siècle,
Peinture et sculptures du XIXe au XXe siècle,
Dessins,
Gravures,
Objets d'arts,
Antiquités.
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 56 828 (2003)
64 498 (2004)
55 240 (2005)
55 897 (2006)
59 305 (2007)[1]
Site web www.mbar.org

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Musée des beaux-arts de Rennes

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Musée des beaux-arts de Rennes

Le musée des beaux-arts de Rennes (MBAR) est un musée situé à Rennes.

Son fonds initial provient des œuvres saisies lors des confiscations révolutionnaires effectuées en 1794 dans les édifices religieux et civils de la ville. Il doit cependant la plus grande partie de ses richesses au fabuleux cabinet de curiosités du marquis Christophe-Paul de Robien (1698-1756), président à mortier du Parlement de Bretagne, qui y avait rassemblé une impressionnante collection d'œuvres et d'objets de toutes époques. Avec la collection du marquis de Livois à Angers, c'était alors l'une des rares collections provinciales de peinture ancienne.

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Le bâtiment[modifier | modifier le code]

L'actuel musée se situe dans l'ancien palais universitaire.

Les collections[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts de Rennes a une vocation encyclopédique, puisque ses collections couvrent aussi bien les peintures et sculptures européennes du XIVe au XXe siècle, les objets d'art provenant d'Europe mais aussi d'Afrique et d'Amérique, que les antiquités régionales, romaines, étrusques, grecques et égyptiennes.

Archéologie[modifier | modifier le code]

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Dessins[modifier | modifier le code]

Plus que tous les autres secteurs de la collection, le cabinet des dessins doit beaucoup au président de Robien. Les 1 107 feuilles provenant de sa collection restent la partie la plus prestigieuse du fonds d'art graphique du musée. Filippo Lippi, Léonard de Vinci, Botticelli, Donatello, Domenico Ghirlandaio, Giovanni Bellini, Michel-Ange, Albrecht Dürer, Bernard van Orley, Lorenzo di Credi, Francesco di Stefano Pesellino, Le Sodoma, Le Corrège, Pontormo, Giulio Romano, Paris Bordone, Baccio Bandinelli, Parmigianino, Nicolo dell'Abbate, Alessandro Allori, Federico Barocci, Rubens, Pierre de Cortone, Andrea Sacchi, Simon Vouet, Pierre Puget, Rembrandt, Salvator Rosa, Antoine Watteau, Sebastiano Ricci, Pierre Bonnard, Maurice Denis, Édouard Vuillard, Pablo Picasso comptent parmi les artistes représentés entre les divers fonds. Le fonds Robien se répartit à parts sensiblement égales entre les écoles italienne, française et du Nord[2].

Gravures[modifier | modifier le code]

Juste de Juste, Pyramide de six hommes, Eau-forte, années 1540.

Parmi les artistes représentés figurent Albrecht Dürer, Lucas de Leyde, Parmigianino, Domenico Beccafumi, Hendrick Goltzius, Agostino Carracci, Jacques Callot, Le Lorrain, Charles Le Brun, Rembrandt, Jacob van Ruisdael, Adriaen van Ostade, Jean-Antoine Watteau et François Boucher.

Objets d'art[modifier | modifier le code]

Le fond est très divers, et comporte des pièces venant d'Afrique francophone, blanche et noire depuis le XVIIIe siècle, d'Asie Mineure ou extrême-orientale, mais aussi d'Amérique du cercle polaire au tropique sud ainsi que d'Océanie. En tout, le fonds extra-européen du musée compte 3 700 objets, en y incluant les estampes japonaises. La culture européenne est aussi présente, même si certaines périodes sont quasi absentes : il en est ainsi du fonds médiéval, malgré un important dépôt du musée de Cluny.

Peintures et sculptures du XIVe au XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

La Chasse au tigre de Rubens, huile sur toile, 1617-1618.

Le XVe siècle est notamment représenté par une peinture de Mariotto di Nardo et surtout par deux panneaux du primitif italien Lippo di Benivieni provenant d'un même polyptyque. Le XVIe siècle compte, lui, quelques œuvres majeures. L'école de Venise est la mieux représentée avec notamment Paris Bordone (Saint Jean Baptiste couronnant l'agneau de fleurs), Paul Véronèse (Persée délivrant Andromède) et Leandro Bassano. La célèbre Femme entre les deux âges de l'École de Fontainebleau et le Saint Luc peignant la Vierge de Maarten van Heemskerck sont deux pièces majeures des collections de ce siècle.

Parmi les artistes plus célèbres, sont présents Lubin Baugin (plusieurs peintures dont Coupe de fruits, l'une de ses quatre natures mortes connues), Claude Vignon, François Perrier, Philippe de Champaigne (Madeleine pénitente, 1657, et Le Christ au jardin des oliviers), Mathieu Le Nain, Jacques Stella, Eustache Le Sueur, Laurent de La Hyre, Charles Le Brun (Descente de Croix, vers 1679), Noël Coypel, Charles de La Fosse, Jean Jouvenet et surtout Georges de La Tour avec son célèbre Nouveau-né.
Pour la sculpture, on remarque surtout les grands bas-reliefs d'Antoine Coysevox qui ornaient autrefois le piédestal de la statue de Louis XIV érigée sur la place du Palais de Rennes par les États généraux de Bretagne et fondue à la Révolution.

Le musée comprend des œuvres des grands-maîtres de l'époque tels que Ludovico Carracci, Le Guerchin (Pietà et Salomé recevant la tête de saint Jean-Baptiste), Pierre de Cortone, Guido Reni ou Luca Giordano (Martyre de saint Laurent). L'Espagne du siècle d'or était absente des collections rennaises jusqu'à l'achat en janvier 2014 d'une importante œuvre de jeunesse de José de Ribera, Saint Jude Thaddée (vers 1609-1610)[3].

Le musée expose des toiles datant du XVIIIe siècle de François Desportes, Jean Restout (Le Christ au jardin des Oliviers, offert au musée en 2012) ou Francesco Casanova et de plus petits formats de Chardin, Francesco Guardi, Greuze, Carle Van Loo ou François Boucher mais aussi un ensemble d'esquisses de Francesco Solimena (Christophe Colomb arrivant en Amérique, 1715), Giacomo del Po, Corrado Giaquinto, Gabriel-François Doyen (esquisse de La Mort de Virginie, 1756-1758, acquise en 2011) et François-André Vincent (esquisse de L’Enlèvement d’Orythie, 1782). La maquette de la statue de Louis XV par Jean-Baptiste Lemoyne et le Mirabeau de Deseine représentent le monde de la sculpture.

Peinture et sculptures du XIXe au XXe siècle[modifier | modifier le code]

De la première moitié du XIXe siècle sont présentes, entre autres, des œuvres de Charles Meynier, Amaury-Duval et Léon Cogniet tandis que pour la seconde moitié du siècle figure des œuvres de Camille Corot, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Gustave Caillebotte (Les Périssoires et une esquisse du Pont de l'Europe), Alfred Sisley, Odilon Redon (Le Regard, profil d’homme)[4], Émile Bernard, un bel ensemble de toile des Nabis, avec Paul Sérusier, Georges Lacombe, Paul-Elie Ranson, Maurice Denis. La collection de peinture contemporaine compte des œuvres de Sam Francis, Aurélie Nemours ou encore Geneviève Asse.

Pour la sculpture, le musée compte notamment des œuvres de Lorenzo Bartolini (Napoléone-Elisa Baciocchi et son chien, marbre, 1812), James Pradier, Charles Joseph Lenoir, Louis-Ernest Barrias, Alfred Boucher (Le Terrassier), Auguste Rodin (Buste de jeune femme, marbre), et Germaine Richier (Pomone, bronze, 1945).

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque du musée des Beaux-Arts propose un fonds d'étude spécialisé en histoire de l'art et archéologie générale constitué de plus de 32 000 ouvrages[5].

Directeurs et Conservateurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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