Musée de l'image

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Musée de l'image

Le musée de l'image est situé à Épinal dans les Vosges. La ville est connue pour sa tradition imagière. Cartiers et dominotiers à l’origine, les imagiers d’Epinal ont produit des images en feuilles depuis le XVIIIe siècle mais ce sont les imageries Pinot et Pellerin, qui font sa renommée au XIXe siècle. Pour valoriser ce patrimoine, la Ville d’Epinal a créé en 2003 le Musée de l’Image, qui gère aujourd’hui l’une des plus importantes collections d'images populaires françaises et étrangères du XVIIe siècle à nos jours.

Bâtiment[modifier | modifier le code]

Le Musée de l’Image et l’Imagerie d’Epinal se situent sur un même site intitulé Cité de l’Image.

Inauguré en 2003, le Musée de l’Image est un bâtiment contemporain dont la façade en verre laisse deviner une « fête au village », gigantesque image formée d’une foule de petites images. Il a été construit juste à côté de l’ancienne Imagerie Pellerin, entreprise privée toujours existante, où l’on peut visiter les anciens ateliers, connaître les techniques d’impression et acheter des images. L’Imagerie d'Épinal et le Musée de l’Image sont complémentaires ; la billetterie, commune aux deux établissements, propose un billet groupé pour visiter l’ensemble de la Cité de l’Image.

Collection[modifier | modifier le code]

Images anciennes[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'Image conserve de nombreuses feuilles produites dans les grands centres imagiers français du XVIIe siècle à nos jours. Mais il est particulièrement riche de la période du XIXe siècle qui voit la mise en place des imageries de l'ère industrielle dans l'Est de la France (Epinal, Metz, Jarville, Pont-à-Mousson...). Les imageries étrangères sont également présentes : Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, Autriche... mais aussi Inde, Japon, Chine... Quelques éléments d'impression (bois gravés et pierres lithographiques) proviennent essentiellement de l'imagerie d'Epinal.

En juin 2010, la Ville d’Épinal a acquis la collection privée de M. Henri George. Cet ensemble de 85 000 pièces est composé non seulement d’imageries populaires mais également de vues d’optique, de chromos publicitaires, de canivets particulièrement rares et de nombreuses images religieuses, de littérature de colportage… Ces pièces de qualité et pour certaines très rares sont dévolues aux collections du Musée de l’Image. L’achat de cette collection triple le fonds du Musée, qui conserve désormais la plus importante collection d’images populaires en France (110 000 environ).

Œuvres et images contemporaines[modifier | modifier le code]

Le Musée de l’Image acquiert également des images contemporaines, comme les maquettes de papier ou les images scolaires, dans la continuité des productions traditionnelles. Il développe aussi depuis son ouverture une politique d’acquisition d’œuvres d’artistes contemporains dont le travail s’est trouvé en rapport avec les images. Les peintures de Dorothée Selz et les images de la série de guerre, les photographies de Clark et Pougnaud et le thème des degrés des âges, la photographie contemporaine de Karen Knorr (qui ouvre l’exposition permanente), les œuvres de Jochen Gerner…

Expositions[modifier | modifier le code]

Salle permanente[modifier | modifier le code]

La salle d’exposition permanente développe sur 400 m2 l’histoire de l’imagerie populaire du XVIIe siècle à nos jours, les graveurs, les centres imagiers… Elle explique ensuite les fonctions des images : édifier, jouer, instruire, vendre… Images religieuses, historiettes pour enfants sages, images de propagande, théâtres de papier, feuilles de soldats, images satiriques et publicité, l’exposition présente la plupart les thèmes traités dans l’imagerie populaire. Pour des raisons de conservation, les images de la salle permanente sont remplacées tous les six mois pour ne pas être exposées trop longtemps à la lumière.

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Plusieurs expositions temporaires sont proposées chaque année. Elles développent des thématiques qui permettent d’approfondir des sujets liés à l’Imagerie. Depuis son ouverture, le musée a proposé des expositions temporaires sur des thèmes aussi variés que Napoléon, les contes de Perrault, les Amériques, les décors de théâtre ou les années 1960…

Grâce à la lecture des images, le musée apporte un éclairage sur l’évolution des mœurs, des goûts, de notre imaginaire… Il élargit toujours le propos en comparant images d’hier et images d’aujourd’hui, afin que les unes permettent la compréhension des autres. Chaque exposition permet de connaître le travail d’artistes contemporains, en connivence avec les images anciennes.

Accès[modifier | modifier le code]

Ouvert tous les jours de 9h30 à 12h et de 14h à 18h, fermé le lundi matin, journée continue le vendredi, ouverture à 10h les dimanches et jours fériés. Fermeture exceptionnelle les 25 décembre et 1er janvier. Pour Pâques et Toussaint, se renseigner à l’accueil du musée.

Accessibilité à l'intégralité des collections pour les personnes à mobilité réduite. Parking gratuit sur le parvis du musée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie et références[modifier | modifier le code]

  • L’Amour des images 1, éd. Musée de l’Image, Epinal 2006, 372 p.
  • L’Amour des images 2, éd. Musée de l’Image, Epinal 2007, 272 p.
  • La pluie, images, textes et musiques, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2009, 96 p.
  • Saint-Nicolas-des-Lorrains, éd. Musée de l’Image, Epinal, 1996, 88 p.
  • Glucq, le bonheur d’apprendre, éd. Musée de l’Image, Epinal, 1997, 9 fiches 30 x 40 cm.
  • Napoléon, images de légende, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2003, 103 p.
  • Dorothée Selz, sage comme les images, éd. Musée de l’Image, 2003, 48 p.
  • Les Vilains, variations sur les images des contes de Perrault, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2004, 176 p.
  • C’est la vie | Léonard Foujita, mon interieur I et II, Images des Degrés des âges, Clark et Pougnaud, photographies, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2005, 124 p.
  • Décors, théâtres de papier, le Théâtre du Peuple à Bussang, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2005, 208 p.
  • Les années Martine, images de 1954 à 1965, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2007, 288 p.
  • Mythiques Amériques, Voyage avec les photographies de Dominique Darbois, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2008, 304 p.
  • Ni tout à fait la même, ni tout a fait une autre, des chefs-d’œuvre comme modèles, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2009, 250 p.
  • Sur les routes, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2010, 284 p.
  • Connivence 1 | Claire Chevrier, photographies | Images indiennes, éd. Musée de l’Image, Epinal, 2010, 168 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]